Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 21:56
Par Michel Liebgott - Publié dans : Politique
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 17:26

J'ai assisté ce matin à la présentation officielle de la radio locale du lycée, projet lycéen 2011. 

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En présence de la sénatrice Gisèle Printz, du Proviseur, des représentants du Conseil de Vie Lycéenne, des membres du Conseil d'Administration, des personnels et des élèves, les lycéens nous ont présenté leur projet soutenu par le Conseil Régional.

 

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Par Michel Liebgott
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 08:52

stele-gandrange.pngLa stèle commémorant les promesses non tenues de Nicolas Sarkozy qui trônait au pied de l’aciérie de Gandrange a été volée lundi soir. La CFDT choquée, réagit en publiant une lettre ouverte aux voleurs.

Florange. Un symbole. Celui des promesses non tenues par Nicolas Sarkozy, enterrées au pied de l’usine ArcelorMittal de Gandrange.

Celui désormais de l’histoire de l’industrie Lorraine, que cristallise la Moselle de l’acier, où les candidats en campagne se pressent tour à tour à quelque mois des élections.

Le morceau de marbre posé le 4 février 2009 par les syndicalistes de Gandrange a été volé dans la nuit du lundi à mardi. « Le vol n’a été découvert que mardi soir », explique Frédéric Weber de la CFDT de Florange. « Nous sommes choqués par l’acte en lui-même. Une plainte sera probablement déposée par la CFDT et nous mettons tout en œuvre pour remplacer la stèle le plus rapidement possible ».

« Le caillou dans la chaussure de Sarkozy »

« Choquée » aussi Aurélie Filippetti, députée de la Moselle et membre de l’équipe de campagne du candidat du PS à la présidentielle François Hollande, lequel se rendra à Gandrange mardi prochain et devait s’incliner sur la stèle en question.

« À qui profite le crime ? » interrogent les syndicalistes dans une lettre ouverte aux voleurs publiée sur le blog de la CFDT Gandrange. « Comme ce mastodonte d’acier aujourd’hui vide et froid, la plaque de marbre rappelait ce passé industriel dont tous les Lorrains sont fiers. À tel point que de nombreux visiteurs, parfois illustres, sont passés par ce lieu. […] A qui donc peut profiter le « crime » ? Faute de preuves, puisque les auteurs « courageux » de la profanation ont agi en secret et sans laisser de carte de visite, la CFDT ne visera personne. N’empêche que chacun peut s’interroger sur les motivations des voleurs et se faire sa propre idée ».

« Cette plaque, c’était le caillou dans la chaussure de Sarkozy », a estimé Édouard Martin, membre CFDT d’ArcelorMittal. « Si elle a été volée, elle l’a probablement été par des gens à qui ce symbole posait des problèmes de conscience, a-t-il ajouté. À l’époque, elle nous avait coûté 700-800 euros. Nous la ferons refaire à l’identique ».

Ulcos en ligne de mire

Si Gandrange est un symbole, « il représente pour nous le passé. Aujourd’hui nous voulons nous tourner vers l’avenir et le haut-fourneau de Florange et le projet de captation de Co2 Ulcos », plaide Frédéric Weber. «Nous avons appris par un courrier de Manuel Barroso adressé au député Michel Liebgott que la commission européenne ne rendrait pas de décision sur l’implantation d’Ulcos avant le 2 esemestre 2012. C’est un signe qui ne nous rassure pas du tout. Nous voulons aller de l’avant et nous attendons de la direction générale d’ArcelorMittal des signes forts sur la réouverture du haut-fourneau de Florange, à l’arrêt depuis octobre 2011». (Est Républicain le 11/01/2012)

Par Michel Liebgott
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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 08:17

une-nouvelle-stele-devrait-bientot-prendre-place-sur-les-su.jpg Une plainte pour vol a été déposée, hier, par Edouard Martin, au nom de la CFDT, au commissariat d’Hagondange, après la disparition de la plaque funéraire commémorant symboliquement « les promesses non tenues » de Nicolas Sarkozy. Elle a été installée il y a trois ans à l’entrée de l’aciérie de Gandrange. Reste à savoir si cette plainte est recevable, la stèle se trouvant sur un terrain appartenant à Mittal.

En attendant, les services de police, dirigés par le commissaire Nathan Bauer, ont effectué leurs premières investigations sur place. Le temps de constater que la caméra de surveillance dirigée vers l’entrée de l’usine est débranchée depuis plusieurs mois. Donc rien à attendre de ce côté.

Les vandales ont descellé la stèle sans la briser. Mais les premières investigations n’ont pas permis de déterminer à quelle date le vol a été perpétré. L’affaire fait clairement plus de bruits dans les sphères politiques que judiciaires. « Stèle ou pas stèle, cela n’empêchera pas les politiques de venir là », estime pour sa part Michel Liebgott, député-maire socialiste de Fameck et fin connaisseur du dossier sidérurgique. « Qui pouvait être gêné par la stèle de l’aciérie de Gandrange ? », s’interroge sur Twitter Jean-Pierre Masseret, président du conseil régional de Lorraine. « Même sans elle, on n’oubliera pas… », conclut-il. « La stèle a disparu, c’est dommage, c’était bien beau », réagit, en esthète, Audrey Vernon, jeune comédienne parisienne qui a intégré Gandrange dans le one woman show économique qu’elle présente sur les scènes françaises depuis un an.

La disparition de la stèle n’empêchera pas François Hollande de s’arrêter devant l’aciérie lors de son déplacement en Moselle, le jeudi 17 janvier.

« Une imposture »

Simple acte de vandalisme ou geste politique contre un monument devenu un point de ralliement de l’anti-sarkozysme ? « Ce geste m’étonne à moitié car cela devenait un symbole gênant », note Edouard Martin. En effet, tous les opposants de passage venaient se faire photographier devant la plaque. Prendre la pose devant la stèle équivalait à adresser un double message : dénoncer la désindustrialisation et affirmer son anti-sarkozysme.

L’installation a une histoire qui débute par la visite du président de la République le 5 février, au lendemain de son mariage. Devant des sidérurgistes inquiets par le projet de Mittal de fermer l’aciérie, Nicolas Sarkozy avait tenu un discours très offensif en assurant que tout serait fait pour que l’usine, qui employait 600 personnes, poursuive son activité. Au final, cette dernière a fermé. « C’est sous le gouvernement Jospin que Gandrange a été vendu à Mittal. Nicolas Sarkozy, qui n’a jamais été élu sur des promesses sidérurgiques, a eu le courage de venir sur place pour voir, écouter et comprendre », rappelle François Grosdidier, sénateur UMP de Moselle, qui considérait cette plaque comme « une imposture ». Les délégués CFDT ont néanmoins décidé de la remplacer. Certains plaident pour l’acier, plus solide. D’autres préfèrent le marbre. Plus symbolique.

P. R. (RL 12/01/12)
Par Michel Liebgott - Publié dans : Sidérugie
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Mercredi 11 janvier 2012 3 11 /01 /Jan /2012 11:15

pauvretéM. Michel Liebgott attire l'attention de M. le secrétaire d'État auprès de la ministre de l'écologie, du développement durable, des transports et du logement, chargé du logement, sur la saturation des réseaux d'hébergement d'urgence. En juillet 2011, le fondateur du Samu social décidait de démissionner et dénonçait la diminution des crédits alloués par l'État à cette institution d'aide aux personnes en grande difficulté sociale. Malgré ce cri d'alarme et alors que l'observatoire de la fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS) révélait dans une récente enquête que les trois quarts des parents avec enfants qui sollicitent le 115 reçoivent une réponse négative à leur demande faute notamment du désengagement de l'État en la matière, l'État persiste à nier la réalité du terrain obligeant le Samu social à fermer des places en centres d'hébergement d'urgence en province comme à Paris sans proposer d'alternative d'hébergement. Ainsi dans mon département, le 115 mosellan est actuellement saturé. Les sans-abri ont le plus grand mal à se loger. Cette situation est la conséquence des contraintes budgétaires. Les financements accordés à ce jour ne permettaient d'assurer les prises en charge que jusqu'au 15 octobre 2011 pour les personnes déjà présentes. Il lui demande de bien vouloir lui indiquer de quelle manière le Gouvernement envisage d'améliorer l'efficacité du système d'urgence sociale sans accabler financièrement les collectivités locales.

 

Réponse ministérielle : Le Gouvernement a engagé, le 10 novembre 2009, une refondation ambitieuse et partagée du secteur de l'hébergement et de l'accès au logement au travers de la stratégie nationale de prise en charge des personnes sans abri ou mal logées. Cette démarche, qui s'inscrit dans le prolongement des actions menées par le Gouvernement depuis 2008, vise à mettre en place un service public de l'hébergement et de l'accès au logement pour ces publics particulièrement fragiles afin qu'ils bénéficient d'une prise en charge adaptée à leurs besoins. L'ensemble des capacités d'accueil en hébergement (dispositif pour les demandeurs d'asile et dispositif généraliste, dont l'intermédiation locative), s'élève aujourd'hui à un niveau record de 116 000 places, grâce à la création de 25 000 places en quatre ans. La volonté du Gouvernement est désormais de privilégier l'accès ou le maintien dans le logement. Cet effort exceptionnel de création de places d'hébergement s'est accompagné d'un renforcement des moyens budgétaires. Le Premier ministre a réaffirmé la nécessité d'une mobilisation dans la durée pour améliorer le service rendu aux personnes sans abri et a annoncé le 26 septembre 2011 des crédits supplémentaires pour l'hébergement d'urgence et l'accès au logement à hauteur de 75 Meuros. Ces crédits, répartis sur les années 2011 et 2012, permettront de conforter les structures existantes et de renforcer les dispositifs visant à faciliter la sortie de l'hébergement et l'accompagnement vers le logement, tels que les pensions de famille et l'intermédiation locative. En s'inscrivant sur deux ans, ces crédits supplémentaires donneront la visibilité demandée par les acteurs. En 2011, le budget national consacré à la stratégie nationale de prise en charge des personnes sans abri ou mal logées est donc en progression, marquant ainsi l'engagement sans précédent du Gouvernement. Les moyens consacrés aux dispositifs de veille sociale, d'hébergement et de logement adapté, qui étaient de 874 Meuros en 2007, s'élèvent en 2011 à 1 128 Meuros, soit une augmentation de 254 Meuros en quatre ans (+ 29 %). En 2012, les moyens budgétaires seront maintenus à hauteur de ce niveau record. D'ores et déjà, les orientations stratégiques et la prénotification du montant des crédits 2012 de chaque région ont été adressées aux services déconcentrés de l'État. Cela leur permet d'anticiper et de préparer dès à présent la répartition des crédits entre départements et entre actions. Pour la première fois, le montant global des crédits qui seront délégués aux régions dès janvier sera égal au montant des crédits dépensés en 2011. La dotation de certaines régions pourra être amenée à augmenter ou diminuer légèrement. En effet, la répartition des crédits entre régions est désormais assurée sur la base de données objectives tenant pour partie à l'offre d'accueil, d'hébergement et d'insertion (AHI) existante et pour partie à la demande de recours au dispositif. À terme, et à contexte social comparable, l'objectif est que les régions disposent de ressources équivalentes. Cette logique de convergence régionale répond à la volonté de construire un service public de l'hébergement et de la prise en charge des personnes sans abri ou mal logées et à l'impératif d'équité entre les territoires. Elle s'appuie sur les critères de précarité sociale (bénéficiaires du RSA, flux de la demande d'asile) et de tension sur le logement (nombre de décisions favorables DALO) pour permettre une mise à niveau progressive de l'offre d'hébergement et de logement adapté. C'est sur la base de ces critères que la dotation de la région Lorraine s'élève en 2011 à 42 026 914 euros, soit une baisse de 0,95 % au regard de 2010 et une hausse de 15,44 % au regard de la dotation 2007. Ces efforts budgétaires particulièrement marqués pour les budgets 2010, 2011 et 2012 témoignent ainsi du soutien et de la priorité donnés par le Gouvernement, dans une démarche conjointe avec toutes les associations, à la refondation de la politique d'hébergement et d'accès au logement des personnes sans abri ou risquant de l'être.

Par Michel Liebgott
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