Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 08:48

Hayange.jpg Les premiers symptômes de crise ont fait tousser le personnel des hôpitaux de Hayange et Mont-Saint-Martin, en septembre. Pour résoudre d’importants problèmes financiers (on parle d’un déficit mensuel de l’ordre du million d’euros), le groupe hospitalier Alpha Santé envisage une restructuration comprenant, notamment, le transfert de la chirurgie de l’hôpital de Hayange vers le Pays-Haut meurthe-et-mosellan.

Le remède proposé est violemment rejeté par le personnel, les syndicats et les élus locaux. Officiellement, ces « hypothèses de travail » sont, depuis, passées aux oubliettes et une commission réfléchit à des scénari alternatifs. Mais en Moselle comme en Meurthe-et-Moselle, élus locaux et syndicats restent inquiets, sans pour autant travailler de conserve.

Une délégation de Mont-Saint-Martin doit être reçue par l’Agence régionale de santé (ARS), le 29 novembre prochain, pour rappeler l’importance du maintien de l’offre de soin dans le nord du département. Une « obligation » reconnue par tous les acteurs. Côté mosellan, la convocation d’un conseil d’administration extraordinaire d’Alpha santé, le 18 novembre prochain, et des bruits de couloirs venus de l’ARS ont réveillé toutes les inquiétudes. « Le scénario a été bouclé il y a deux ans (avec la reprise de l’hôpital de Mont-Saint-martin par Alpha santé) autant le dire ! Hayange est clairement dans le collimateur », s’insurge Michel Liebgott, député de la circonscription. Pour les élus de la vallée de la Fensch, comme pour le corps médical qui évoque un dialogue inexistant et le pourrissement joué par la direction, l’heure est à la mobilisation. Un appel à manifester est lancé, mercredi 16 novembre, à 15h, devant le siège de l’ARS à Nancy. « Mont-Saint-Martin ne doit pas être remis en cause. Mais nous nous battrons pour l’hôpital de Hayange. » Le mot d’ordre des manifestants sera le maintien du bloc chirurgical et l’ouverture des urgences 24h/24. « Nous n’accepterons pas que ce qui fonctionne soit démonté ! »

Par Michel Liebgott - Publié dans : Solidarité - Santé
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Jeudi 10 novembre 2011 4 10 /11 /Nov /2011 08:42

« L’outil va continuer à se dégrader. On peut être vraiment sceptique sur les chances de redémarrage des hauts-fourneaux », avoue le député socialiste Michel Liebgott. La stratégie de Lakshmi Mittal ressemble à une condamnation à mort de ce qui reste de la sidérurgie lorraine. Sauf… Sauf si Florange devient le site français d’expérimentation du projet de captage du dioxyde de carbone (CO 2) des hauts-fourneaux, que l’industriel trouverait alors un intérêt à rallumer. Bien qu’il promette de réduire considérablement les émissions de CO 2 dans l’atmosphère, le procédé ne séduit pas tous les écologistes, inquiets de voir s’amasser sous le sol lorrain des millions de tonnes de gaz, mais on ne trouvera dans la vallée de la Fensch pas un élu, pas un entrepreneur, pas un syndicaliste pour partager ces préventions.

Au contraire. A droite comme à gauche, les élus communient dans la même foi pour le projet, baptisé Ulcos (« apres-l-arret-de-la-filiere-liquide-chaude-a-liege-les-syndUltra Low CO 2 Steelmaking »). Hier après-midi, la députée UMP Anne Grommerch et le président du conseil général de la Moselle, Patrick Weiten, l’ont répété dans le bureau du ministre de l’Industrie Eric Besson, qui lui-même était avant-hier à Bruxelles pour en convaincre les commissaires européens Joaquin Almunia (Concurrence), Connie Hedegaard (Climat) et Antonio Tajani (Industrie). Il faut que l’Union européenne investisse 250 millions d’euros pour qu’Ulcos voie le jour en Lorraine. Si ce cap est franchi, espèrent d’une même voix syndicalistes et politiciens, Lakshmi Mittal ne pourra pas se défausser.

Dans le cas contraire, l’industriel indien perdrait le peu de crédibilité qui lui reste. Du coup, une réponse négative de la Commission européenne, ou même de simples tergiversations seraient une grossière erreur politique.

Anne Grommerch et Patrick Weiten sont sortis, hier, du bureau du ministre « plutôt confiante », dit la première, et « avec des informations positives », ajoute le second. A savoir qu’Eric Besson aurait reçu une écoute encourageante des trois commissaires européens ; que le gouvernement français s’est lancé ouvertement dans un lobbying fort en faveur du projet ; et que la première étape du processus communautaire, l’autorisation pour le gouvernement français de s’engager financièrement, devrait intervenir très rapidement. « Dans les deux semaines, au moins de façon informelle. »

Union sacrée

Pourtant, la prolongation de l’extinction « provisoire » des hauts-fourneaux reste un « paradoxe » aux yeux de Patrick Weiten, alors que Mittal n’a pas démenti son intérêt pour Ulcos. « Disons que si Mittal avait voulu fermer Florange, il l’aurait déjà fait », tente de se rassurer Anne Grommerch.

« Il faut sortir du domaine de l’ingénierie pour passer au politique, au plus haut échelon », estime de son côté le député Liebgott. Qui en appelle d’une part à l’« union sacrée » – jamais acquise en période électorale –, et directement à une intervention de Nicolas Sarkozy en personne. « Le dossier est suivi de très près à l’Elysée », affirme Anne Grommerch… Le peut-être futur président de la République François Hollande est lui aussi pressé par ses amis de se manifester du côté de Bruxelles, histoire de mettre en évidence la cohésion française.

Pour ce qui est de l’union sacrée, elle est affichée de tous côtés. « J’ai confirmé au ministre l’entente des territoires, Région, Département et communauté d’agglo, sur le sujet », souligne au passage Patrick Weiten. Une autre façon de signifier au gouvernement que les Lorrains se battront pour leur sidérurgie avec l’énergie du désespoir.

Bernard MAILLARD (RL 10/11/11)
Par Michel Liebgott - Publié dans : Sidérugie
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Mercredi 9 novembre 2011 3 09 /11 /Nov /2011 08:53

hop-hayange.jpg Un CA extraordinaire réveille les inquiétudes des élus locaux et du personnel. Un appel à manifester est lancé pour assurer l’avenir de l’hôpital de Hayange et contester les projets de restructuration du groupe Alpha Santé.

L ’impression d’avoir été pris pour des imbéciles depuis deux ans… » Le sentiment, désagréable, est clairement exprimé par les élus locaux, représentants du personnel et médecins de l’hôpital Alpha santé de Hayange réunis, lundi soir, à l’initiative du député Michel Liebgott.

Officiellement pourtant, les hypothèses de restructuration émises, en septembre, par la direction d’ Alpha Santé – qui envisageait notamment le rapatriement de la chirurgie de Hayange vers l’hôpital de Mont-Saint-Martin – sont aux oubliettes et une commission de travail réfléchit à des scénarios alternatifs pour résoudre les importantes difficultés financières du groupe.

Mais, des bruits de couloirs côté Agence régionale de santé (ARS) et la convocation d’un conseil d’administration extraordinaire d’ Alpha Santéle 18 novembre prochain, avec un ordre du jour opaque, réveillent toutes les inquiétudes côté mosellan.

« Le scénario a été bouclé il y a deux ans (avec la reprise de l’Hôtel-Dieu par Alpha Santé, NDLR), autant le dire ! s’insurge Michel Liebgott, les élus du CA se retrouvent devant un marché de dupes, déjà conclu entre l’ARS et la direction. » L’impression est la même du côté du personnel. « L’objectif de la direction est de pourrir le système de l’intérieur. De décourager les candidatures de médecins en créant une tension entre les deux sites », confie un membre du corps médical.

Si le maintien de l’offre de soin dans le nord du département (Mont-Saint-Martin) est une "obligation" défendue par tous, « Hayange est aujourd’hui clairement dans le collimateur », s’inquiète Michel Liebgott.

La réflexion commune pour sauver le groupe hospitalier, élus mosellans et meurthe-et-mosellans main dans la main, attendra.

« On se battra pour l’hôpital de Hayange, la Vallée a déjà subi trop de mauvais coups », assure également Philippe Tarillon, président du Val de Fensch.

L’appel à la manifestation est lancé, mercredi 16 novembre, à 15 h, devant le siège de l’ARS à Nancy. Élus, personnels et toute la population concernée défendront « deux points non négociables » : l’ouverture 24h/24h des urgences hayangeoises et le maintien du bloc opératoire. « Nous n’accepterons pas que ce qui fonctionne soit démonté. Si on ne bouge pas, le 18 novembre on n’en parle plus et les victimes seront la population ! »

Lucie BOUVAREL (RL 09/11/11)
Par Michel Liebgott - Publié dans : Solidarité - Santé
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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 17:28
Par Michel Liebgott - Publié dans : Travail - Emploi
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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 17:25
Par Michel Liebgott - Publié dans : Travail - Emploi
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