Mardi 6 septembre 2011
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Un grand bac et deux plus petits : sur le crassier du Pérotin, à Moyeuvre-Petite, les boues toxiques, riches en métaux lourds, gâchent
le paysage. Faute d’être recyclées, elles seront déplacées pour réaménager le site.
Carbone, oxyde de fer, silicium, calcium, aluminium, un peu de zinc… Et quelques indésirables de poids : plomb, arsenic ou
cyanure… Cet ensemble compose les bacs à boues toxiques du crassier du Pérotin, à Moyeuvre-Petite. Des bacs comme une sorte de flan : le dessus est assez dur pour qu’y roule une grue. Mais, sous
une certaine surface, « c’est du yaourt », résume Christian Schweizer, le maire. Et sous ce yaourt, à la verticale, se croisent les galeries ennoyées. Les boues de lavage des gaz des hauts
fourneaux font partie du paysage depuis des lustres. Ce sont les résidus liquides de l’immense crassier du site. Comme ailleurs dans la vallée de la Fensch, elles ont été entreposées là,
déchargées des usines sidérurgiques des alentours.Le crassier a grimpé jusqu’à soixante mètres de haut. Aujourd’hui, il est en voie de disparition, presque à plat par endroits jusqu’à la source
du Pérotin, à deux kilomètres de là. Mario Tatangelo, responsable de l’exploitation du site pour la Société lorraine d’agrégats balaie le crassier du regard. Les camions de la Slag effectuent des
rotations depuis 1998. « L’an prochain, au plus tard, ça sera fini… ». L’exploitant et le propriétaire des lieux, Arcelor Mittal, devront alors réhabiliter le site. Pas forcément le réaménager
tel qu’il était avant l’arrivée du crassier, « mais nous sommes tenus de le sécuriser ».
Vers un lieu de détente
Christian Schweizer, le maire de Moyeuvre-Petite, tient à anticiper cette fin d’exploitation.
Avec le député Michel Liebgott, ils ont assisté à une réunion en sous-préfecture de Thionville vendredi matin, en présence des représentants de l’ Irsid, l’Institut de recherches d’ Arcelor
Mittal, de la Dreal (Direction régionale de l’environnement, aménagement, logement) et de l’Agence régionale de santé. Selon les études, le risque de fontis, cet entonnoir naturel souterrain, est
exclu. En revanche, le Conroy serpente juste au pied du bac à boues principal. Aujourd’hui, la rivière semble préservée ; la truite, visible. Mais demain ? En cas de mouvement souterrain ?
Arcelor Mittal a reconnu ne pas avoir de solution de recyclage. Ces bacs à boues toxiques font leur poids : le plus gros,
haut de trois mètres, représente 17 000 m³. Deux autres, plus petits, parsèment le crassier. Il y a des risques pour la nature, mais aussi pour l’homme. Le week-end, chacun peut s’y
promener… D’où l’idée avancée : déplacer les bacs, pour les réunir et les sécuriser. Sans être « optimiste », Christian Schweizer se dit « rassuré » par les engagements pris. Il souhaite rendre
au crassier du Pérotin son aspect naturel, pour en faire un lieu de loisirs pour promeneurs et vététistes.
Olivier JARRIGE (RL 06/09/11)
Par Michel Liebgott
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Lundi 5 septembre 2011
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A ma demande et celle du Maire de Moyeuvre-Petite, Christian SCHWEITZER, s’est tenue en
Sous-préfecture de Thionville une réunion de travail relative à l’avenir du crassier dit du Pérotin en présence du Sous-préfet, d’ArcelorMittal Real Estate France (AMREF), de la SLAG (société qui
exploite le crassier), de la Direction Régionale de l’Environnement et de l’Aménagement de Lorraine (DREAL), de l’Inspectrice des Installations Classées et de l’Agence Régionale de Santé
(ARS).
Cette réunion a permis d’apporter des réponses aux interrogations de la municipalité quant à la question du traitement
des boues mais aussi sur l’avenir du crassier lui-même.
La SLAG a ainsi indiqué que l’exploitation du crassier n’était pas encore terminée et qu’elle se prolongerait a priori
jusqu’en 2014 car il reste encore des matériaux à exploiter. Pour ce qui concerne les bassins à boues, sous la responsabilité d’ArcelorMittal, il a été rappelé que différentes études de
valorisation ont été réalisées. Elles ont révélé, qu’en l’état actuel de la recherche, le recyclage des boues n’étaient pas encore possible et qu’en conséquence, afin de protéger le Conroy de
toute éventuelle pollution, les bassins seraient déplacés sur le site et qu’ils feraient l’objet d’une sécurisation par des traitements techniques appropriés.
La DREAL a rappelé les obligations de réaménagement de ce site après exploitation, tant pour la SLAG que pour AMREF.
S’agissant des craintes formulées quant à la stabilité actuelle des digues du bassin, en raison notamment de leur inscription dans des zones à risque de fontis, la DREAL a indiqué qu’une
étude avait été réalisée par le cabinet ANTHEA, laquelle conclut à l’absence de risque pour la rivière et les populations proches. Le déplacement des bassins fera dans tous les cas l’objet d’une
validation par les services de la DREAL sur la base d’un plan de gestion qui sera soumis à la commune de Moyeuvre-Petite.
Le devenir de ce site a donné lieu également à un débat. Le maire de la commune, souhaitant connaître les velléités
d’aménagement possible de cet espace, a posé la question de la constructibilité. En réponse, le Sous-préfet a indiqué qu’il solliciterait GEODERIS afin de connaître précisément les aléas sur
l’ensemble du périmètre et j’ai personnellement invité le Maire à sérier au plus vite des pistes d’aménagement futur pour ce lieu qui dispose de vrais atouts paysagers et environnementaux. Il a
été notamment rappelé la très bonne qualité des eaux du Conroy où il n’est pas rare d’observer des truites.
Michel LIEBGOTT
Par Michel Liebgott
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Jeudi 1 septembre 2011
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J’ai participé hier à une double visite des chantiers de la Communauté d’Agglomération du Val de Fensch autour de la thématique de la
mobilité.
D’abord pour les déplacements doux avec la réalisation d’un tronçon de piste cyclable de 2900 mètres (mais qui pourra
également être utilisé par les piétons et les personnes à mobilité réduite) entre Fameck et Ranguevaux. Cet itinéraire, dont les travaux s’achèveront au cours de ce mois de septembre, chemine le
long du ruisseau des écrevisses et passe à proximité de la Chapelle de Morlange. Autant dire qu’il permettra à ses usagers de poser un nouveau regard sur notre vallée avec ses richesses
naturelles et paysagères parfois méconnues. Ce premier tronçon sera par la suite complété par toute une ramification à l’échelle du territoire communautaire. L’itinéraire Nord-Ouest de
Algrange-Nilvange-Knutange long de 6366 m, l’itinéraire Nord de Hayange à Florange qui cheminera sur 8691 m et enfin l’itinéraire Sud qui reliera Neufchef à Uckange en passant par Fameck et
Florange et qui représentera une distance importante de 20236 m.
Ensuite afin faciliter le covoiturage, nous avons visité le chantier d’un parking de covoiturage de 50 places gratuites et
sous vidéosurveillance, situé dans la Zone de Sainte-Agathe à Fameck. Cette initiative de la Communauté d’Agglomération du Val de Fensch est à saluer car elle contribue doublement à aider
économiquement les eurotravailleurs en ces temps difficiles et elle permet d’agir concrètement en faveur de la protection de l’environnement en limitant les émissions de gaz polluants (NOx,
CO2…). Par ailleurs, gageons que ce parking permettra de lutter contre les stationnements tampons en centre ville qui occasionnent un certain mécontentement des riverains et des commerçants.
Michel LIEBGOTT
Par Michel Liebgott
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Jeudi 1 septembre 2011
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Comme tous les ans en ce dernier dimanche du mois d’août, la section du Souvenir fançais et la municipalité de Fontoy ont
organisé une cérémonie commémorative au monument érigé à la mémoire des fusillés du Conroy le 26 août 1914.
Assistaient à cette matinée le député Michel Liebgott, le conseiller général du Jacky Aliventi
et René André et Henri Boguet respectivement maires de Lommerange et de Fontoy, ainsi que des responsables de différentes sections du Souvenir français accompagnés de leurs porte-drapeaux.
Le maire de Fontoy a rappelé le récent décès du président de la section du Souvenir français de Fontoy, Henri Fréling. Un
dépôt de gerbe au pied du monument a précédé une Marseillaise chantée par une nombreuse assistance.
La commémoration s’est achevée par un vin d’honneur offert par la municipalité sous la frondaison de la vallée du Conroy.
(RL 01/09/11)
Par Michel Liebgott
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Mercredi 31 août 2011
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Communiqué de presse (31 août 2011)
Le 08 septembre prochain, comme je le fais régulièrement, je recevrais les organisations syndicales d’ArcelorMittal
Atlantique Lorraine (CGT / CFDT / CFE-CGC / FO), pour évoquer la situation économique et sociale du secteur sidérurgique en Lorraine.
Cette rencontre était initialement prévue pour faire le point sur le dossier ULCOS qui a connu des évolutions au cours de
la période estivale, en particulier la réunion à Bruxelles avec les parlementaires européens le 23 juin dernier et la consultation publique sur la demande de permis de recherche de la société
ArcelorMittal Geo Lorraine, dit « permis ouest Lorraine» qui s’est tenue du 1er au 31 juillet.
Néanmoins, compte tenu du ralentissement économique mondial et des annonces inquiétantes faisant suite au récent comité
d’entreprise d’ArcelorMittal à Florange, ce premier ordre du jour sera profondément modifié.
Je fais en effet le constat que les mauvaises nouvelles s’amoncellent. L’arrêt du haut-fourneau P3 qui
devrait se prolonger jusqu’en janvier 2012 et le secteur packaging qui tourne visiblement au ralenti sont probablement les deux annonces les plus inquiétantes. Car désormais pèse une vraie menace
sur les emplois obligeant le groupe à utiliser toutes les mesures d’adaptation prévus conventionnellement voire même, si la situation se dégrade encore, à solliciter les pouvoirs publics pour
obtenir du chômage partiel. Plus encore, c’est pour les intérimaires et pour la sous-traitance que les conséquences vont être socialement lourdes.
J’ajoute qu’à l’échelle de la Grande Région, la situation de la sidérurgie n’est guère reluisante. Mes inquiétudes se
portent tout particulièrement sur les usines AM de Rodange et Schifflange au Grand Duché de Luxembourg qui emploient de nombreux travailleurs frontaliers français. Ces deux usines ont en effet
perdu 15.3 millions d’euros au premier trimestre 2011.
Autant de sujets qui seront abordés le 08 septembre prochain avec les organisations syndicales qui craignent justement,
ainsi que je l’ai lu dans la presse ce matin, que le site de Florange ne devienne un site d’ajustement pour ArcelorMittal. Dans le contexte, le groupe pourrait en effet avoir la tentation
d’oublier l’obligation qui est la sienne de continuer à investir dans les outils de production.
Michel LIEBGOTT
Par Michel Liebgott
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Publié dans : Sidérugie
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