Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 17:49

ulcosCommuniqué de presse (14/02/2012)

J’ai été informé ce matin par Hervé BOURRIER, PDG d’ArcelorMittal France et Thierry RENAUDIN, Directeur du site de Florange, du non redémarrage de la filière liquide au cours du second trimestre 2012, ainsi que de la prolongation d’arrêt du packaging, au motif d’une conjoncture non suffisante pour envisager une augmentation de la production en Europe où 16 de 25 hauts-fourneaux d’AM sont en activité.

Si ce choix du groupe ArcelorMittal était confirmé lors de son prochain CCE fin février, ce serait de nouveau une très mauvaise nouvelle pour les salariés, pour les très nombreux sous-traitants mais également pour l’outil industriel en arrêt partiel depuis juin 2011 et en arrêt total depuis le 1er octobre dernier, avec l’extinction du P6.

Les inquiétudes des salariés, des syndicats, des entreprises connexes et des élus locaux ne vont malheureusement que grandissantes. Tous craignent pour l’emploi en dépit des accords de chômage partiel qui ne pourront pas être éternels et tous s’interrogent sur l’avenir du projet ULCOS dans un environnement social et économique si fluctuant. Comme les organisations syndicales, je déplore l’absence de stratégie industrielle sur le long terme du groupe AM vraisemblablement plus préoccupé par ses activités minières et boursières que par l’avenir de ses outils de production non côtiers et des ses emplois.

Michel LIEBGOTT

 

 

Par Michel Liebgott - Publié dans : Sidérugie
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Mardi 14 février 2012 2 14 /02 /Fév /2012 16:07

médailles Trans Fensch 02.12Des salariés de la société de transports urbains Trans Fensch se sont vus honorés pour leur nombre d’années de service, jeudi dans les locaux florangeois de l’entreprise. Médailles d’argent de vermeil et d’or ont été remises à des conducteurs-receveurs, chefs d’équipes, contrôleurs… en présence de messieurs Cayuela, président directeur général de Trans Fensch, Delecroix, directeur général du Smitu (syndicat mixte des transports urbains) Thionville Fensch, et Martin, directeur général délégué de Trans ensch, ainsi que des élus. Le député et maire de Fameck, Michel Liebgott, Philippe Tarillon, président de la Communauté d’agglomération du Val de Fensch et maire de Florange, et Marcel Pretto, adjoint au maire florangeois, ont assisté à l’événement, une tradition dans le monde de l’entreprise. (RL du 11.02.12)

 

Par Michel Liebgott - Publié dans : Intercommunalité
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Dimanche 12 février 2012 7 12 /02 /Fév /2012 18:00

anRéunion de la commission des affaires sociales - Mercredi 8 février 2012.

M. Michel Liebgott. En Lorraine, 33 % des investissements étrangers sont allemands, preuve que les entreprises d’outre-Rhin trouvent des conditions favorables de développement, y compris dans ma propre commune avec le groupe ThyssenKrupp. Je ne crois donc pas que la mesure que vous proposez entraînera une augmentation massive de ces investissements.

De surcroît, en Allemagne, le taux de TVA est de 19 %. Chez nous, il serait de 21,2 % si votre projet devait s’appliquer.

Si l’économie allemande se porte bien, c’est aussi parce qu’il existe un véritable dialogue social – le rapporteur pour avis a évoqué les lois dites « Hartz ». Les négociations qui ont eu lieu ont abouti à une certaine modération salariale mais celle-ci était assortie de compensations qui se traduisent aujourd’hui par des augmentations de salaires et un chômage partiel intelligemment pensé.

Sur un plan institutionnel, l’Allemagne diffère également de la France. Chez nous, les régions sont exsangues faute d’autonomie financière alors qu’il n’en est pas de même des Länder. L’État français est hyper-centralisé, comme vous en témoignez encore aujourd’hui, puisqu’à trois mois d’une échéance nationale vous pensez pouvoir régler l’ensemble des problèmes de notre pays par une mesure étatique. C’est dire à quel point vous êtes coupés de la réalité et de la logique économiques ! Alors que le Gouvernement aura changé dans trois mois, pas un patron ne pense que ce type de mesures pourrait changer quoi que ce soit.

Par Michel Liebgott - Publié dans : Travail - Emploi
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Dimanche 12 février 2012 7 12 /02 /Fév /2012 17:53

le-colloque-organise-hier-a-metz-a-mis-en-lumiere-les-lacun.jpgLe collectif de défense des bassins miniers lorrains relance le débat sur l’indemnisation des victimes de dégâts miniers. Des parlementaires appellent à la mise à plat du dossier et à une nouvelle loi après-mine.

 

Empiler les lois les unes sur les autres, ce n’est forcément pas bien pour les sinistrés ! Ne faudrait-il mettre tout cela à plat en créant une nouvelle loi après-mine, simple et claire afin que chacun obtienne une juste réparation des dommages qu’il a subis. » Loris Ravasio est président de l’association des sinistrés du bassin de Piennes-Landres dont certains attendent réparation depuis quinze ans. Un autre, dans le bassin houiller en est à vingt ans d’atermoiements dans son dossier d’indemnisation. Et quand, par chance, l’affaire se conclut, il arrive qu’un propriétaire obtienne 37 000 € d’indemnisation, après avoir engagé quelque 27 000 € de frais de justice accumulés au fil des ans. L’exaspération de l’attente d’un accord, des dossiers interminables qui se prolongent au contentieux avec l’exploitant, quand il y en a un, l’indemnisation des victimes de dégâts miniers « est une affaire qui se complexifie à devenir incompréhensible », a souligné René Drouin, maire socialiste de Moyeuvre, vice-président d’Acom France (Association des communes minières). Le colloque organisé, hier, à Metz par le Collectif de défense des bassins miniers lorrains qui a réuni plus d’une centaine d’élus et représentants d’associations de sinistrés, a mis en lumière les lacunes des lois successives (1999, 2003), et surtout la difficulté de les appliquer. Et ce ne sont pas les conclusions du récent rapport de hauts fonctionnaires sur l’indemnisation des dégâts miniers qui vont arranger les choses. Même si, selon la sénatrice Evelyne Didier (groupe communiste), « on y trouve des avancées. » De fait, le document recommande entre autre de ne pas rouvrir les dossiers antérieurs au 1 er septembre 1998 ce qui ressemble pour Olivier Tritz, conseiller général (PCF - Front de gauche), président du collectif à une « provocation. » Or, cette rétroactivité est une des revendications majeures des associations.

« Mettre l’État au cœur de ce dossier ! »

Les experts, deux avocats spécialisés, présents hier, ont certes évoqué des améliorations à apporter aux textes, notamment du code minier qui place l’État en intervenant de dernier ressort « a lors qu’il est juge et partie. Or c’est l’État qui a accordé les concessions et permis d’exploiter les mines, c’est l’État qui les encadre et les contrôle. Il faut remettre l’État au cœur de la problématique de l’indemnisation », a répété M e Xavier Iochum. Également visé, le FGAO (Fonds de garantie assurances obligatoires des dommages) qui pré-finance les indemnisations et dont la lenteur a été souvent dénoncée. D’aucuns veulent le remplacer par un fonds d’État dédié à l’indemnisation. « Ce n’est pas forcément une bonne idée en cette période de disette de l’État », entend le député-maire socialiste de Fameck Michel Liebgott. Son homologue Jean-Yves Le Déaut (PS) se montre plus offensif. Rappelant que certaines communes y ont également laissé leur budget, il souhaite faire évoluer le système en créant « une autorité de sûreté minière indépendante », comme il en existe une pour le nucléaire. Il veut instaurer la rétroactivité réclamée par le collectif et n’exclut pas « une remise à plat de la loi après-mine. » Avis partagé par la députée européenne Nathalie Griesbeck (MoDem) qui aimerait bien glisser un peu d’Europe dans la gestion de cette problématique. François Marzorati sous-préfet de Thionville, ne pouvait que « réaffirmer la volonté de l’État de prendre en compte la préoccupation des victimes de dégâts miniers. » Une préoccupation qui ne va pas s’éteindre de sitôt.

À l’approche d’échéances électorales, « le collectif de défense compte être présent dans le débat pour que soient prises en compte ses revendications et propositions », a conclu Olivier Tritz.

Bernard KRATZ. 

Par Michel Liebgott - Publié dans : Environnement
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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 11:49

minesLe collectif de défense des bassins miniers organise un colloque, samedi matin dès 8 h 30 dans la salle des délibérations de l’hôtel de Région à Metz. Au cœur des débats : l’après-mines dans la Grande Région, insuffisances et évolutions nécessaires de la législation.

Pourquoi un colloque sur l’après-mines ?

« On a souhaité faire autre chose que des manifestations. Le collectif est considéré comme un interlocuteur privilégié dans le domaine de l’après-mines, qui reste un sujet d’actualité où de nombreux problèmes subsistent. Ce colloque co-organisé avec la Région Lorraine sera un moment d’échanges avec l’objectif de formuler une nouvelle loi après-mines. Car nous ne sommes pas exclusivement tournés vers le passé, regardez ce qui se passe aujourd’hui avec le gaz de schiste… »

Des invités prestigieux ?

« Nous aurons deux avocats spécialisés : Jean-Marc Février, venant de Perpignan et Manuel Gros, de Lille. Deux spécialistes des questions liées au code minier qui ont accepté de participer de manière gracieuse. Nous avons enregistré plus de 130 personnes ayant répondu favorablement à notre invitation. Des politiques de tous bords, bien sûr Jean-Yves Le Déaut, ancien rapporteur de la loi après-mines, Michel Liebgott, corédacteur des amendements dans le cadre de la loi Grenelle II. La député européenne Nathalie Griesbeck a confirmé sa venue. Nous aurons aussi un regard sur la manière dont le dossier a été traité en Sarre. Si l’organisation est différente avec les Länder, on a peut-être davantage un sentiment de réactivité. Enfin, pour nous, il apparaissait fondamental que l’État participe à nos travaux, le préfet de Région sera donc représenté. Quant au déroulement du colloque, j’ai souhaité un mode opératoire laissant largement le public s’exprimer. Ainsi, un temps de réflexion conclura chacune des interventions. »

Pourquoi l’organiser à ce moment précis ?

« D’abord, les élections approchent, c’est le moment de faire entendre notre cause. Ensuite, un rapport très attendu sur l’indemnisation des dégâts miniers a été déposé sur le bureau de Nathalie Kosciusko-Morizet… »

Ce rapport tient-il toutes ses promesses ?

« Il ne va pas jusqu’au bout. Mais on a eu le sentiment d’avoir été écouté. En tout cas, cela nous donne du grain à moudre. Et formuler des propositions pour la prochaine mandature. »

Par Michel Liebgott
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