Article RL - Edition Thionville-Hayange - Mercredi 07 octobre 2009
Article RL - Edition Thionville-Hayange - Mercredi 07 octobre 2009
A l’appel du collectif national « sauvons la poste », des principaux partis de gauche français, élus locaux
et associations, partout en France, ont, du 26 au 03 octobre, organisé une consultation citoyenne sur l’avenir de la Poste dans le cadre du projet de loi visant à la transformation de la Poste en
société anonyme de droit privé.
Dans le cadre de la campagne nationale, le samedi 3 octobre à Fameck, plus de 600 personnes se sont rendues aux urnes pour défendre la Poste, « leur Poste ».
Partout où ce vote a été organisé, le public est venu nombreux. A Thionville, à Algrange, à Nilvange, à Florange, dans le Pays-Haut, à Moyeuvre-Grande, dans la vallée de l'Orne…, partout dans la circonscription de Thionville Ouest, les citoyens sont venus nous dire combien ils étaient attachés à la Poste, combien ils reconnaissaient en elle le symbole du service public à la française.
Je le répète, la mobilisation des citoyens a été massive sur les 10 000 points de votation sur l'ensemble du territoire. Ce succès doit aboutir au référendum sur l’avenir de la Poste que nous demandons. Le Gouvernement et le Président de la République n’ont pas le droit de privatiser la
Poste contre la volonté des citoyens. Ce serait aller à l’encontre de ce que la locution latine bien connue traduit parfaitement : vox populi
vox dei.
Michel LIEBGOTT
Monsieur Michel Liebgott appelle l’attention de Monsieur le Premier Ministre sur le projet de création
d’un « Défenseur des droits ».
Le projet de création d’un « Défenseur
des droits », dont les prérogatives engloberont la défense du droit des enfants, va grandement réduire la protection de ces derniers en diluant la spécificité de leurs problèmes, a alerté la
Défenseure des enfants, Dominique Versini. Cette dernière
a découvert que deux projets de loi examinés le 9 septembre en Conseil des ministres « suppriment l’institution dont elle a la charge, créée par la loi du 6 mars 2000 en tant
qu’Autorité indépendante chargée de défendre et de promouvoir les droits des enfants ».
La Défenseure des Enfants, qui dit n’avoir été « à aucun moment consultée ni auditionnée »,
exprime son « total désaccord » avec ce changement et dénonce « une méthode qui relève de la maltraitance institutionnelle ». Une disposition de l’un de ces deux projets précise le statut, les missions et les pouvoirs du
Défenseur des droits, dont les attributions incluront celles aujourd’hui exercées par le Médiateur de la République, le défenseur des enfants et la Commission nationale de déontologie de la
sécurité.
La
Défenseure des Enfants considère que cette nouvelle organisation va affaiblir la mission de
défense et de promotion des droits de l’enfant et rappelle que l’apport du Défenseure des enfants dépasse le traitement des réclamations et s’inscrit dans une réflexion de société sur les grandes
questions concernant les enfants.
L’Institution du Défenseure des enfants contribue à porter la parole des enfants au plus haut niveau de l’Etat. Elle estime donc que la suppression du Défenseure des Enfants sous la forme décidée par le
Gouvernement marque le recul dans le respect des droits fondamentaux des enfants et va à l’encontre des préconisations du Comité des droits de l’enfant des Nations Unies qui, dans son rapport du
22 juin 2009, a demandé au Gouvernement de « continuer à renforcer le rôle du Défenseure des Enfants ».
Il demande donc au Gouvernement d’expliciter sur la base de quelles logiques il a pris la
décision de supprimer à mi-mandat une autorité indépendante de la République en charge de la défense et de la promotion des droits de l’enfant dont le travail est reconnu unanimement en France et
à l’étranger.
Monsieur le Ministre,
J’ai été interpellé par plusieurs citoyens de mon département à propos des conditions d’abattage des animaux dans l’abattoir CHARAL de Metz. Les images tournées, et notamment relayées sur Internet, montrent un spectacle abominable, profondément choquant pour l’opinion publique.
Le reportage montre en effet que les animaux ne sont, à l’évidence, pas abattus dans le respect de la loi, tout n’étant pas mis en œuvre correctement pour limiter les souffrances des animaux lors des opérations de déchargement, d’étourdissement et de saignées, qu’elles soient rituelles ou non. Plusieurs infractions au Code Rural ont ainsi pu être relevées par l’association L214 qui a déposé plainte pour cruauté envers les animaux.
Je souhaite donc connaître, Monsieur le Ministre, les suites qui vont être données à cette affaire car il est impossible de laisser perdurer de telles pratiques indignes de notre pays qui a inscrit dans sa loi, dès 1976, que les animaux sont des "êtres sensibles".
Dans l’attente de vous lire, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de ma très haute considération.
Permanence Parlementaire
Michel LIEBGOTT
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Tel: 03 82 84 06 06
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