
Article Républicain Lorrain - Edition Thionville - Hayange - Lundi 08 mars 2010
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Article Républicain Lorrain - Edition Thionville - Hayange - Lundi 08 mars 2010
En 2004, le socialiste Jean-Pierre Masseret était un challenger. En 2010, il est le président sortant. Cette position lui permet de « prendre
des engagements mais pas de faire des promesses ».
Jean-Pierre Masseret interpelle un homme en tenue de cycliste, debout à côté de son vélo. «Vous avez bien roulé ?», interroge avec envie l’élu. «J’y vais seulement », répond le cycliste affûté. Durant la campagne, le président socialiste du conseil régional tire un trait sur ses sacro-saintes sorties en deux roues. Il s’adonne à un autre sport, celui qui consiste à sillonner la région jusqu’au premier tour de scrutin. «Il ne faut pas se démobiliser, l’électeur peut se décider au dernier moment, à la lecture de la profession de foi », insiste-t-il auprès des gens qui l’entourent.
Le marché de Fameck, et ses 180 commerçants installés les samedis matins au cœur de la cité, est une étape
obligée du marathon électoral. Michel Liebgott, député-maire depuis 1989 de cette ville de 13 000 habitants aux 70 nationalités, l’accompagne. C’est d’ailleurs essentiellement lui qui est reconnu
et salué. «Moi je vote pour vous Michel », annonce Zequir, d’origine Kosovare. «Mais je ne me présente pas ! », répond le maire. Devant l’embarras de l’électeur, il lui
conseille de «voter pour Masseret, cela revient au même ». «Les gens comprennent l’enjeu des municipales et des présidentielles mais franchement, entre les deux, ils s’y
perdent », estime Christine, fonctionnaire territoriale, croisée chez le fromager.
Une fois identifié, le président du conseil régional est sollicité. Une femme lui raconte ses déboires avec une association de personnes âgées, un homme se plaint du mauvais fonctionnement de la
ligne 6 de la Trans Fensch, pour laquelle il n’y peut strictement rien. «En politique, rien ne laisse indifférent, glisse Jean-Pierre Masseret, vous êtes dans un mélange
permanent de bonheur d’échanger avec les gens et d’angoisse face à l’importance des difficultés. » Alors que le cortège du candidat et de son escorte de militants chargés de distribuer les
tracts est passé, un homme se retourne et murmure toute sa haine du politique que «l’on voit une fois par an ». «Certains vous détestent, d’autres vous admirent, vous êtes
confronté à des sentiments tellement différents », comment le candidat qui, de tempérament, se dit «moins gêné par l’agression verbale que par l’excès de chaleur
».
Ça va décoiffer
En 2004, Jean-Pierre Masseret a mené une campagne de challenger, porté par la vague rose. Six ans plus tard,
il est celui qui se représente, donc atteint du «syndrome du sortant» : «Depuis six ans, je suis aux affaires, je dois donc calibrer mes propos dans la réalité, je peux prendre des
engagements mais pas faire de promesses. » Il illustre son propos par le projet esquissé par ses adversaires de créer une nouvelle ligne de chemin de fer entre Metz et Nancy. «C’est
une connerie, personne ne voudra mettre un milliard là-dedans, d’autant que vous privez de liaisons les habitants du sillon à Frouard, Pompey, Pagny, Novéant…», lance-t-il, prêt à en
découdre sur le sujet.
Le parti pris de sa campagne 2010, probablement la dernière de sa carrière, est d’être le «compagnon de route de la vie quotidienne des Lorrains». Les sondages nationaux donnent la gauche
gagnante. En Lorraine aussi. Jean-Pierre Masseret, en politique d’expérience, connaît les pièges de l’excès de confiance. Il ose cependant une projection : «Si je suis réélu, la droite ne
pourra plus dire que la gauche est illégitime en Lorraine, j’aurai plus de force encore et cela va décoiffer. » La remarque lui rappelle son rendez-vous chez le coiffeur, à Metz, à 11 h
30. Le passage au café-PMU de la place du Marché à Fameck est expédié. Jean-Pierre Masseret, pressé, salue les militants menés par Michel Liebgott, presque chauve. «J’ai pensé me raser
complètement la tête, mais je ne sais pas si cela passerait auprès de mes électeurs », réfléchit ce dernier à voix haute, coquetterie mise à part.
Pierre ROEDER. - Article du RL (02/03/10)
Article du Républicain Lorrain - Edition Thionville-Hayange (22/02/10)
Face aux
conséquences dramatiques de la tempête Xynthia qui a traversé de part en part la France ce week end, je veux faire part de ma très grande émotion et dire combien notre Pays doit faire preuve de
solidarité vis-à-vis des familles des victimes, trop nombreuses, et de tous ceux qui sont meurtris par cette catastrophe.
La puissance des
éléments nous rappelle à quel point nous devons, plus que jamais, faire preuve d’humilité et revisiter complètement les normes de constructibilité dans ces secteurs particulièrement exposés et
qui le seront encore plus demain avec le réchauffement planétaire et en conséquence la montée du niveau des océans.
Ce matin, je veux également saluer tous les fonctionnaires, les
agents publics et les élus locaux qui sont sur le pont depuis des heures pour aller à la rencontre des personnes bloquées ou isolées, pour réparer les dégâts et tenter de rétablir une vie
normale. C’est dans ces circonstances ô combien dramatiques, que l’on mesure la nécessité d’avoir des services publics et des collectivités locales puissants, efficaces et
organisés.
Michel LIEBGOTT
Permanence Parlementaire
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