Si nous sommes ici en nombre aujourd'hui, c'est pour vous réaffirmer les principes auxquels le Parti Socialiste
est attaché :
D'abord la reconnaissance par la nation de la dette vis à vis des mineurs, de la corporation des mineurs et de leurs familles.* Il n'est pas normal que les mineurs qui ont payé toute leur vie pour un régime et qui ont fait le sacrifice de leur santé et malheureusement souvent de leur vie, se retrouvent aujourd'hui montrés du doigt, considérés comme des bénéficiaires d'un régime spécial, d'un régime de privilège alors même que ce régime résulte de l'histoire.* Il est le fruit des combats, il résulte de la libération où l'on a demandé aux mineurs des efforts exceptionnels pour la France. Sans l'effort des mineurs, la France n'aurait pas connu la croissance économique exceptionnelle qu'elle a connu pendant les trente années d'après la guerre.
Aujourd'hui, nous demandons simplement la justice, la justice pour les mineurs avec évidemment la revalorisation
des pensions pour les mineurs et notamment les pensions les plus anciennes, celles d'avant 1986 et aussi la revalorisation des pensions de reversions.
Aujourd'hui et vu l'espérance
de vie, faible beaucoup plus faible de la moyenne des mineurs dans notre pays,beaucoup de bénéficiaires de ces pensions sont des veuves qui vivent avec des toutes petites pensions: Nous le savons bien en Lorraine avec Christian Eckert et Michel Liebgott, mais aussi dans d'autres régions où Didier Mathus, Marie-Lou Marcel, William Dumas, Michel
le savent aussi. *Nous savons très bien qu'il est difficile de vivre aujourd'hui avec les pensions de réversion misérables du régime minier. Nous demandons donc une revalorisation des pensions
de réversion.
Et nous soutenons évidemment aussi la gratuité totale, la gratuité réelle des soins de santé, c'est à dire l'abandon des franchises médicales, ce qui veut dire un véritable maintien de la gratuité et non pas les promesses de Xavier Bertrand qui nous répète « ne vous inquiétez pas, il y aura une loi la gratuité va continuer » : ça ce sont des promesses qui n'engagent que ceux qui les croient *et nous nous ne croyons plus ce gouvernement qui nous a déjà trahi avec le rapport Buhr.
Le rapport Buhr devait régler la question du 2.2.B et bien, à défaut de régler la question du 2.2.B, il a aggravé encore la situation des mineurs en prônant purement et simplement la suppression du régime minier et c'est contre cela que nous nous battons aujourd'hui.
Ce que nous demandons aussi, c'est le maintien de l'offre de soin, parce que là encore les mineurs, leurs
familles sont attachés au maintien d'une offre de proximité, d'une offre de qualité, d'une offre qui réponde à leurs besoins et nous nous battons aussi pour le maintien de cette offre de
soin.
Enfin, et évidemment nous sommes solidaires du personnel et nous soutenons le maintien du statut des personnels, là encore des personnels qui sont habitués à travailler avec des mineurs et avec leurs familles qui connaissent les spécificités des besoins des familles des mineurs surtout quand ils sont dans des endroits isolés et parfois dans des déserts médicaux.
Pour tout cela évidemment, nous avons besoin de maintenir le régime minier. Nous avons besoin de cette mobilisation et nous vous disons aujourd'hui merci d'être très présents à Paris malgré cette chaleur pour défendre le régime minier. Ce n'est pas un régime particulier, ce n'est pas un régime de privilèges, c'est un régime qui correspond à l'histoire de notre pays*, c'est une reconnaissance de la France vis à vis du sacrifice de ceux qui ont travaillé pour elle mais ce n'est pas seulement une dette vis à vis des mineurs: on peut aussi se rappeler que les mineurs ont cotisé, ont payé pour avoir le droit à ce régime et qu'il n'est pas normal qu'on leur supprime aujourd'hui des droits qu'ils ont acquis de par leurs cotisations tout au long de leur vie.
Alors pour toutes ces raisons avec mes camarades ici présents parlementaires
socialistes, Michel Liebgott, Christian Eckert, Didier Mathus, Marie-Lou Marcel nous nous associons à cette mobilisation, au combat intersyndical et nous vous réaffirmons notre attachement au
régime minier.
A Fontoy, la fête nationale a
été célébrée dès hier soir. A ceux de ses administrés qui s’interrogeraient sur le choix de cette date, Henri Boguet répond amusé, « la fête de la Révolution c’est bien le 14, mais la révolution
je la fais tous les jours ! »
Texte de l'intervention d'Aurélie FILIPPETTI au nom du groupe socialiste à l 'occasion d'une manifestation le mardi 28 juin dernier à Paris pour la défense
du régime minier menacé par le gouvernement
Des
permanences parlementaires ont régulièrement lieu dans chaque ville de la circonscription.


