Services publics

logo-iufm.jpg Madame la Ministre,

Nous souhaitons par la présente attirer votre attention sur la question du rattachement de l’Institut Universitaire de Formation des Maîtres de Lorraine (IUFM) à l’Université Henri-Poincaré de Nancy (UHP), qui ne semble pas faire l’unanimité. En effet, comme la loi le prévoit, tous les IUFM doivent être rattachés à une Université. L’Université littéraire et juridique de Nancy 2 était initialement candidate ainsi que l’Université pluridisciplinaire Paul Verlaine de Metz (UPV). La première s’est désistée en mai dernier et l’université scientifique et médicale de Nancy 1 (UHP) s’est portée à son tour candidate. Une commission présidée par Monsieur le Recteur d’Académie a souhaité donner la préférence à l’Université Henri Poincaré. Il semblerait que le choix s’est rapporté à la proximité du Rectorat de l’Académie de Nancy-Metz. Ce choix a surpris les instances délibératives de l’IUFM de Lorraine, cette dernière n’ayant à aucun moment été impliquées dans les rencontres et discussions qui ont suivies le dépôt des candidatures. De plus les dossiers de candidatures des deux universités ne lui ayant jamais été communiqués, le conseil d’administration de l’IUFM a choisi de s’opposer au rattachement à l’UHP, le 10 septembre dernier.    Ce vote négatif procède d’un certain malaise, faute d’un manque de concertation évidente.

Par ailleurs, aucun critère objectif n’a été défini pour l’examen des candidatures. Dans cette affaire, il ne s’agit pas de mettre en concurrence nos universités lorraines, chacune ayant sa spécificité, elles sont complémentaires. Il ne s’agit pas non plus de jouer une guerre malsaine entre les villes de Nancy et Metz, celle-ci serait préjudiciable à nos étudiants et à la démocratisation de notre enseignement supérieur. Dans ces conditions, il nous semble nécessaire, Madame la Ministre, que soit procédé à un nouvel examen de l’ensemble des candidatures en concertation avec le premier intéressé l’IUFM de Lorraine et dans la plus grande transparence. Nous souhaitons également que soient retenus des critères objectifs, telle la qualité du dossier pédagogique, et non de commodités.

A défaut, le risque d’incompréhension serait grand et ouvrirait le pas à une nouvelle guerre entre nos universités lorraines. Nous comprenons bien qu’il ne s’agisse que d’un rattachement administratif. Mais nous savons aussi qu’après un rattachement administratif survient en général le transfert complet des unités. Dès lors, sans nouvel examen objectif et transparent, la proposition de Monsieur le Recteur d’Académie traduirait une volonté à long terme de supprimer des formations à Metz. Nous en appelons donc à votre bienveillance et vous demandons de bien vouloir faire procéder à un nouvel examen pour le rattachement de l’IUFM de Lorraine.

J-P. MASSERET - G. PRINTZ - J-M. TODESCHINI 

A. FILIPPETTI - M. LIEBGOTT

gdf.jpg L’officialisation de la fusion, ce matin, de GDF et de Suez n’est pas une bonne nouvelle pour l’indépendance énergétique de notre Pays et pour la régulation des tarifs. La minorité de blocage de 35%, c’est-à-dire la participation de l’Etat dans la composition de l’actionnariat, n’en sera pas une et le groupe va être à la merci de nouvelles spéculations, car il s’agit bien d’une privatisation. En faisant ce choix, Nicolas SARKOZY, a non seulement trahi ses engagements antérieurs (il avait dit que les participations de l’Etat ne passeraient pas en dessous de 70% et que GDF ne serait pas privatisé), mais également participé au démantèlement des activités environnementales du groupe Suez. De surcroît, cette fusion va aboutir à une mise en concurrence, étrange voire absurde, entre EDF et GDF-Suez. Voilà une situation bien étrange !

 

Un petit film pour se convaincre que les paroles n’engagent que ceux qui….. 

« Les députés socialistes ont déposé un recours, mardi 7 août, devant le Conseil constitutionnel contre la loi sur le service minimum dans les transports publics. Le groupe parlementaire estime que le texte vise à "interdire de façon implicite l'exercice du droit de grève".  Texte emblématique pour la majorité, le projet de loi a été adopté le 2 août par le Parlement. Les députés du groupe socialiste, radical et citoyen avaient annoncé, avant le vote, leur intention de saisir le Conseil. Dans un document d'une trentaine de pages, les députés socialistes recensent plusieurs points qui, selon eux, aboutissent à des "remises en cause des conditions d'exercice du droit de grève". Ils font d'abord valoir que l'instauration d'un service minimum est "en contradiction avec le droit constitutionnel de grève". Les élus dénoncent également la déclaration préalable demandée à tous les salariés 48 heures avant le début de toute grève sous peine de sanctions disciplinaires. Une telle mesure conduit des employés "à se déclarer grévistes de façon préventive, sans que leur intention soit encore personnellement établie" et sera donc "contreproductive", soulignent-ils. Elle empêcherait par ailleurs les salariés souhaitant rejoindre un mouvement déjà commencé de le faire, "faute de pouvoir respecter le délai de 48 heures", selon le texte. Le groupe conteste également l'instauration d'une consultation du personnel au-delà de huit jours de grève, à l'initiative notamment de l'employeur, estimant que la loi lui donne le caractère d'une "simple consultation indicative" au "caractère mal défini". Les députés PS estiment enfin que le texte induit une "remise en cause du principe de libre administration des collectivités territoriales", celles-ci représentant "la quasi-totalité des autorités organisatrices de transport visées par la loi". Le texte de loi oblige désormais toutes les autorités organisatrices de transport à garantir aux usagers un service réduit mais prévisible les jours de grève, et les entreprises à se doter d'un accord-cadre de prévention des conflits et de développement du dialogue social avant le 1er janvier 2008 ».

Article paru dans le Monde du 08 août 2007

Pour lire le communiqué de presse du Parti Socialiste, cliquez sur le lien suivant :

http://presse.parti-socialiste.fr/2007/07/31/e-parti-socialiste-reitere-son-opposition-au-projet-du-gouvernement-sur-le-service-minimum/

Monsieur le Préfet,

A la demande du Maire d’Audun-le-Tiche, Christian FELICI , du Conseiller Général du Canton de Fontoy, Jacky ALIVENTI, et du Président de la Communauté de Communes Pays-Haut Val d’Alzette, André PARTHENAY, j’ai participé mardi dernier à une rencontre avec le Sous-préfet de Château-Salins, en présence également de représentants de plusieurs organisations syndicales et de Roger TIRLICIEN , Conseiller Régional, ayant trait à la fermeture annoncée de la cellule commerciale d’EDF sise dans la commune d’Audun-le-Tiche. Pour au moins trois raisons, je crois utile par ce courrier de rappeler l’importance de maintenir dans cette commune un point contact EDF, comme il en existe actuellement à Hayange, Longwy, Thionville et Jarny pour couvrir la Moselle et la Meurthe-et-Moselle Nord.

D’abord parce que la commune d’Audun-le-Tiche est la plus importante du canton de Fontoy d’un point de vue démographique (près de 6.000 habitants) et que géographiquement elle est située de manière excentrée par rapport au sillon mosellan ou par rapport aux autres points existants  (32 km de Thionville, 25 km d’Hayange, 20 km de Longwy). Les statistiques utilisées par EDF pour justifier la fermeture de ce point contact sont à mon sens biaisées puisque le nombre d’heures d’ouverture de cet espace ne permet pas d’afficher des chiffres de fréquentation conséquents.

 

Ensuite, parce que Audun-le-Tiche avec Villerupt et les autres communes de la Communauté de Communes du Pays-Haut Val d’Alzette représentent désormais un territoire de plus de 25.000 habitants et donc autant de clients EDF-GDF susceptibles de se rendre au point contact.

Enfin, parce que ce même ensemble géo administratif est appelé à se développer compte tenu de l’aménagement des friches de l’Alzette (habitat notamment) dans le prolongement du projet AGORA d’Esch-Belval. Dès lors, il ne s’agirait pas que du côté français nous commencions par fermer des services publics locaux alors que du côté luxembourgeois l’aménagement du site se structure autour.

C’est en ce sens que j’étais intervenu dès le 27 juillet dernier auprès du Directeur d’EDF Lorraine Trois Frontières, Laurent CARRIERE, en soutien à une motion votée à l’unanimité votée par le Conseil Municipal d’Audun-le-Tiche.

Par un courrier daté du 2 août, celui-ci y répondait en apportant des éléments contradictoires. Sur le courrier d’accompagnement était ainsi indiquée « la vocation à se développer du site EDF-GDF de la commune » alors que la note jointe relative à l’évolution des activités d’accueil physique des clients faisait état « d’une fréquentation conduisant à la proposition d’une fermeture à l’automne » avec évocation d’une ouverture d’un point service dans le bureau de poste d’Audun-le-Tiche. Aussi, et puisque nous devons nous rencontrer fin novembre avec d’autres élus du bassin de l’Alzette et du Pays-Haut, pour aborder la question du développement des territoires de la compétence de la communauté de communes, je souhaite que nous abordions à cette occasion le sujet avec pour optique le maintien d’un service public que je crois utile, tout particulièrement pour les publics anciens et les plus fragiles sur le plan social.

Dans l’attente, Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, en l’expression de ma très haute considération.

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