Les premiers symptômes de crise ont fait tousser le
personnel des hôpitaux de Hayange et Mont-Saint-Martin, en septembre. Pour résoudre d’importants problèmes financiers (on parle d’un déficit mensuel de l’ordre du million d’euros), le groupe
hospitalier Alpha Santé envisage une restructuration comprenant, notamment, le transfert de la chirurgie de l’hôpital de Hayange vers le Pays-Haut meurthe-et-mosellan.
Le remède proposé est violemment rejeté par le personnel, les syndicats et les élus locaux. Officiellement, ces « hypothèses de travail » sont, depuis, passées aux oubliettes et une commission réfléchit à des scénari alternatifs. Mais en Moselle comme en Meurthe-et-Moselle, élus locaux et syndicats restent inquiets, sans pour autant travailler de conserve.
Une délégation de Mont-Saint-Martin doit être reçue par l’Agence régionale de santé (ARS), le 29 novembre prochain, pour rappeler l’importance du maintien de l’offre de soin dans le nord du département. Une « obligation » reconnue par tous les acteurs. Côté mosellan, la convocation d’un conseil d’administration extraordinaire d’Alpha santé, le 18 novembre prochain, et des bruits de couloirs venus de l’ARS ont réveillé toutes les inquiétudes. « Le scénario a été bouclé il y a deux ans (avec la reprise de l’hôpital de Mont-Saint-martin par Alpha santé) autant le dire ! Hayange est clairement dans le collimateur », s’insurge Michel Liebgott, député de la circonscription. Pour les élus de la vallée de la Fensch, comme pour le corps médical qui évoque un dialogue inexistant et le pourrissement joué par la direction, l’heure est à la mobilisation. Un appel à manifester est lancé, mercredi 16 novembre, à 15h, devant le siège de l’ARS à Nancy. « Mont-Saint-Martin ne doit pas être remis en cause. Mais nous nous battrons pour l’hôpital de Hayange. » Le mot d’ordre des manifestants sera le maintien du bloc chirurgical et l’ouverture des urgences 24h/24. « Nous n’accepterons pas que ce qui fonctionne soit démonté ! »
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Ultra Low CO 2 Steelmaking »). Hier après-midi, la députée UMP Anne Grommerch et le président
du conseil général de la Moselle, Patrick Weiten, l’ont répété dans le bureau du ministre de l’Industrie Eric Besson, qui lui-même était avant-hier à Bruxelles pour en convaincre les
commissaires européens Joaquin Almunia (Concurrence), Connie Hedegaard (Climat) et Antonio Tajani (Industrie). Il faut que l’Union européenne investisse 250 millions d’euros pour
qu’Ulcos voie le jour en Lorraine. Si ce cap est franchi, espèrent d’une même voix syndicalistes et politiciens, Lakshmi Mittal ne pourra pas se défausser.

