Questions écrites

rsa.jpg Monsieur Michel Liebgott attire l’attention de Monsieur le Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé sur les conditions d’attribution du RSA-Jeunes.

Le décret n°2010-961 du 25 août 2010 permet d’étendre le RSA  aux personnes de moins de 25 ans et d’ouvrir les droits de 200 000 jeunes chaque année, selon Monsieur Martin Hirsch, ancien Haut-commissaire aux Solidarités et à la jeunesse.

Or, depuis son entrée en vigueur, seuls 3400 jeunes en ont été bénéficiaires. Des conditions d’attribution trop restrictives, ne prenant pas en compte la réalité des étudiants, semblent être à l’origine de ce dysfonctionnement.

Pour ouvrir des droits au RSA Jeunes, il faut avoir eu deux années d’activité au cours des trois dernières années, ce qui apparaît beaucoup trop restrictif compte tenu de l’allongement de la durée des études et du chômage.

Il demande au Gouvernement d’assouplir les conditions de perception du RSA et souhaite connaître ses intentions à ce sujet.

 

feder.jpg Monsieur Michel LIEBGOTT attire l’attention de Monsieur le Ministre chargé des Affaires européennes à propos de la future politique de cohésion économique, sociale et territoriale de l’Union Européenne (UE) pour la période 2014-2020.

 

Pour les entreprises, les collectivités locales et les associations, les aides allouées dans le cadre de la politique de cohésion économique, sociale et territoriale de l’Union européenne, au travers notamment du Fonds Européen de Développement Economique Régional (FEDER) et du Fonds Social Européen (FSE), sont plus que déterminantes.

Or, comme vous le savez ces aides font l’objet actuellement d’une évaluation à mi-période (2007-2013) dans l’objectif d’un nouveau règlement d’octroi pour la période contractuelle suivante, en l’espèce 2014-2020.

Soucieuse d’apporter sa contribution dans cette évaluation nécessaire à la préparation des prochains programmes, l’Association des Régions de France en juin 2010 a rappelé à la Commission Européenne en charge de ce travail un certain nombre de principes, notamment leur opposition à la renationalisation, même partielle, de la gestion de ces aides, la pérennisation voire l’augmentation des enveloppes prévues pour ces aides, l’opposition à ce que la politique régionale de cohésion sociale devienne une variable d’ajustement du budget communautaire.

La Lorraine, dont je suis élu, est une Région qui s’inscrit dans cette logique d’action défendue par l’ARF. Elle souhaite toutefois, très justement, que soit reconnu un statut spécifique pour certaines régions dites « en transition ».

En effet, la politique de cohésion sociale de l’UE vise essentiellement deux types de régions. D’une part, les régions pauvres, dont le PIB par habitant est inférieur à 75% de la moyenne communautaire, auxquelles 82% des moyens de la politique régionale sont dédiés. D’autre part, les autres régions, sans distinction entre elles, amalgamant de fait les régions avec un PIB de 76% de la moyenne avec celles dont le PIB est de 150% de la moyenne.

Avec un tel système, la Lorraine qui connaît actuellement très grandes difficultés socio-économiques (crise industrielle, restructurations militaires…) se retrouve dans la même catégorie que la Bavière, la Lombardie, la Région de Londres et même le Grand Duché de Luxembourg, dont elle est frontalière, alors que les besoins y sont fondamentalement différents.

C’est pourquoi la Région Lorraine, et c’est un souhait que je partage, propose que soit créée une catégorie de territoires intermédiaires, dite de région en « soutien transitoire ». Cette catégorie rassemblerait les régions ni riches, ni pauvres, celles dont le PIB est compris entre 75% et 90% de la moyenne de l’UE. Cette proposition permettrait une plus juste répartition des moyens de l’UE pour le développement de ses régions.

En France, outre la Lorraine, la classe des régions en soutien transitoire regrouperait 6 autres régions à savoir la Corse, le Languedoc-Roussillon, la Picardie, le Limousin, le Nord-Pas-de-Calais et la Basse-Normandie.

Il souhaite donc connaître les intentions du Gouvernement sur cette question de la réforme de la politique européenne de cohésion sociale et sur la proposition de la Région Lorraine qui a été soumise à la commission européenne.

article_mediator.jpg Monsieur Michel Liebgott attire l’attention de Monsieur le Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé sur l’amélioration de la pharmacovigilance, notamment du fait des conséquences de l’affaire du Médiator.

En effet, l’affaire du Médiator pour laquelle les rebondissements se suivent jour après jour, comme ce fut le cas pour les crises sanitaires précédentes, met en évidence la nécessité d’améliorer notre système de pharmacovigilance et de mieux prévenir le risque d’effets indésirables résultant de l’utilisation de médicaments dont l’utilité thérapeutique elle-même doit être revisitée.

Dans cette optique, il semble nécessaire de renforcer le contradictoire dans les expertises et de prendre en considération l’avis des minoritaires, notamment en incluant les représentants des usagers dans des instances telles que la haute Autorité de Santé (HAS) ainsi que l’oblige la loi du 4 mars 2002.

Par ailleurs, cette question ne concernant pas uniquement la France, mais l’ensemble des pays européens, les règles sanitaires concernant un sujet commun devraient être appréciées de la même manière par ces pays.

Peut-être faudrait-t-il nous diriger vers une harmonisation de ces règles, permettant ainsi un échange d’informations non négligeables afin d’éviter la prolifération de médicaments inutiles, parfois dangereux et mortels, comme c’est le cas avec le médiator. Il demande au Gouvernement de lui indiquer ses intentions à ce sujet.

carte-bl.jpgMonsieur Michel Liebgott attire l’attention de Madame la Ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi sur la question des frais et de la mobilité bancaire pour les consommateurs.

L’UFC- Que Choisir de Thionville vient de rendre publique une enquête sur les frais et la mobilité bancaire. Les résultats démontrent que les établissements bancaires ne jouent pas le jeu de la concurrence, et opposent de nombreux obstacles lorsqu’un client souhaite changer de banque.

En effet, l’UFC Que Choisir de Thionville a sollicité 17 agences de Moselle pour vérifier le niveau de prix des services et tester l’effectivité du service d’aide à la mobilité bancaire mis en place au 1er novembre 2009.

L’évolution des prix entre 2004 et 2010 de trois produits stratégiques (carte bleue classique, commission d’intervention par incident, retrait au distributeur) met en évidence une hausse très supérieure à l’inflation constatée sur cette période (8%). Par exemple, 48.9% de hausse sur la commission d’intervention par incident à la Banque Postale.

De plus, malgré l’engagement pris par les banques, le changement d’établissement s’avère particulièrement  difficile pour les consommateurs. D’après l’enquête, 82% des conseillers financiers n’en parlent pas spontanément à un client qui vient les solliciter pour changer de banque. Dans 80% des établissements, le client doit effectuer toutes les démarches, et dans 25%, le travail est partagé avec la banque. Quant au délai nécessaire avant activation du compte, le consommateur Mosellan doit attendre plus d’un mois dans 80% des cas, alors que les banques s’étaient engagées à 5 jours ouvrés.

Au vu de l’échec de l’autorégulation, il lui demande dans quelle mesure le gouvernement envisage une réforme d’ampleur du secteur bancaire qui soit susceptible de dynamiser la concurrence, et en particulier d’assurer une véritable mobilité bancaire.

bercy.jpgM. Michel Liebgott attire l'attention de Mme la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi sur la conséquence injuste pour certains contribuables de l'article 92 de la loi de finances pour 2009. Cet article modifie le régime d'attribution de la demi-part supplémentaire de quotient familial prévu au point I de l'article 195 du code général des impôts. Jusqu'à l'imposition des revenus de 2008, les contribuables célibataires, divorcés ou veufs, vivants seuls, sans enfants à charges, ayant eu un ou plusieurs enfants faisant l'objet d'une imposition distincte, bénéficiaient d'une demi-part supplémentaire. À compter de l'imposition des revenus de l'année 2009, cet avantage fiscal est limité au bénéfice des seuls contribuables célibataires, divorcés ou veufs, vivants seuls et qui ont supporté seuls la charge d'un enfant pendant au moins cinq années. Cette mesure a des conséquences très préjudiciables pour une population de retraités veuves ou veufs, aux ressources modestes, non imposables à l'impôt sur le revenu en 2009 et dont le revenu fiscal de référence avec une part et demie de quotient familial pouvait les exonérer de la part d'habitation, de la taxe foncière et des prélèvements sociaux sur leur pension. Face à cette situation particulièrement injuste et pénalisante, il lui demande ce que le Gouvernement entend prendre comme mesures afin de préserver les moyens et le niveau de vie des retraités.
 
Réponse ministérielle (JO 06/04/10) : En application du I de l'article 195 du code général des impôts, les contribuables célibataires, divorcés ou veufs, sans enfant à charge, pouvaient bénéficier d'une demi-part supplémentaire jusqu'à l'imposition des revenus de 2008 lorsqu'ils n'ont pas d'enfants à charge mais qu'ils ont un ou plusieurs enfants faisant l'objet d'une imposition distincte et vivent seuls. Ces dispositions, instituées après la Seconde Guerre mondiale pour prendre en compte principalement la situation particulière des veuves de guerre, sont dérogatoires au système du quotient familial, qui a pour objet de proportionner l'impôt aux facultés contributives de chaque redevable. Seules les charges de famille du contribuable ou celles résultant d'une invalidité devraient donc normalement être prises en considération pour la détermination du nombre de parts dont il peut bénéficier. Eu égard à son objectif initial, ce dispositif de majoration de quotient familial ne présentait plus aujourd'hui la même pertinence. Il aboutirait au surplus à une incohérence de notre système fiscal, qui favorise les situations de rupture du couple (séparation, divorce, rupture de PACS) par rapport aux unions (mariage, remariage, PACS). Or, le système du quotient familial se doit d'être neutre par rapport à la situation maritale des contribuables. Aussi, le législateur a-t-il décidé, à compter de l'imposition des revenus de l'année 2009, de recentrer cet avantage fiscal au bénéfice des seuls contribuables célibataires, divorcés, séparés ou veufs vivant seuls et qui ont supporté seuls, à titre exclusif ou principal, la charge d'un enfant pendant au moins cinq années. Par ailleurs, cette demi-part procure désormais un avantage en impôt identique pour tous les bénéficiaires, quelle que soit l'année de naissance de l'enfant dernier né. Afin de limiter les ressauts d'imposition, l'avantage fiscal est maintenu, à titre transitoire et dégressif, pour l'imposition des revenus des années 2009 à 2011, pour les contribuables ayant bénéficié d'une demi-part supplémentaire pour le calcul de leur impôt sur le revenu au titre de l'année 2008 et qui ne remplissent pas la condition d'avoir élevé seul un enfant pendant au moins cinq ans. En outre, en raison du mode de calcul de l'impôt, par part de quotient familial, les personnes de condition modeste vivant seules bénéficient pleinement du mécanisme de la décote qui permet, pour l'imposition des revenus 2009, d'annuler ou d'atténuer les cotisations d'impôt inférieures à 866 EUR. Enfin, certaines réductions d'impôt à vocation sociale (emploi d'un salarié à domicile, garde des jeunes enfants) comportent des plafonds indépendants de la composition du foyer fiscal. L'ensemble de ces mesures permet de prendre en compte la situation particulière des contribuables veufs tout en évitant, en ce qui concerne la détermination du quotient familial, de favoriser les situations de rupture de couple (séparation, divorce, rupture de PACS) par rapport aux unions (mariage, remariage, PACS).

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