Un début d’au revoir. Pour la septième fois, le sous-préfet François Marzorati a présenté ses vœux, hier soir au mess des officiers de Thionville. Une
longévité dans le poste qu’on ne cesse de qualifier d’exceptionnelle. Mais le représentant de l’État, avec toute l’humilité qui le caractérise, estime qu’il s’agit là de l’heureuse conséquence de
n’avoir rien fait « d’appréciable ou de critiquable pour être déplacé ». Ou plutôt de s’être trouvé bien dans cet arrondissement qu’il connaît comme sa poche. Pour preuve, l’impressionnant
parterre de personnalités du monde politique, économique, social et culturel qui se déplace à chaque fois. Alors non, ce n’est pas encore fini. « Sans doute la dernière », a-t-il concédé. « Mais
ce soir je ne chanterai pas comme Gainsbourg "Je suis venu vous dire que je m’en vais »… Il faudra attendre ».
D’ici là, en effet, François Marzorati a encore à dire et sa parole sonne juste en observant le contexte de crise économique. Dans la foulée de toutes les autorités de l’Etat, régionales ou départementales, il a lui aussi exhorté les décideurs thionvillois : « Chacun sait qu’il va falloir être courageux pour prendre des décisions imprévisibles ». Mais, a-t-il aussi prévenu : « Ayons l’espérance que les choix qui seront faits correspondent aux aspirations des jeunes générations. »
François Marzorati place au sommet de ses préoccupations la qualité des services de l’Etat, l’avenir et l’humain. En invitant à la mobilisation pour l’emploi et la formation, afin d’aider les gens à se relever.
Un haut-fourneau doit redémarrer
Les indicateurs retenus par François Marzorati ont révélé l’état de la situation avec toutefois quelques bonnes nouvelles ou tout au moins de bonnes raisons de croire en une capacité du territoire à aller de l’avant. D’abord, le chômage avec plus de 10 000 demandeurs d’emploi dans l’arrondissement, qui reste une priorité tandis que la précarité augmente. Mais la démographie progresse également (+ 10 000 habitants en sept ans), des entreprises se développent ( ThyssenKrupp, Tata Steel, Akers…) et de grands dossiers sont en cours : Belval, Scotat, Europort, Ulcos, la coopération transfrontalière, etc. Il reste un regret, au niveau du schéma de coopération territoriale : « Qu’il n’y ait pas eu plus de solidarité et de syndicats qui ont fusionné. Mais dont acte ».
C’est que François Marzorati, sous-préfet au XXIe siècle, héritier d’une fonction née sous Napoléon et ayant énormément évolué dans le temps, s’estime, aujourd’hui, tenir un rôle de « créateur de consensus » – « réforme générale des politiques publiques oblige… » – à la tête d’une administration de missions. C’est à ce titre aussi qu’il suit de près les projets. Ulcos en particulier, avec pour priorité « le redémarrage d’un haut-fourneau d’ Arcelor-Mittal ». Voilà qui ressemble à s’y méprendre à une ultime feuille de route qu’il s’est fixée. Et c’est loin d’être un programme de préretraité. (RL du 24/01/2012)


êtes du Fort-Chabrol qui accueillait la cérémonie des vœux. Il
y avait foule, Rosselangeois, élus des communes avoisinante, député, conseillers généraux, représentants des associations, commerçants locaux, ils étaient tous présents pour cette traditionnelle
cérémonie. Comme le veut le protocole, c’est Bernard Schons, 1 


