Mercredi 17 août 2011 3 17 /08 /Août /2011 08:54

fete-morlange.JPGV ous avez fait ça bien ! », félicite Michel Liebgott, le maire en s’adressant à l’amicale Morlange et sa chapelle. Depuis hier, c’est la fête autour de la salle Lacroix. Soixante bénévoles s’activent pour la traditionnelle rencontre du week-end du 15 août. L’inauguration de la manifestation a été exceptionnellement avancée. D’ordinaire, l’ouverture de la fête du village se déroule après la messe du 15 août à la chapelle de Morlange. Mais dans le cadre du bicentenaire de Fameck, l’association a décidé d’organiser trois jours de festivité. Pour l’occasion, les bénévoles ont revêtu des costumes lorrains et ont mitonné un menu spécial "La ration du Grognard" : un jambon cuit à la broche depuis 13 h. Sans oublier les fanions tricolores, les dessins de soldats et la musique de circonstance.

Depuis vingt-cinq ans maintenant, l’association anime Morlange et prend soin de sa chapelle. Hier soir, au moment de prendre la parole, le président Jean-Claude Meloni était ému. « L’amicale répond toujours présent à chaque fois qu’on la sollicite. Et les membres du comité sont toujours prêts pour me suivre dans ces aventures. » Après ce quart de siècle d’activités, Jean-Claude Meloni ne cache pas sa volonté de passer le flambeau. Mais les forces s’amenuisent et la relève se fait attendre… Le message est lancé. Et la fête peut continuer. Car le 15 août à Morlange est devenu une tradition. « Un moment important de l’été », confirme Philippe Tarillon, le président de la Communauté d’agglomération du Val de Fensch, maire de Florange. D’ailleurs, Daniel Muller, le président des fêtes traditionnelles de Lorraine, avait spécialement fait le déplacement hier soir à Fameck. « Il règne un parfum de révolution aujourd’hui, sourit Michel Liebgott. Mais aussi de convivialité, de fraternité et de plaisirs culinaires. » Et on aime venir s’asseoir à la table morlangeoise, déguster les plats préparés avec soin par les bénévoles, discuter les uns avec les autres, et fredonner les airs joués par l’orchestre.

(RL 17/08/11)

Par Michel Liebgott - Publié dans : Thionville Ouest
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Mardi 16 août 2011 2 16 /08 /Août /2011 15:15

soin palliatifMonsieur Michel Liebgott attire l’attention de Madame la Secrétaire d’Etat chargée de la Santé sur les résultats du rapport du Professeur Régis Aubry, coordinateur du Programme national des soins palliatifs 2008-2012, relatif au développement des soins palliatifs dans notre pays.

La Société Française d’Accompagnement et de soins Palliatifs (SFAP) a exprimé son inquiétude et émis des réserves sur certaines mesures qui sont loin d’être réalisées voire non mise en œuvre.   

Ainsi, l’augmentation du nombre de lits identifiés de soins palliatifs ne s’est pas assortie d’un renfort en personnel soignant, alors même que les modalités de financement spécifiquement prévues pour ces lits le permettent. 

Par ailleurs, si le nombre des équipes mobiles de soins palliatifs a augmenté, certaines ont vu leur budget de fonctionnement diminuer. Certaines agences régionales de santé ou certains hôpitaux auraient amputé une partie des sommes allouées.  

Les soins palliatifs à domicile restent également à améliorer. L’avenir des réseaux est incertain et nous ne voyons pas de réelle volonté politique à ce sujet. De même, l’impulsion donnée pour le développement des soins palliatifs en maison de retraite médicalisée est trop peu concrétisée par des mesures pratiques.

Enfin, la communication auprès du grand public est pratiquement inexistante. La loi sur le droit des malades et la fin de vie nécessite d’être beaucoup plus médiatisée, comme cela a été prouvé par le sondage Opinion Way « Les français et les soins palliatifs » commandité par la SFAP en janvier dernier.

La SFAP insiste pour que les efforts et le soutien politique se poursuivent dans les années à venir, au-delà du plan actuel, afin d’arriver à un accès des soins palliatifs pour tous et l’acquisition de la culture palliative par tous les soignants concernés.

Il souhaite connaître les intentions du Gouvernement en la matière.

 

Par Michel Liebgott - Publié dans : Questions écrites
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Vendredi 12 août 2011 5 12 /08 /Août /2011 08:19

 

economie.jpeg Même si les analystes s'y attendaient, l'INSEE vient de confirmer ce matin que la croissance de notre Pays a été nulle au second trimestre 2011 alors qu'elle avait été de 0,9% au premier, ce qui avait d'ailleurs valu un excès d'optimisme du Gouvernement qui y voyait le signe d'une sortie définitive de la crise. Bien mal lui en a pris car c'est donc un très net ralentissement de la croissance auquel nous assistons et qui ne devrait malheureusement pas rassurer les marchés qui n'avaient pas besoin de cela et qui risquent d'y réagir très négativement au cours de cette journée.


D'autant que les hypothèses de croissance inscrites dans la loi de finances pour 2011 sont basées sur une croissance annuelle de 2%. Si ce chiffre n'est pas atteint en fin d'exercice (et c'est bien la tendance qui se dessine malheureusement), cela contribuera à accroître le déficit budgétaire de l'Etat et donc sa dette. Si l'on ajoute à cela la forte augmentation des chiffres du chômage en juin, la plus forte depuis octobre 2009 avec 33600 chômeurs de plus, on constate donc que l'on est loin d'une sortie de crise et que la suppression du plan de relance en loi de finance 2011 n'était peut être pas si opportune que le Gouvernement l'avait affirmé.


Face à cette double crise économique et des finances publiques, comme François Hollande le suggère, il me semble désormais impératif de beaucoup mieux doter le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et, pour doper la croissance qui en a cruellement besoin, de créer une taxe sur les transactions financières mais aussi et surtout d'enjoindre l'Union Européenne de réguler l'action des agences de notation, de réglementer les bonus bancaires et l'ensemble des produits dérivés qui ont causé tant de tort à nos économies. De même c'est à la ré industrialisation de la France auquel nous devons nous attacher désormais. Car notre pays s'est massivement désindustrialisé sans mesurer les risques pour la croissance économique et l'emploi, croyant que les activités tertiaires prendraient le relais. Dans sa "stratégie de ré-industrialisation", parmi les mesures que François Hollande veut mettre en place, la création d'un "livret industrie" de type livret A dont les ressources seraient dédiées au financement des entreprises innovantes me semble être une mesure de nature à favoriser l'investissement industriel et donc la croissance à terme. D'autant que notre Pays en général et notre Région en particulier ne manquent pas de ressources humaines pour réussir sur le terrain de l'innovation industrielle ! ULCOS, le passage au 108m pour Tata Steel, le développement de Thyssen KRUPP ou encore la création d'un IRT à Metz en sont de très bons exemples...

 

Michel LIEBGOTT

Par Michel Liebgott - Publié dans : Finances publiques
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Dimanche 7 août 2011 7 07 /08 /Août /2011 09:39

 

1557443_photo-1312652666694-3-0_640x280.jpgC'est une première historique, l’agence Standard and Poor’s a dégradé vendredi la note de la dette des Etats-Unis qui passe du triple A à « AA+ ». En revanche, ils conservent la meilleure note possible, auprès des deux autres grandes agences que sont Moody’s (la plus ancienne) et Fitch Ratings.

Cette décision risque une fois encore d'attiser le climat de panique boursière qui sévit sur toutes les places internationales depuis plusieurs semaines. Il faudra cependant attendre lundi pour connaître les réactions des places boursières, à commencer par celles d'Asie, mais il faut d'ores et déjà s'interroger sur deux points.

  D'abord, sans nier le problème de la dette des Etats qui est extrêmement sérieux tant aux Etats-Unis que dans la zone Euro, il me semble nécessaire de se poser la question de la pertinence d'action de ces agences qui font en quelque sorte la pluie et le beau temps. Hier elles étaient aveugles par rapport aux subprimes, aujourd'hui au moins une d'entre elles (Standard and Poor's) surestime les risques avec pour conséquence une aggravation de la situation par ricochet sur les taux d'intérêt.

  Comme l'a indiqué hier sur son blog le prix Nobel d’économie Paul KRUGMAN «Ces gens ne sont certainement pas en position d’émettre un jugement». En effet, à la veille de la crise de 2008, des «AAA» étaient distribués par Standard and Poor's (et ses concurrentes) aux produits toxiquesà l’origine du krach mondial de l’automne 2008. Autre élément qui nourrit le doute quant à cette dégradation de la note de la dette américaine, il semblerait que cette appréciation soit entachée d'une erreur de 2000 milliards de dollars (excusez du peu), c'est-à-dire l'équivalent grosso modo de la dette française (1800 milliards d'euros). Quel manque de sérieux quand on connaît les conséquences de ces appréciations sur la réaction des marchés ?

Ensuite, je crois plus que jamais nécessaire d'engager une vraie régulation des marchés boursiers qui ne peuvent plus jouer ainsi avec les dettes des Etatsalors que ce sont ces derniers qui se sont endettés pour sauver les banques, principales spéculatrices avec les « Hedge Funds ».

  En réalité, il me semble qu'il faudrait en revenir aux fondamentaux de l'économie que sont l'investissement, la production, l'emploi, la consommation et donc la croissance et cesser de jouer dans le virtuel. J'ai comme l'impression qu'aucune leçon n'a malheureusement été tirée de la crise des subprimes et que l'on retourne vers les mêmes maux mais cette fois-ci qui va payer ?

  Michel LIEBGOTT


Par Michel Liebgott - Publié dans : Finances publiques
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Vendredi 5 août 2011 5 05 /08 /Août /2011 09:35

anComme tous les parlementaires, j'ai été destinataire d'une lettre du Président de la République s'agissant de la règle d'or budgétaire qu'il entend constitutionnaliser.

Cette formule de la lettre adressée et rendue publique avant que nous ne l'ayons reçue me semble, sur la forme d'abord, quelque peu cavalière. Pourquoi en effet, pour un sujet aussi important et essentiel pour nos finances publiques, ne pas venir s'exprimer directement devant la Représentation Nationale alors même qu'il l'a souhaité et réalisé par une modification de la Constitution en 2008. A quoi bon voter des lois organiques si elles ne sont pas appliquées ?

Ensuite, au-delà de ces éléments de forme, il convient de s'interroger sur les raisons qui motivent le Président de la République à souhaiter aujourd'hui une constitutionnalisation de l'encadrement des déficits publics, à quelques mois seulement du grand rendez-vous de 2012 alors que c'est une dette abyssale dont nous allons hériter des gouvernements de droite qui se succèdent depuis 2002. Deux chiffres pour s'en convaincre: la dette était de 900 milliards d'euros en 2002, elle est désormais de 1.800 milliards, soit une multiplication par deux en à peine 9 ans. Et cette hausse n'est pas exclusivement la conséquence de la crise financière de 2008 qui a décidément bon dos. En réalité, selon plusieurs rapports émanant des grands corps de l'Etat, seulement 1/3 de l'augmentation de la dette serait due directement à la crise. Les 2/3 restant sont donc bien le résultat de politiques publiques que l'on peut aisément qualifier de désastreuses.

Pire, cet endettement massif n'est pas le résultat d'une hausse des dépenses qui auraient pu servir à relancer l'économie ou aider à des politiques sociales plus justes, mais bien d'une baisse des recettes au profit de ceux qui n'en n'avaient pas le plus besoin. Je pense en particulier au bouclier et aux niches fiscales qui ont permis à quelques grandes fortunes de s'enrichir plus encore, à l'abaissement de la TVA pour les restaurateurs dont chacun d'entre nous aura pu remarquer qu'il n'a pas été répercuté sur les prix, à la suppression une fois encore mal compensée de la taxe professionnelle et plus grave encore à la funeste politique d'exonération de charges sur les heures supplémentaires qui a créé un effet d'aubaine et qui nuit à l'emploi de l'avis de tous. Cette dernière mesure est d'ailleurs la seule qui survive encore à la loi TEPA (Travail, Emploi, Pouvoir d'Achat) que le Président de la République au début de son mandat présentait comme l'alpha et l'omega de sa politique. Bref, pour résumer, entre les allègements fiscaux et les exonérations de charges sociales, c'est plus de 100 milliards d’euros par an qui sont soustraits au budget de l’Etat et à celui de la Sécurité Sociale. Le Président de la République et son Gouvernement sont donc très mal placés pour faire la leçon en matière d'orthodoxie financière et surtout d'efficacité des politiques menées.

Je suis d'autant plus mal enclin à voter en Congrès cette règle d'or (au nom d'une forme de "solidarité nationale") qu'au cours de ces dernières années, dans le cadre des niches parlementaires socialistes ou par le biais d'amendements (notamment au moment de l'examen des lois de finances), nous avons formulé de nombreuses propositions pour retrouver des marges financières. Par pure idéologie, elles n'ont jamais été votées par la majorité UMP.

La rentrée parlementaire, avec dans le cadre d'une session extraordinaire dès début septembre, l'examen d'un projet de loi de finances rectificatives pour intégrer dans nos comptes publics un nouvel endettement en faveur de la Grèce, promet donc des débats particulièrement animés !

Michel LIEBGOTT

Par Michel Liebgott - Publié dans : Politique
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