Mardi 13 septembre 2011
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Mandaté par François Hollande, Jean-Pierre Bel (porte parole du Groupe Socialiste au Sénat) en déplacement en Moselle a rencontré les syndicats de la sidérurgie à 16h00 ce mardi.
En présence du maire de Florange, du Premier Secrétaire PS de Moselle, de la sénatrice Gisèle Printz, du maire de Hayange...
Les syndicats Fo, CFDT, CFE-CGC, CGT déplorent l'annonce faite par la direction d’ArcelorMittal France, en comité central d’entreprise, de l'’arrêt du deuxième haut
fourneau, le P6 de Patural à Hayange.
Par Michel Liebgott
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Samedi 10 septembre 2011
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A l’appel d’une intersyndicale CGT-CFDT-FO-CFE/CGC, quelque 500 sidérurgistes (entre 200 et
300, selon la police) se sont rassemblés en début d’après-midi sur un passage à niveau menant à l’usine où ils ont été rejoints par plusieurs élus, nationaux et locaux, des partis socialiste et
communiste.
Lors des prises de parole, les représentants syndicaux ont notamment exigé du gouvernement la constitution d’une commission d’enquête parlementaire sur la situation de la sidérurgie en France et
en Europe.
«ArcelorMittal, qui a réalisé 2,5 milliards d’euros de bénéfices au premier semestre de l’exercice en cours, condamne Florange (...) pour faire un maximum de profits», a affirmé Edouard Martin,
délégué CFDT au comité central d’entreprise du n°1 mondial de la sidérurgie.
«La fermeture du (haut fourneau) P6 constitue l’arrêt de mort de la filière liquide en Lorraine et va détruire quelque 2.000 emplois: un millier sur les 3.000 du site, 400 emplois intérimaires et
plusieurs centaines de postes de sous-traitance», a-t-il poursuivi.
Peu auparavant, le directeur de l’usine mosellane, Thierry Renaudin, avait affirmé que la «mise en veille» du P6 était «conjoncturelle, temporaire et provisoire». La veille à Paris, ArcelorMittal
avait annoncé la fermeture à compter du 3 octobre et pour une durée indéterminée du dernier de ses hauts fourneaux encore en activité en Lorraine.
«Cette mise en veille a été rendue nécessaire par un ralentissement saisonnier de la demande et nous redémarrerons lorsque nous aurons reçu les signaux adéquats du marché», avait-il
précisé.
«Nous maintiendrons sur place les compétences-clés pour assurer un redémarrage rapide», avait-il assuré en ajoutant que quelque 500 salariés du site ainsi qu’un «certain nombre d’entreprises
sous-traitantes» étaient concernés par l’arrêt.
Le ministre de l’Industrie Eric Besson a fait savoir qu’il allait recevoir «dans les prochains jours les représentants de la société, afin de s’assurer que toutes les mesures techniques sont
prises pour pouvoir redémarrer le site dès que possible».
Pour le secrétaire de la section CGT d’ArcelorMittal Florange, Yves Fabbri, «si ArcelorMittal ne se décide pas à remettre rapidement à niveau le site de Florange, il s’agit de la fin de la
filière liquide en Lorraine».
«La fermeture du P6 constitue une catastrophe sociale, financière et industrielle», a estimé François Pagano, délégué CFE-CGC au CE. «Cette décision remet en cause le projet ULCOS de captage de
CO2 sur le site qui représente un investissement de 500-600 millions d’euros», a-t-il ajouté.
«Nous restons engagés dans ce projet», lui a répondu M. Renaudin. «Tous les investissements à l’étude pour Florange sont instruits dans le cadre de ce projet», a-t-il souligné.
Pour Michel Liebgott, député (PS) de Florange et président du groupe d’études sidérurgie à l’Assemblée nationale, «ArcelorMittal pratique le chantage». Selon lui, le groupe est en train de dire à
l’Union européenne Financez ULCOS et je maintiens la filière liquide à Florange».
Martine Aubry, candidate à la primaire PS pour la présidentielle de 2012, a appelé Nicolas Sarkozy «à en finir avec les gesticulations et les promesses sans lendemain et à agir enfin pour la
sauvegarde de nos usines et nos emplois».
Mise en service en 1948, l’aciérie de Florange est un site intégré transformant chaque année quelque 3 millions de tonnes d’acier en fonte, fer blanc et tôles revêtues pour l’automobile, la
construction et l’emballage. (RL 10/09/11)
Par Michel Liebgott
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Vendredi 9 septembre 2011
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Quelques photographies de la manifestation organisée
par les syndicats d'ArcelorMittal à Florange aujourd'hui de 13h à 15h.
Par Michel Liebgott
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Vendredi 9 septembre 2011
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« Ne soyons pas trop pessimistes. ArcelorMittal investira à Florange si on obtient le
feu vert de Bruxelles pour Ulcos. » Michel Liebgott, dans ses échanges, hier matin, avec les syndicats de Florange à la mairie de Fameck lie désormais le destin de la filière liquide chaude
d’ArcelorMittal à Florange au projet Ulcos. Même s’il en convient, « ce qui se passe actuellement va au-delà des aléas cycliques propres au marché de l’acier et pourrait avoir une incidence sur
ce projet d’avant-garde. »
Ulcos, c’est un travail de recherche de plus d’une dizaine d’années en passe d’aboutir. Il est mené par un
consortium de sidérurgistes européens, emmené par une équipe d’ArcelorMittal Research et sa cheville ouvrière, l’ingénieur Jean-Pierre Birat.
Le projet consiste à capter le CO² (dioxyde de carbone) et à le stocker dans le sous-sol. Et c’est justement le haut
fourneau P6 de Florange qui devrait être mis en mode Ulcos d’ici 2015.
Cela ferait de Florange la seule usine sidérurgique au monde à produire de l’acier propre, délesté de 65 % de ses
émissions carbones. Depuis quelques mois, les ingénieurs de la branche Recherche et Développement du groupe de Florange travaillent sur le site pour affiner les études.
623 millions d’euros
« On veut réaliser Ulcos à Florange. Mais on ne le fera pas tout seul », lance régulièrement Lakshmi Mittal. Et pour
cause. Ce projet est estimé à quelque 623 M€. Il attend le feu vert de Commission européenne qui doit voter son programme de recherche et une subvention de 260 M€. Le dossier est suivi
en haut lieu à Paris.
De fait, Ulcos figure en bonne place dans le plan d’ancrage territorial de l’après-Gandrange. Il a été déposé à Bruxelles
au mois de mai, le permis d’explorer le sous-sol pour le stockage de CO² dans le nord de la Lorraine a été demandé et obtenu. Autant d’avancées qui permettent encore de croire en ce projet.
D’autant que le P6 devrait logiquement, une fois transformé, être boosté pour porter sa capacité de production à quelque 2 MT par an. Mais, c’est pour après 2015.
B. K. (09/09/11)
Par Michel Liebgott
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Vendredi 9 septembre 2011
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07:17
• Michel Liebgott, député-maire de Fameck (PS) : « C’est une décision lourde de conséquences. ArcelorMital fait une fois encore le
choix du court terme. Cette stratégie est dangereuse pour l’emploi des salariés d’ArcelorMittal mais aussi pour toutes les entreprises de sous-traitance. Et pour les outils de production qui
faute d’investissements perdent régulièrement en compétitivité. On ne peut accepter de pareilles orientations d’un groupe qui a tout de même fait près de 2,5 milliards de dollars de
bénéfices au seul premier trimestre et qui se préoccupe plus de finance et de rentabilité que de l’avenir de ses outils. […]»
• Aurélie Filippetti,
députée de la Moselle (PS): « Cette politique industrielle fait peser de lourdes menaces sur la pérennité de l’ensemble des installations et met en danger le projet Ulcos. La Lorraine a perdu 42
000 emplois industriels en dix ans. Je lance un appel aux Mosellans pour réagir et éviter une nouvelle catastrophe. Et au président Sarkozy afin qu’il respecte toutes les promesses qu’il a
faites. […] »
• François Hollande (PS) : « Je suis solidaire des Mosellans qui après Gandrange sont une nouvelle fois frappés par la
crise de la sidérurgie. L’économie du département est lourdement fragilisée par le groupe ArcelorMittal. Le gouvernement aurait dû conditionner son autorisation de recourir au chômage partiel sur
le site à des engagements précis du groupe quant à la réouverture des installations. »
• Jean-Pierre Masseret, président socialiste du conseil régional : « Cette décision d’arrêter les hauts fourneaux sans
aucune maintenance condamne l’outil industriel et menace le projet Ulcos. Cela confirme la crainte que nous avons eue dès le début, Mittal est davantage un financier qu’un industriel. »
• Jean-Marc Todeschini sénateur (PS) : « Les ouvriers mosellans et leurs familles ne sont pas des "variables d’ajustement
à la mondialisation". C’est la vie des familles de plus de 2000 salariés d’ArcelorMittal et d’entreprises sous-traitantes qui se retrouvent aujourd’hui bouleversées, précarisées. ArcelorMittal a
uniquement pris cette décision dans l’unique but de maintenir un prix élevé de l’acier afin de pouvoir faire face à aux échéances financières de son très important endettement… »
• Philippe Tarillon, maire de Florange (PS): « L’Etat et ArcelorMittal s’étaient engagés à la fermeture de Gandrange à la
pérennisation de la filière liquide pour ainsi voir aboutir le projet Ulcos. ArcelorMittal nous envoie un signal négatif pour Ulcos, projet structurant qui pérenniserait à long terme notre site.
Les arrêts successifs de l’outil de production finiront par le condamner. Nous n’accepterons pas d’assister, passifs, à la fin de la sidérurgie en Lorraine. »
Par Michel Liebgott
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