Coopération frontalière

Le covoiturage peut être une solution au problème de saturation du réseau, notamment en direction du Grand Duché de Luxembourg.
De même, en matière écologique et économique, le gain est évident. J'ai pensé utile en conséquence de faire le lien entre mon site internet et celui de www.covoiturage-luxembourg.com qui permet de mettre en relation les personnes intéressées. Pour aller sur le site, cliquez sur le logo.

Michel LIEBGOTT

Vendredi dernier, en Préfecture de Moselle, le Grand duché de Luxembourg et la France ont annoncé la création d’un Groupement Européen de Coopération Territorial, nouveau dispositif, issu de la transposition d’un règlement européen daté du 31 juillet 2006, récemment introduit dans le droit français. Ce nouvel outil va permettre d’accompagner la mise en oeuvre de l’objectif « coopération territoriale européenne », qui constitue le troisième objectif de la nouvelle politique de cohésion pour la période 2007-2013. Le périmètre de ce premier GECT lorrain intègre 4 communes du coté luxembourgeois (Esch-sur-Alzette, Sanem, Mondercange, Schifflange) et 8 du côté français, toutes membres de la Communauté de Communes du Pays-Haut Val d’Alzette, présidée par André PARTHENAY.
Je me félicite de l’avancée rapide de ce dossier pour lequel je me suis largement investi des deux cotés de la frontière, en rencontrant régulièrement les décideurs luxembourgeois (Députée – Maire de Esch-sur-Alzette, ministres luxembourgeois…) et français (Président et Maires de la CCPHVA, Conseiller Général, Conseil Régional…), en intervenant au Palais Bourbon pour hâter la transposition du règlement européen (cf. Intervention  - http://www.michel-liebgott.com/article-16104946.html ).
Avec ce GECT, les élus français et luxembourgeois pourront, dans un cadre juridique précis et avec de nouveaux moyens financiers, travailler sur plusieurs dossiers intéressants les frontaliers au quotidien. Je pense notamment à la mobilité frontalière, à la construction de nouveaux équipements publics, au développement d’une agglomération transfrontalière et pourquoi pas à un ECOPOLIS tel que suggéré dans le désormais très célèbre rapport ATTALI.
Si l’effort d’une ambition commune est louable, si l'unanimité était de mise vendredi en préfecture, il faut tout de même regretter que du coté français, l’investissement financier ne soit toujours pas à la hauteur du milliard d’euro investi par l’Etat luxembourgeois pour le projet Esch-Belval, intégré dans le périmètre du GECT.


Michel LIEBGOTT
Député de Moselle
Maire de Fameck


Question Orale Belval GECT
envoyé par mliebgott

M. Michel Liebgott – Le Luxembourg a lancé en 1996 un ambitieux plan de réhabilitation de ses friches industrielles, notamment sur le site d’Esch-Belval, à la frontière française, dont les travaux ont été confiés à une société à capitaux publics ainsi qu’à Arcelor-Mittal. Le projet a pour ambition de créer un nouvel espace urbain autour de fonctions éducatives, culturelles et commerciales, avec, d’ici à dix ans, la création de 20 000 emplois et la construction de logements pour 5 500 personnes. Rien de tel, malheureusement, du côté français. Un seul petit projet, Belval 2015, a été approuvé dans le cadre du contrat de projet État-région, avec un budget de 26 millions seulement, contre 1 milliard au Luxembourg.

Une mission a été confiée à M. le préfet Lemaire, dont nous attendons les conclusions avec impatience. Celles-ci proposeraient plusieurs formules possibles : opération d’intérêt national, recours à une société d’économie mixte, ou encore à un groupement européen de coopération transfrontalière, structure issue d’un règlement européen de 2006 que nous transposons cet après-midi même. Les communautés de communes du Pays Haut Val d’Alzette ainsi que les quatre communes luxembourgeoises d’Esch-sur-Alzette, Sanem, Mondercange et Schifflange ont signé, le 19 mars 2007, une déclaration d’intention de création de GECT sur la base d’un programme de travail commun autour des problématiques de la mobilité, du développement économique et de l’aménagement des territoires transfrontaliers.

Quelle modalité l’État français a-t-il retenues ? Le GECT est-il une option crédible ? De même, quels moyens financiers seront-ils dégagés pour faire de ces terrains un véritable pôle de développement modèle, notamment en permettant un accès routier et ferroviaire direct du site depuis la France ? J’ai récemment reçu un courrier de M. Bussereau m’informant que l’État ne donnerait pas un centime ; puis, j’ai lu dans la presse que le préfet était prêt à débloquer 8 millions. Quelles sont donc vos intentions ? (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC)

M. Éric Besson, secrétaire d’État chargé de la prospective et de l’évaluation des politiques publiques – Mme la ministre de l’intérieur, qui vous prie d’excuser son absence, m’a chargé de vous transmettre sa réponse, qui porte exclusivement sur la question orale que vous lui aviez transmise.

Le groupement européen de coopération territoriale permet une participation conjointe des États et des collectivités territoriales à des opérations menées sur nos frontières avec les membres de l'Union européenne. La France a soutenu le projet et entend l'appliquer sans réserve. Il nécessite cependant deux adaptations, l’une relative à la coopération dite interterritoriale, l'autre à l'autorisation pour nos collectivités territoriales de conclure des conventions avec des États étrangers dans l'hypothèse de constitution d'un GECT. Ces adaptations figuraient dans le projet de loi relatif à l'expérimentation du transfert de la gestion des fonds structurels européens, adopté par le Sénat en janvier 2007. Compte tenu du calendrier parlementaire, ce projet n'a pu être inscrit à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale, mais ses dispositions ont été reprises dans la proposition de loi de votre collègue Marc-Philippe Daubresse qui sera examinée cet après-midi. La ministre de l’intérieur veillera personnellement à la mise en conformité rapide de notre droit interne avec le règlement instaurant le GECT. En ce qui concerne le projet de GECT entre la commune du Pays Haut Val d'Alzette et quatre communes luxembourgeoises, je vous précise que la coopération transfrontalière franco-luxembourgeoise est régie par les stipulations de l’Accord Karlsruhe, déjà signé et ratifié. De plus, le règlement communautaire relatif au GECT est d'ores et déjà applicable. Enfin, le projet de GECT dans le secteur du Haut Val d'Alzette n'associe pas l'État. Il ne soulève donc aucune difficulté par rapport aux dispositions actuelles du code général des collectivités territoriales. Il est donc possible de constituer dès à présent ce GECT, sans attendre la modification de notre droit interne.

M. Michel Liebgott – J’ai bien entendu cette réflexion juridique. Mais derrière ce texte juridique, il y a une stratégie politique. C’est sur cette stratégie que portait ma question. Il ne suffit pas de créer des groupements, encore faut-il qu’ils soient opérationnels. Par ailleurs, l’État pourrait parfaitement faire partie du GECT s’il en avait la volonté. Ce n’est manifestement pas le cas : M. le Déaut y reviendra tout à l’heure et M. Kert cet après-midi.

lucien-lux-copie-1.JPG Michel LIEBGOTT, avec Christian ECKERT (Député de la VIIème circonscription de Meurthe-et-Moselle), Jean-Pierre FOURNEL (Maire de Longwy) et Jacky ALIVENTI (Conseiller Général du Canton de Fontoy), ont rencontré Jeudi, Lucien LUX, Ministre Luxembourgeois de l’Environnement et des Transports, accompagné de plusieurs collaborateurs techniques et politiques. 
Avec lui, ils ont abordé plusieurs dossiers intéressants le bassin de vie Nord Lorrain. Ils ont notamment évoqué :

  • les difficultés de réalisation du Contournement Routier d’Audun-le-Tiche qui doit permettre d’établir une jonction avec le Grand Duché de Luxembourg et desservir le quartier de Belval ;
  • les dessertes transfrontalières et la mobilité tant par voie de bus que par voie de chemin de fer (CFL / SNCF) et notamment les conséquences administratives, techniques et financières du jugement du Tribunal Administratif de Strasbourg à propos de la requête de la FNAUT s’agissant de la ligne de chemin de fer Fontoy / Audun-le-Tiche ;
  • les éléments de Gouvernance de plusieurs projets de coopération transfrontalière (OIN, GECT) et les difficultés inhérentes à la stratification administrative française ;
  • la nécessité de mettre en œuvre une coordination permanente s’agissant de plusieurs dossiers transfrontaliers ;
  • les conséquences concrètes attendues de la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement en France.

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