Ce centre de formation, dont l'ouverture est fixée à la rentrée 2010, figure parmi les engagements d'ArcelorMittal en
faveur de la revitalisation du nord de la Moselle après la fermeture du site de Gandrange en mars 2009./ De notre journaliste Camille Leroux
Si la sidérurgie lorraine a un pied dans la tombe à Gandrange, elle pourrait renaître à Yutz. «La sidérurgie
a de l'avenir en Lorraine», c'est le leitmotiv sur lequel s'accordaient la direction d'ArcelorMittal France et l'aréopage d'élus locaux réunis hier sur le futur emplacement du centre de
formation, à deux pas du Cefasim, le centre de formation aux métiers de l'industrie et de la métallurgie. Pour Hervé Bourrier, directeur général d'ArcelorMittal France, «cela démontre la volonté
d'ArcelorMittal d'être partenaire du développement de la Lorraine et de préparer l'avenir des jeunes pour des produits toujours plus performants, innovants et propres».
La formation en alternance instruira 120 apprentis pour des débouchés promis au sein d'ArcelorMittal ou dans les 500 entreprises industrielles mosellanes. Un investissement de 1,5 million d'euros
largement salué par les élus et le sous-préfet de Thionville. C'est un «excellent signal qui conforte la vocation industrielle du territoire» pour Bertrand Mertz, maire de Thionville. Il faut
dire que, comme le rappelle Jean-Yves Le Déaut, vice-président de la Région, «la Lorraine a perdu 28000 emplois industriels depuis six ans».
Quant à Patrick Weiten, maire de Yutz et vice-président du conseil général de la Moselle, il salue une année 2010 qui commence bien. «ArcelorMittal a choisi une structure sur laquelle s'appuyer
pour ce centreet le Cefasim a une histoire avec l'ancien Usinor», explique-t-il.
Des investissements hors de Gandrange
Et Yutz est décidément gâté, puisque la ville accueillera également deux nouveaux ateliers d'ArcelorMittal
(portes coupe-feu et cintrage) ainsi qu'un pôle multimatériaux. D'aucuns y voient un maire courtisé par le parti présidentiel UMP avant les prochaines échéances électorales- car ces
investissements étaient plutôt attendus à Gandrange.
Justement, le député socialiste Michel Liebgott, qui compte Gandrange dans sa circonscription, n'a pas manqué de rappeler son «insatisfaction profonde» après la
fermeture du site. Il presse ArcelorMittal de mettre rapidement à disposition les terrains abandonnés pour accélérer leur reconversion. Et même s'il «ne veut pas jouer les Cassandre», l'élu
souligne qu'il «est quand même paradoxal de parler de nouveaux emplois (pour les apprentis) chez ArcelorMittal alors que 10000 vont être supprimés en 2010».
Hervé Bourrier n'a pas
évoqué l'avancée de la candidature de Florange pour le captage de CO2. Il ne s'est pas non plus exprimé sur les licenciements ni sur la levée du chômage partiel. Mais selon la CGT mosellane,
ArcelorMittal va suspendre cette mesure imposée depuis huit mois au site de Florange-Hayange. Information à confirmer aujourd'hui en comité d'entreprise extraordinaire.
Article Paru dans LE QUOTDIEN (Luxembourg) - 06/01/2010



J'ai été informé ce matin (par téléphone) par le directeur du site CORUS de Hayange (Colin MacGibbon) de la confirmation des investissements pour le passage au 108 m.
Ce dernier nous a remercié pour notre action déterminée dans ce dossier ô combien essentiel pour notre territoire.
RFF attribue un marché de fourniture de rails à Corus, à Hayange. Pour favoriser l’investissement dans des barres de plus de 100 m.

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