Interventions , le Mercredi 21 juillet 2010, extraits :
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(photo : journal "Aujourd'hui en France", du 21.7.10)
Amendement AS 257 -
M. Michel Liebgott. Je tiens tout d’abord à dénoncer l’absurdité de la liaison mécanique entre
les deux bornes d’âge, laquelle pourrait entraîner demain un départ à la retraite sans décote à 70 ou 72 ans.
Il importe que le COR puisse vérifier les conséquences sociales, économiques et financières du relèvement des deux bornes
d’âge et des transferts des dépenses sur les budgets sociaux des collectivités territoriales et, notamment, des départements. Nous proposons que le COR remette, avant le 31 mars 2011, aux
commissions compétentes du Parlement un rapport à ce sujet.
.../... Amendements AS 133 et
AS 264-M. Michel Liebgott. Je suis consterné par les propos
de notre collègue Arnaud Robinet sur l’allongement de l’âge au travail jusqu’à 67 ans alors que, faute de postes disponibles, des lauréats de concours de la fonction publique territoriale ne
trouvent pas de travail. La problématique de l’allongement de la vie active des militaires pose le même type de difficultés. Le Rapporteur connaît, comme moi, les effets nocifs de la
suppression de régiments entiers. Nombre de personnels civils de la défense, notamment, se retrouvent aujourd’hui sans aucune possibilité de reclassement. La conjonction des facteurs
structurels induits par la réforme et de facteurs conjoncturels, tels que la disparition ou le transfert de régiments, va aboutir à une impossibilité totale de reclasser certains personnels.
Les collectivités locales sont déjà sollicitées ! Une fois de plus, l’État, qui les pousse à reprendre des personnels dont il ne veut plus, organise un transfert de ses charges à leurs
dépens.
.../... Amendement
AS 227 -M. Michel Liebgott. Vous nous présentez cette réforme comme
fondamentale pour assurer l’équilibre financier de nosrégimes de retraite sur le long terme, mais c’était déjà le cas en 2003 ! Il s’agit donc simplement d’une réforme comptable – et
faussement comptable comme l’a dit hier notre collègue Alain Vidalies. Or, il est très important de s’inscrire dans le temps.
J’ai dénoncé pour ma part l’utilisation qui a été faite du Fonds de réserve pour les retraites. Tout cela ne règle en
rien la situation à long terme. Les jeunes ont de vraies raisons de s’inquiéter, car la réforme n’assure qu’un financement à très court terme, alors même qu’ils vont avoir des carrières
discontinues. Il faut donc au moins aller jusqu’en 2025. Dois-je rappeler que les études du COR parlaient de
2050 ? Fixer le retour à l’équilibre à 2018 ne permet pas d’assurer une réforme de fond.
.../... Amendement AS 238 - M. Michel Liebgott. Nous ne sommes manifestement pas tout à fait sur la même longueur d’onde. Nous avons le
sentiment que la population est dans une situation d’angoisse et d’incertitude, et pas seulement à propos des retraites. Vous avez contraint les demandeurs d’emploi à être régulièrement
entendus, ce qui n’est d’ailleurs pas toujours possible compte tenu des effectifs de Pôle emploi. Ce que vous exigez des demandeurs d’emploi, nous l’exigeons pour les salariés en
activité.
Rien ne dit que tous les salariés de France iront chercher l’information les concernant, car ils ne disposeront pas de la
même information générale. Il existe, en effet, une grande différence entre celui qui a un plan de carrière et celui qui va de petit boulot en petit boulot. Il est absolument indispensable de
ne pas laisser dans la nature les salariés les plus fragiles, en leur permettant d’accéder à un entretien obligatoire tous les cinq ans. Il s’agit d’un amendement de bon sens, car, comme l’a
dit le ministre, nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve, si la crise va s’aggraver ou se résorber.
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