Art du RL - Edition Thionville Hayange

Michel LIEBGOTT,
un député à votre écoute !
10ème Circonscription de la
Moselle
Monsieur le Directeur,
L’association hospitalière Alpha Santé occupe désormais une place majeure dans le paysage de la santé nord
lorrain. Avec la récente acquisition de l’hôpital de Mont-Saint-Martin, celle-ci compte un peu plus de 1.800 salariés, dont près de 210 cadres et médecins, et projette encore de se développer au
cours des prochaines années.
Ce développement s’accompagne de la nécessité d’investir dans
de nouveaux outils pour répondre aux besoins grandissants en matière de santé dans notre bassin de vie. La question de l’acquisition d’un scanner pour l’hôpital de Hayange entre pleinement dans
cette logique, notamment pour le service des urgences. Ce dernier est aujourd’hui reconnu dans le schéma de santé Lorrain mais n’est toujours pas
inscrit au Journal Officiel. Or, comme vous le savez et ainsi que cela m’a été indiqué par la direction d’Alpha Santé, l’autorisation d’utilisation d’un scanner est conditionnée par cette
inscription officielle du service des urgences.
Je
vous serais donc extrêmement reconnaissant, Monsieur le Directeur, de bien vouloir m’indiquer d’une part quand sera inscrit le service d’urgences au Journal Officiel et d’autre part quand
l’hôpital de Hayange sera autorisé à acquérir un scanner, lequel me semble plus qu’indispensable pour nos territoires et nos populations.
Dans l’attente de vous lire, je vous prie de croire, Monsieur le Directeur, en l’expression de
ma parfaite considération.
Michel LIEBGOTT
Madame le Ministre,
Je souhaite par la présente attirer votre attention sur la situation de la Caisse
Régionale de Sécurité Sociale Minières de l’Est (CARMI de l’Est) et sur l’offre de soins dans le bassin ferrifère lorrain en particulier, et sur l’avenir du régime minier en
général.
Au cours de l’année 2009, le 20 juillet
pour être précis, le Conseil d’Administration de la CARMI de l’Est avalisait un nouveau plan de recomposition de l’offre de soins dans le bassin ferrifère lorrain. Dans la vallée de la Fensch et
dans le Pays-Haut mosellan, ce plan s’est malheureusement traduit par la fermeture de 5 dispensaires, à Fontoy, à Neufchef, à Angevillers, à Aumetz et à Rédange et par le maintien de 5 autres à
Algrange, à Audun-le-Tiche, à Hayange, à Boulange et à Ottange. La même restructuration a été menée dans la partie Meuthe-et-Mosellane du Pays-Haut.
En dépit de cette refonte géographique très pénalisante pour les affiliés dont l’âge ne
favorise pas la mobilité, la question de l’offre de soins n’est toujours pas réglée pour autant. Les populations concernées, leurs représentants et les élus locaux, que je rencontre
régulièrement, me font part de leurs plus vives inquiétudes quant à la faiblesse des créneaux d’ouverture de ces centres maintenus et aux difficultés de trouver des médecins pour les
remplacements temporaires ou définitifs. A ce jour, la CARMI de l’Est est d’ailleurs toujours à la recherche de médecins généralistes pour ses centres de Bouligny, de Hayange et de Mancieulles.
Il est à craindre qu’à terme, sans médecins supplémentaires, la situation ne tende à l’insécurité sanitaire pour ces populations très fragilisées et souvent
isolées.
Sur ce sujet, il me semble que la CARMI de
l’Est devrait rapidement mettre en œuvre une politique attractive des professions médicales, tout spécialement en direction des médecins généralistes. De la même manière, attirer de nouveaux
affiliés au régime minier suppose une démarche volontariste, en partie initiée avec la création de FILIERIS.
Si l’on peut comprendre que la démographie médicale puisse engendrer des difficultés financières (baisse de 5 à 6% tous
les ans des 70.000 affiliés lorrains) imposant une réorganisation, cette dernière ne saurait se faire au détriment des ayants droits du régime minier.
Or, de ce point de vue, il semblerait qu’il y ait une divergence d’opinion majeure entre
la Caisse Autonome Nationale (CAN) et les personnes que je rencontre régulièrement sur le terrain, et tout particulièrement plusieurs représentants de la CGT Mines de Fer de
Lorraine.
Le directeur de la CAN, Erik RANCE,
dans une récente interview donnée au Républicain Lorrain (04/12/09), indiquait que « pour le moment, il y a totale gratuité, les mineurs sont
exonérés du forfait de 1€, des franchises et bénéficient du tiers payant ». Les représentants des affiliés disent précisément le contraire et surtout craignent qu’après la branche
retraite qui a été transférée à la Caisse des Dépôts et des Consignations (CDC), ce ne soit désormais au tour de la branche maladie minière d’être intégrée au régime général de la sécurité
sociale. Quel serait dès lors l’avenir du régime minier ? Les propos d’Eric RANCE corroborent cette affirmation puisque, dans le même article, ce dernier annonce que « l’activité sécurité sociale à vocation à disparaître » tout en prenant le soin d’indiquer qu’une attention particulière sera portée au transfert des
compétences sur l’expertise des maladies professionnelles du monde minier.
Toujours à propos de l’avenir du régime minier, je veux également vous faire part de ma plus grande inquiétude quant aux
conséquences du décret n°2009-1787 du 31 décembre 2009 entrant en vigueur au 1er janvier 2010, abrogeant une partie de l’article 2 du décret n°92-1354 du 24 décembre 1992 sur
l’organisation de la sécurité sociale dans les mines. J’ai été interpellé sur ce sujet par la section régionale de la CFDT Mineurs, qui constate, comme moi, que cette décision signifie de fait la
suppression de la gratuité de certaines prestations aux ayants droits, notamment la prise en charge totale des frais de cure et de certains médicaments, mais également celle des transports, alors
que les affiliés sont pour l’essentiel des personnes âgées dont la mobilité est réduite et les pathologies souvent très lourdes.
Madame le Ministre, je vous serais donc extrêmement reconnaissant de bien vouloir
m’apporter des garanties quant à la pérennité du régime minier et me faire connaître les moyens que l’Etat peut allouer à la CARMI de l’Est pour qu’elle puisse assurer pleinement sa mission de
santé à l’endroit de ayants droits du régime minier, mais également de m’indiquer toutes les conséquences (sociales, sanitaires et financières) de l’abrogation, que je désapprouve, de l’article
2.2.B du décret n°92-1354 du 24 décembre 1992.
Dans
l’attente de votre réponse, je vous prie de croire,
Madame le Ministre, en l’expression de ma très haute considération.
Article du RL - Edition Thionville-Hayange (03/12/09)
Lettre adressée par Michel
LIEBGOTT à la Directrice Générale du CHR Metz-Thionville
Madame la directrice,
Je souhaite par la présente vous
interpeller quant au devenir de la radiothérapie du Centre Hospitalier Régional de Thionville Bel Air. J’ai appris en effet qu’un projet de suspension de ce service (article du 06 novembre 2009
du Républicain Lorrain notamment) était envisagé du mois de mai 2010 jusqu’à l’ouverture du nouvel hôpital de Mercy, compte tenu selon vos propos « du départ à la retraite au printemps
prochain de la chef de ce service ».
En réponse à ce que vous appelez « une grave pénurie de radiothérapeutes », il me semble inopportun, comme vous
le suggérez, de regrouper l’ensemble de l’activité publique de radiothérapie sur Metz (CHR Bon Secours), avant même la fin des travaux du nouvel hôpital de Mercy, prévue en
2012-2013.
Cette non anticipation du départ en retraite de la chef de service m’apparaît catastrophique pour l’avenir de la radiothérapie publique en Moselle Nord. Cette suspension, si
vous la confirmiez, sonnerait de fait le glas de cette activité ô combien essentielle, dans un bassin industriel de près de 250.000 habitants dont la géographie médicale montre une situation déjà
préoccupante et une surexposition au risque cancérigène.
Je crains en effet que dans l’intervalle les patients ne soient « captés » par les hôpitaux privés. Vous
l’aurez compris, il y a, je pense, un risque que le temporaire ne devienne définitif, ce que je ne saurais accepter.
Alors que le 2 novembre dernier le Président
de la République a annoncé que l’Etat dégagerait une enveloppe de 750 millions d’euros supplémentaires pour le Plan Cancer 2009-2013, j’estime pour ma part qu’il serait nécessaire de consentir à
des investissements sur le site de Thionville de manière à conforter la radiothérapie publique, notamment par l’acquisition d’un nouvel accélérateur.
A défaut, ce serait une double peine d’une
part pour les patients qui devraient accepter une mobilité (toujours pénible quand on est atteint d’un cancer) vers des hôpitaux éloignés de leur domicile et d’autre part pour la sécurité sociale
dont le budget transport devrait progresser fortement.
Il est à craindre également que les remboursements « transports » ne se
reportent à terme plus massivement sur les régimes complémentaires et, in fine, sur les patients en particulier et les foyers en général. En effet,
une récente étude a montré que la part des frais de santé a augmenté de 50% dans le budget des familles depuis 2002 (franchises, déremboursements, dépassements d’honoraires…), ce qui est tout à
fait considérable.
J’ajoute que le site de radiothérapie de Thionville participe activement au réseau ONCOLOR lequel mise sur un partenariat
des établissements de santé pour une meilleure prise en charge des patients atteints du cancer. Indéniablement, la suspension de ce service, voire sa fermeture, nuirait, gravement à la poursuite
d’un tel objectif.
Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire, Madame la directrice, en l’expression de ma parfaite
considération.
Permanence Parlementaire
Michel LIEBGOTT
4, rue Jacques Tourneur
57700 HAYANGE
Tel: 03 82 84 06 06
Fax: 03 82 84 66 88
Email: michel.liebgott@wanadoo.fr
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