Vendredi 6 janvier 2012 5 06 /01 /Jan /2012 09:14

voeux-boulange-copie-3.pngDes maires des communes voisines, le député Michel Liebgott, la sénatrice Gisèle Printz, le président du Pays-Haut - Val d’Alzette André Parthenay, le corps enseignant et la gendarmerie, les pompiers, des représentants du conseil général mosellan et du sous-préfet de Thionville, l’abbé Gérard Belvoix, des commerçants, des artisans, des chefs d’entreprise, des membres d’associations locales, les élus de la commune ainsi que des habitants du village se sont réunis, mercredi soir, pour entendre les vœux 2012 de Jacky Aliventi, maire et conseiller général.

Après des remerciements au personnel communal ainsi qu’au monde associatif, Jacky Aliventi a poussé un "coup de gueule" contre la crise qui a apporté chômage et désarroi, et « les finances, valeurs virtuelles qui mettent le monde en difficulté ». Il sera de nouveau le suppléant de Michel Liebgott lors des prochaines élections législatives « afin que le bassin de vie connaisse des lendemains plus heureux », pour consolider les structures médicales et concrétiser le projet Belval. Jacky Aliventi espère aussi que « l’État donnera de l’argent aux collectivités afin qu’elles puissent continuer à faire travailler les PME/PMI locales ».

Des applaudissements nourris ont clôturé son intervention. Avant un dernier message à la population : « Il faut y croire car la vie est tellement belle, elle mérite d’être vécue ! » (RL du 06/01/2012)

Par Michel Liebgott
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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 10:54

850760 to-match-feature-india-business-familiesNé à Calcutta, formé aux Etats-Unis, installé à Londres, l'héritier du leader mondial de la sidérurgie sort de l'ombre. Déjà n° 2 du groupe, ce financier discret mais déterminé doit gagner cette année, dans un secteur fragilisé, ses galons d'industriel. Au nom du père. 

Qui connaît Aditya Mittal ? Pas M. Besson. Le ministre français de l'Industrie n'a jamais rencontré le n° 2 d'ArcelorMittal. Pourtant, ce jeune homme aux allures de gendre idéal a depuis peu la haute main sur les principales activités européennes du leader mondial de la sidérurgie. Alors que la récession menace le Vieux Continent, il lui revient la lourde tâche de restructurer un outil industriel dispersé sur 25 sites, de Fos à Cracovie, et assez peu rationalisé depuis la fusion entre Arcelor et Mittal en 2006. Jusqu'ici, le groupe a toujours été dominé par la figure du père, Lakshmi Mittal, bâtisseur en trente ans d'un véritable empire... et d'une fortune estimée aujourd'hui à 30 milliards de dollars selon Forbes. C'est lui, l'entrepreneur, qui rencontre les politiques et les médias, explique, rassure. Mais, quand le père est là, le fils n'est jamais loin... 

Pour les habitués de Berkeley Square - les bureaux londoniens du groupe - et de l'avenue de la Liberté, à Luxembourg - le siège officiel -, il ne fait aucun doute que la force d'ArcelorMittal repose sur ce tandem familial unique, solide comme une barre de fonte. Aussi efficace que discret, Aditya, formé dans l'une des meilleures universités américaines, règne sur les finances de la maison. Et, depuis la réussite de l'OPA sur Arcelor, dont il a été le cerveau, il n'a cessé d'étendre son influence, poussé par son père, qui lui a d'abord confié la supervision des activités américaines avant de le placer en première ligne sur l'Europe. Comme une préparation minutieuse à une succession encore jamais évoquée. Il est vrai que Lakshmi Mittal n'a que 61 ans et Aditya, à peine 36 ans. 

Chemise sans cravate, sourire franc, disponibilité totale, Aditya Mittal cultive un style direct, dans son bureau agrémenté de trois toiles soigneusement choisies : un tableau traditionnel indonésien représente la déesse de la sérénité, une oeuvre contemporaine évoque la surface de la Lune et une huile, à l'intérêt artistique douteux, dépeint une aciérie en Ukraine. Racines asiatiques, rêve américain, réalité européenne : un résumé en images du personnage.

Voilà maintenant quinze ans qu'Aditya a rejoint l'entreprise familiale. L'annonce a été faite le jour de ses 21 ans, le 22 janvier 1997, à Londres, lors d'une de ces fameuses parties dont les Mittal ont le secret. Tout un symbole pour le père, qui avait réussi à convaincre le fils, alors au Crédit suisse, de venir auprès de lui. "Je voulais travailler pour un groupe coté, explique Aditya Mittal, avec une identité indépendante de la famille et de véritables opportunités de croissance. Nous en avons discuté et mon père m'a dit : "D'accord, nous allons entrer en Bourse et tu vas y contribuer."" 

Entouré d'une petite équipe soudée et dévouée, Aditya s'investit corps et âme : habitué au rythme intensif du junior corvéable à merci dans la banque d'affaires, il est le premier arrivé, le dernier parti, passe des heures avec les juristes et les financiers, jusqu'à "camper" chez eux ! Son esprit méthodique et sa connaissance du milieu anglo-saxon lui sont précieux pour répondre en un temps record aux exigences des marchés. Le 7 août 1997, l'introduction en Bourse de la société familiale Ispat fait un tabac. Le fils, qui craignait de n'être respecté que pour son patronyme, gagne la reconnaissance des aînés et des investisseurs. 

L'enfant et l'entreprise ont vu le jour la même année

L'histoire d'Aditya (hommage aux dieux du Soleil) et celle d'Ispat ("acier" en hindi) sont intimement liées : l'enfant et l'entreprise ont vu le jour la même année et ont grandi ensemble. Après sa naissance, à Calcutta, son père embarque femme et nourrisson en Indonésie, sur l'île de Java, où il acquiert un champ de riz pour installer une aciérie électrique. Le garçonnet se régale alors des feux d'artifice qui jaillissent du four dans l'usine bâtie au milieu de nulle part. Il n'est pas rare qu'il s'y retrouve, le samedi soir, à jouer avec sa soeur pendant que le père règle un problème technique. A la table familiale, on parle hindi... et business. Lakshmi Mittal veut l'excellence pour son fils : il l'envoie en internat dans une école américaine à Jakarta, puis à Wharton, aux Etats-Unis. Pendant ce temps, il développe ses affaires à l'étranger, d'abord à Trinidad et Tobago, puis à Mexico, au Québec, etc. Lors de ses vacances, le jeune Aditya se glisse dans ses bagages et le suit sur le terrain. Les ouvriers aperçoivent alors en retrait un ado timide qui écoute religieusement le patron.

"A 21 ans, il donnait déjà l'impression d'avoir dix ans d'expérience industrielle derrière lui", souffle Bill Scotting, ancien consultant devenu responsable de la stratégie chez Ispat. Brillant, bosseur, le jeune loup apprend vite. Une fois l'entrée en Bourse réussie, son père lui confie la mission de faire croître le groupe. Sa première cible est une entreprise d'Etat en Europe centrale. Un échec. "Nous avions le meilleur prix, un très bon plan, mais n'avions pas assez travaillé pour convaincre les salariés, les syndicats et le gouvernement, raconte-t-il. Alors nous avons radicalement modifié notre pratique et nous sommes devenus un partenaire de choix pour les privatisations en Europe de l'Est." En quelques années, le groupe multiplie sa taille par cinq. En 2004, Aditya confie à son ancien boss chez Crédit suisse l'ambition qui l'anime : "Accomplir dans l'acier avec le nom Mittal ce que Ford a réussi dans l'automobile." Et d'ajouter : "Pour mon père." 

Le rejeton s'acharne à prouver qu'il mérite la confiance de son mentor. Fin 2005, il le convainc de lancer une OPA sur le sidérurgiste européen Arcelor, son principal rival. Une opération à haut risque. Dans la bataille violente qui s'engage, la jeunesse du directeur financier aux manettes - il a tout juste 30 ans - ne passe pas inaperçue : l'adversaire accuse l'assaillant de népotisme. Impassible - un détachement qui, pour certains, confine à l'arrogance -, Aditya reste concentré sur son objectif. "Il était à la fois très clair sur la stratégie et très confiant sur l'issue", se souvient un de ses fidèles, Sudhir Maheshwari.  

Père et fils jouent une partition réglée au millimètre près : "Le père, très charismatique, était un ambassadeur exceptionnel, raconte Yoël Zaoui, de Goldman Sachs, qui conseillait le groupe. Le fils, très analytique, assurait l'exécution de toute l'opération avec une grande maîtrise." Aditya ne montre jamais un signe d'inquiétude ou de découragement. Sauf le 25 mai 2006. Ce jour-là, Arcelor et le russe Severstal révèlent un accord pour contrer l'offensive des Mittal. "Il a semblé un moment abattu, reconnaît Sudhir Maheshwari, mais à la fin de la journée il avait retrouvé son énergie habituelle."

Le 25 juin 2006, Arcelor accepte enfin l'offre de Mittal. Toute l'équipe fête la victoire dans le jardin de la somptueuse demeure londonienne de Lakshmi Mittal, au 18-19 Kensington Palace Gardens, surnommée l'allée des milliardaires. Deux ans plus tard, le père déboursera 117 millions de livres pour offrir à son fils prodige une bâtisse voisine, au n° 6.  

Pétri de culture indienne - il fait référence au karma, parle hindi à ses deux fillettes et revendique son passeport indien -, mais formé à l'américaine, Aditya s'efforce, avec sa femme, Megha, rencontrée à Wharton et originaire d'Hyderabad, de donner l'image d'un couple "normal", malgré les milliards accumulés. Autant le mariage de sa soeur cadette, dans une débauche de luxe, fit les délices des gazettes people, autant tous deux fuient les mondanités. Tout juste peut-on les croiser à Davos ou lors d'un gala de charité pour la cause enfantine. Depuis que la holding familiale a acquis pour Megha la marque Escada, au bord de la faillite, ils s'affichent aussi parfois aux défilés de mode.

Aux déjeuners en ville, Aditya préfère une assiette végétarienne partagée sur le pouce avec son père, dont le bureau est juste en face du sien. Le trentenaire est un adepte des réunions courtes, des propos directs, quitte à devenir provocateur, des objectifs clairs et simples. Sa seule concession au formalisme : jouer au squash au très sélect Bath & Racquets Club de Londres. Un rien crâneur, il s'est lancé le défi de courir un marathon - défi tenu - avant de se rabattre sur les semi. 

photo6Il mène au pas de charge la restructuration en Europe

L'épreuve qui l'attend désormais est sans doute la plus délicate. En 2012, le financier hors pair va devoir s'imposer comme capitaine d'industrie. Sur un bateau fragile : l'Europe représente 20 % des résultats d'exploitation du groupe, mais 60 % des coûts... Le jeune homme est prêt. Sa conviction : la demande ne reviendra jamais au même niveau. Sa vision : concentrer la production sur les sites les plus rentables. Les syndicats ne lui feront pas de cadeau. Ils ont déjà déclenché une journée de grève européenne, le 7 décembre dernier. Une première dans le groupe. Une délégation a déposé au pied de Berkeley Square 581 casques pour dénoncer la perte de 581 postes à la suite de l'annonce de la feremture des hauts-fourneaux de Liège. Aditya Mittal était invisible. En voyage. "Ni à Londres ni à Luxembourg on ne parvient à l'accrocher", se désole Philippe Verbeke, coordinateur CGT à Mardyck (Nord).

Une fois nommé responsable des aciers plats carbone Europe, il a certes entamé une tournée des sites, mais la rencontre avec les syndicats n'est jamais à l'agenda de ces journées extrêmement minutées : il faut dire qu'Aditya ne maîtrise pas la langue de Molière et n'a aucun goût pour les subtilités du dialogue social à la française. A Fos, les délégués lui ont tout de même porté un tract - en anglais. A Dunkerque, il a battu en retraite devant la présence de la CGT sur les lignes de revêtement. Et, évidemment, il a fait l'impasse sur Florange, où les deux hauts-fourneaux sont fermés jusqu'au 31 mars, plongeant la Lorraine dans l'angoisse de vivre un nouveau Gandrange.

Sa dernière apparition dans la région remonte au 5 octobre 2010, lors de l'inauguration du centre de formation de Yutz. Le député PS Michel Liebgott s'en souvient encore : "La manifestation touchait à sa fin, nous allions nous séparer quand on nous a dit d'attendre, Aditya Mittal était en route ! Nous avons patienté un quart d'heure, refait le tour du centre au pas de charge, échangé trois mots, pris une photo, et il est parti !" L'Europe ? De son bureau londonien, Aditya Mittal assure qu'elle reste un lieu privilégié pour l'innovation. "Mais il faut s'adapter", martèle-t-il sans ciller. Le jeune homme prendra donc les décisions nécessaires. N'est-ce pas la définition du karma ? "Faire les choses comme il se doit." 

Valerie LION (L'express du 05/01/12)

Par Michel Liebgott - Publié dans : Sidérugie
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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 09:32

penibilite.pngM. Michel Liebgott attire l'attention de M. le ministre du travail, de l'emploi et de la santé sur l'enquête Santé et itinéraire professionnel (Sip) publiée en mars 2011 par la direction des études et des statistiques du ministère du travail (Dares). On y apprend que 35 % des personnes âgés de 50 à 59 ans déclarent avoir été exposés pendant 15 ans ou plus à l'une au moins des quatre pénibilités reconnues comme portant atteinte à l'espérance de vie, ou à l'espérance de vie sans incapacité : travail de nuit, travail répétitif, travail physiquement exigeant, produits toxiques. 40 % d'entres elles déclarent avoir cumulé au moins deux pénibilités physiques durant leur parcours professionnel. De même, ces personnes exposées durablement à des pénibilités physiques sont en moins bonne santé : 24 % se déclarent limitées dans leurs activités quotidiennes à cause d'un problème de santé, contre 17 % seulement chez les autres seniors du même âge. Et, comme on peut s'y attendre, elles sont moins souvent en emploi après 50 ans : 68 % seulement des personnes exposées à au moins une pénibilité et 62 % de celles exposées à au moins trois pénibilités sont en emploi après 50 ans, contre 75 % des personnes qui n'ont pas été exposées. L'Association des accidentés de la vie, la FNATH et l'Association nationale de défense des victimes de l'amiante (ANDEVA) s'interrogent sur les raisons de la publication tardive de ces données, en mars 2011, c'est-à-dire lorsque la réforme des retraites a été entièrement bouclée, alors que l'enquête a été lancée en 2006-2007. Par ailleurs, ces associations regrettent que les décrets d'application « pénibilités » soient encore plus restrictifs que l'esprit de la loi votée en novembre. Initialement le projet de loi prévoyait la possibilité d'un départ anticipé à 60 ans et à taux plein pour les salariés justifiant d'une incapacité de plus de 20 %. Par la suite cette mesure avait été élargie aux salariés justifiant d'un taux d'incapacité permanente partielle (IPP) de 10 % à 20 %. Cependant, un des décrets d'application de ces mesures, pris en janvier 2011, a ajouté une condition supplémentaire : ces mêmes salariés devront également justifier de dix-sept ans d'exposition au moins à un facteur de pénibilité. En outre, un nouveau décret vise à définir la proportion minimale de salariés exposés aux facteurs de pénibilité qui déclenche l'obligation de négocier dans les entreprises de cinquante salariés ou plus. Or cette proportion est déjà très élevée puisqu'elle a été fixée à 50 % de l'effectif des entreprises. Ainsi, de très nombreuses entreprises sont dispensées de l'obligation de négocier sur la pénibilité au travail. De nouveaux textes réglementaires sont attendus dans les prochains mois pour une entrée en application au 1er janvier 2012. Il lui demande donc les raisons qui ont justifié à la rédaction de ces décrets qui réduisent sensiblement l'encadrement de la pénibilité au travail dans le cadre des retraites, et s'il a l'intention de poursuivre dans cette voie pour la rédaction des prochains textes réglementaires sur ce sujet. 

Réponse ministérielle : Le ministre du travail, de l'emploi et de la santé a pris connaissance avec intérêt de la question relative à la prise en compte de la pénibilité dans le cadre de la réforme des retraites. La loi n° 2010-1330 du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites a ouvert un droit à retraite à taux plein dès l'âge de 60 ans au profit des personnes atteintes dans leur état de santé pour des raisons imputables au travail. Trois décrets parus au Journal officiel du 31 mars 2011 (décrets n° 2011-352, n° 2011-353 et n° 2011-354 du 30 mars 2011) ont apporté au code de la sécurité sociale et au code rural les modifications nécessaires. Il convient tout d'abord de souligner qu'il n'existe aucune donnée statistique permettant de recenser le nombre de salariés exposés à au moins un facteur de pénibilité tel que défini par le décret n° 2011-354 du 30 mars 2011 précité. Seules sont disponibles des enquêtes réalisées antérieurement à cette définition. L'un des enjeux des dispositions votées dans le cadre de la loi du 9 novembre 2010 est d'améliorer la connaissance des postes pénibles, en vue notamment de développer la prévention au sein des entreprises et le suivi post-professionnel des salariés. S'agissant du droit à retraite, le texte initialement déposé au Parlement ne concernait que les seuls assurés justifiant d'un taux d'incapacité permanente au moins égal à 20 %. Lors de la discussion au Parlement, le Gouvernement a souhaité élargir ce droit aux assurés dont le taux d'incapacité est inférieur à 20 % mais au moins égal à 10 %. Cette avancée est destinée à permettre à davantage de personnes de bénéficier d'une retraite à raison de la pénibilité. Lorsque le taux d'incapacité est inférieur à 20 %, le bénéfice de la retraite pour pénibilité est subordonné à l'avis d'une commission pluridisciplinaire chargée d'une part, de vérifier que l'assuré a été exposé, pendant un nombre d'années déterminé par décret, à des facteurs de risques professionnels, et d'autre part, d'apprécier l'effectivité du lien entre l'incapacité permanente et l'exposition aux facteurs de risques professionnels. Ces conditions ont été expressément prévues par la loi du 9 novembre 2010. La durée d'exposition requise a été fixée à dix-sept ans par le décret n° 2011-353 du 30 mars 2011 précité. Cette durée a été retenue par analogie avec celle qui sera à l'avenir nécessaire pour bénéficier d'une retraite de la fonction publique au titre des catégories dites « actives » : il s'agit d'une durée significative pour juger de la pénibilité d'une carrière. Encore convient-il de préciser que la circulaire DSS/SD2/2011/151 du 18 avril 2011 (disponible sur le site http ://www.sécurité-sociale.fr/ et sur le site http ://www.circulaires.gouv.fr/) a apporté des aménagements pour les salariés victimes d'une maladie professionnelle. Pour ces derniers, il a été considéré que l'exposition peut être présumée remplie, l'instruction en la matière ayant été faite au moment de la reconnaissance de la maladie professionnelle, au travers des tableaux de maladies professionnelles ou via les comités régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles. Ainsi, seul sera vérifié le fait que l'assuré justifie de dix-sept années d'activité professionnelle ayant donné lieu à cotisations à sa charge, tous régimes confondus (c'est-à-dire y compris ceux n'ouvrant pas droit à retraite pour pénibilité). Cette solution est cohérente avec le fait que présumer remplie une condition d'exposition de dix-sept ans suppose que l'assuré a au moins travaillé dix-sept années. Par ailleurs, la loi portant réforme des retraites impose à certaines entreprises l'obligation de conclure des accords ou des plans d'action en faveur de la prévention de la pénibilité. Les entreprises ne respectant pas cette obligation seront soumises à une pénalité égale à 1 % de la masse salariale des salariés concernés, versée au profit de la branche accidents du travail et maladies professionnelles. Les décrets n° 2011-823 et n° 2011-824 (parus au Journal officiel du 9 juillet 2011) ont prévu les dispositions d'application nécessaires à la mise en oeuvre de cette législation nouvelle. En conséquence, cette obligation de négociation s'impose aux seules entreprises de plus de 50 salariés dont au moins 50 % des salariés sont exposés aux facteurs de risques professionnels définis par le décret n° 2011-354 du 30 mars 2011 précité. Compte tenu du manque de données statistiques ci-dessus évoqué, ce seuil de 50 % des effectifs est un moyen terme acceptable qui permet de faire entrer dans le dispositif les entreprises dont la majorité des salariés est concernée par la pénibilité. La loi portant réforme des retraites a également instauré jusqu'au 31 décembre 2013, à titre expérimental, un dispositif visant à inciter les branches professionnelles à négocier des mesures d'allègement ou de compensation de la pénibilité au profit des salariés qui ne remplissent pas les conditions pour faire liquider une retraite à taux plein. Les branches pourront négocier quatre types de mesures : temps partiel, tutorat, versement d'une prime ou attribution de jours de congés supplémentaires. Parallèlement, un fonds national de soutien est créé au sein de la CNAMTS (Caisse nationale d'assurance maladie des travailleurs salariés). Financé à parts égales entre la branche accident du travail-maladie professionnelle et l'État (AT-MP), ce fonds contribuera aux actions mises en oeuvre. Le projet de décret nécessaire à cette fin est en cours d'examen devant les caisses nationales. Enfin, il importe de souligner que la loi du 9 novembre 2010 portant réforme des retraites a introduit d'autres obligations en matière de prévention de la pénibilité. En particulier : la prévention de la pénibilité fait désormais partie des obligations de l'employeur (art. 61 de la loi du 9 novembre 2010), cette obligation s'appliquant à toutes les entreprises quelle que soit leur taille ; par ailleurs, le CHSCT (comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) a été également doté de nouvelles responsabilités en matière de prévention de la pénibilité : il lui appartient désormais de procéder à l'analyse des salariés exposés à des facteurs de pénibilité (art. 62 de la même loi).

 

Par Michel Liebgott
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Mercredi 4 janvier 2012 3 04 /01 /Jan /2012 09:02

subvention.pngPolémique autour de subventions accordées par Nicolas Sarkozy en captant la réserve du ministère de l’Intérieur. Pour Anne Grommerch, l’opération s’est soldée par 285 000 € tombés du ciel… ou plutôt de l’Élysée.

La députée Anne Grommerch a-t-elle bénéficié des largesses du président de la République Nicolas Sarkozy ? Oui, et l’intéressée le confirme sans hésiter. Elle a bien profité de cinq subventions directement accordées par l’Élysée, sur des fonds captés sur la réserve du ministère de l’Intérieur. L’affaire fait grand bruit sur la scène politique nationale, à quelques mois des prochaines élections présidentielles. Certains commentateurs n’hésitant d’ailleurs pas à considérer que le président-candidat prépare sa réélection en puisant sur les fonds ministériels. Si le procédé n’a rien de légalement répréhensible, il y a un fort soupçon de copinage surtout qu’aucune information n’est livrée publiquement à ce sujet. La liste des bénéficiaires n’est pas publiée.

En revanche, il est établi qu’Anne Grommerch a vu ainsi cinq de ses dossiers copieusement arrosés par Nicolas Sarkozy, à Kanfen (parking de covoiturage), Zoufftgen (ateliers municipaux), Waldweistroff (place de l’église), Rettel (caserne de gendarmerie) et Merschweiller (rue des Champs et placette à Kitzing). Soit une enveloppe de 285 000 €.

Anne Grommerch : « Je frappe à toutes les portes »

Anne Grommerch ne voit vraiment pas où est le problème. Au contraire, elle n’est pas loin de considérer qu’une telle information vient directement se mettre au crédit de son action parlementaire. « Je n’y vois rien d’anormal ou d’illégal, précise-t-elle. Moi, je vais toquer à toutes les portes pour aider les communes ou les associations de ma circonscription, donc je frappe aussi à celle de l’Élysée ! » Du favoritisme ? Que nenni. Elle balaie l’accusation en se positionnant à l’échelle de la circonscription : « Il n’y a pas de clientélisme, j’aide toutes les communes qu’elles soient de droite ou de gauche. Quasiment toutes les communes ont été aidées, vous pouvez appeler les maires et ils vont le diront ! Je n’ai jamais refusé la demande d’un maire parce qu’il n’aurait pas la même sensibilité que moi. Je travaille vraiment dans l’intérêt général, en particulier pour ce qui concerne les subventions. » Et de rappeler, au passage, que ses collègues députés socialistes, comme tous les parlementaires, puisent également dans une réserve qui leur est attribuée : « Ils se la partagent comme ils le souhaitent… »

Michel Liebgott : « C’est une politique à l’Africaine »

Député de Thionville-Ouest, Michel Liebgott s’insurge et réclame purement la suppression du système qu’il considère court-circuiter l’autorité préfectorale. « Tous ces fonds, y compris les réserves parlementaires, cela devrait disparaître ! », tonne Michel Liebgott. « La force d’une démocratie, c’est l’objectivité de l’État. L’idée de la réserve est d’opérer des rééquilibrages mais si cela devient des fonds partisans, alors on tombe dans le clientélisme et nous sommes dans une politique à l’Africaine ! Les politiques ont déjà une assez mauvaise image… Et il est déjà assez difficile pour les collectivités de s’en sortir, il faudrait que cette réserve serve au moins à ceux qui en ont vraiment besoin et pas aux amis des amis car c’est un véritable scandale ! » Assurant n’avoir jamais mis le doigt dans la confiture d’un tel « système pourri de l’intérieur », Michel Liebgott espère que ces pratiques vont disparaître : « Il serait de l’honneur de la gauche de remettre cela en cause et d’assurer une péréquation financière. De toute façon, un élu est apprécié des électeurs car il est proche d’eux et certainement pas en les achetant. » (RL du 04/01/2011

Par Michel Liebgott
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 09:10

Todeschini (PS) : « Evénement unique »

Jean-Marc Todeschini, sénateur et premier fédéral du Parti socialiste de Moselle : « On a assisté à un événement unique avec ces vœux à quelques mois des élections. J’ai l’habitude de dire à mes élus de ne jamais faire quelque chose d’inhabituel ou alors, s’ils le font, de le mettre sur leurs comptes de campagne. »

Liebgott (PS) : « Un acte de contrition »

Michel Liebgott, député-maire PS de Fameck : « C’était un discours de ministre de l’Intérieur. Il a fait dans l’affectif en rendant hommage aux fonctionnaires morts mais on a envie de lui dire de ne pas non plus oublier les vivants. On a toujours l’impression qu’il vient en Moselle pour faire acte de contrition, expier la faute originelle, après les promesses non tenues de Gandrange, qui restent, avec le Fouquet’s, le symbole des échecs de sa politique. »

Filippetti (PS) : « Du déjà-vu »

Aurélie Filippetti, députée PS : « On l’attendait sur l’emploi mais il n’y a pas eu d’annonce particulière, pas de concret. Il promet d’appuyer le projet Ulcos, je ne suis pas surprise. C’est une réaction après le succès de la visite de François Hollande, en décembre, à José Manuel Barroso (président de la Commission européenne). Ce projet va permettre de sauver la sidérurgie lorraine. Mais quand il parle d’aider la sidérurgie à traverser la crise, ça résonne comme du déjà-vu, du déjà entendu. »

Gros (PS) : « Vers une impasse »

Dominique Gros, maire PS de Metz : « Il était en tournée préélectorale. Il était en même temps Président et candidat. Je l’ai accompagné parce que j’ai du respect pour sa fonction. Mais on n’a pas les mêmes fondamentaux. Ces fondamentaux, on les montre au moment où on arrive. Moi, quand j’ai été élu maire de Metz, seuls 8 % des enfants de Borny allaient à la cantine. Aujourd’hui, il y en a plus de 20 %, parce que nous avons baissé les prix. Lui, il a instauré le bouclier fiscal, il a représenté les gens qui sont aux affaires financières, qui l’ont mené à la victoire. Il a aggravé une crise qui aurait frappé la France de toute façon. Mais sa politique nous mène à la catastrophe, à une impasse. »

RL (02/01/12)

Par Michel Liebgott - Publié dans : Politique
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