Jeudi 27 juillet 2006 4 27 /07 /Juil /2006 10:45

Par un courrier daté de janvier 2006, Michel LIEBGOTT, Député de la Xème circonscription de la Moselle s’était inquiété auprès du Premier Ministre du peu d’avancée du projet transfrontalier Esch-Belval du côté français. Six mois après, par la plume du Ministre délégué à l’Aménagement du Territoire, Christian ESTROSI, une réponse est enfin été apportée mais elle ne saurait nous satisfaire pour au moins 3 raisons :

-         D’abord parce qu’aucun élément nouveau n’est apporté quant à la structure opérationnelle qui pourrait soutenir le projet du côté français. Au Grand Duché de Luxembourg, la situation est très simple. La société AGORA regroupe l’Etat et ARCELOR et c’est elle qui est en charge de l’aménagement et du développement des différents sites. En France, nonobstant les propos tenus par le Ministre délégué, aucune structure n’est aujourd’hui opérationnelle quand bien même des discussions sont effectivement engagées pour réaliser un projet concerté avec les différentes collectivités territoriales concernées et qu’une mission préfectorale travaille sur le sujet.

-         Ensuite, s’il est vrai que le projet « Alzette 2015 » figure bien dans le volet de négociation confié au Préfet de Région, il est malheureusement à craindre que les moyens financiers ne soient pas à la hauteur des enjeux. En effet, le Premier Ministre vient de leur remettre l’enveloppe de négociation qui, à périmètre constant, accuse une baisse de plus de 10% par rapport aux anciens Contrats de Plan Etat Région couvrant la période 2000-2006. D’ores et déjà, il manque donc 1,381 milliards d’euros à l’échelle nationale. Plus grave, il semblerait, selon les services du Conseil Régional, que la Région Lorraine soit moins bien dotée que les autres régions françaises et surtout qu’il manque 200 millions d’euros par rapport au précédent contrat de plan alors que, chacun en conviendra, les besoins demeurent gigantesques (reconversion industrielle, développement de la recherche, aménagement du territoire, etc.).  

-         Enfin, parce qu’on ne peut que regretter, voire déplorer, l’absence d’implication d’ARCELOR MITTAL en France alors qu’au Grand Duché ce nouveau groupe joue un rôle moteur ! On peut imaginer que les sommes récemment dilapidées (au moins 200 millions d’euros), en frais de communication et d’expertise dans le cadre de la fusion, auraient trouvé une plus grande utilité dans une politique de reconversion territoriale ou dans des investissements productifs. Cette situation traduit donc bien l’incapacité de notre Gouvernement à peser dans le rapport de force avec les sphères industrielles et financières. Il n’a pas su mettre en œuvre une politique volontariste en ce domaine, contrairement à nos voisins Luxembourgeois et Belges qui ont bien mieux su négocier l’actuel tournant industriel.         

 La réalité est donc bien là, les collectivités territoriales ont des projets et des ambitions pour ce site (la Communauté de Communes Pays-Haut Val d’Alzette et la Région Lorraine notamment) mais l’Etat ne semble une fois encore pas en mesure de les suivre. Il faut dénoncer le « tour de passe-passe » du Gouvernement qui multiplie les effets d’annonces quant à ses engagements financiers. Ce qui est vrai pour Alzette 2015 risque malheureusement de l’être tout autant pour le volet Après Mines qui devrait être doté mais probablement moins qu’il ne l’a été.

Par Michel Liebgott - Publié dans : Aménagement du territoire
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Jeudi 20 juillet 2006 4 20 /07 /Juil /2006 09:04

Le projet Esch-Belval, et son pendant français « Alzette 2015 », doivent être les locomotives du re-développement du Nord Lorrain et du Sud Luxembourgeois. C’est en ces termes que Michel LIEBGOTT a introduit une première rencontre transfrontalière réunissant les élus socialistes luxembourgeois (LSAP – PSOL) et français concernés, directement ou indirectement, par les aménagements prévus. Cette rencontre, à l’invitation de Dan CODELLO, conseiller municipal et membre du comité du LSAP Esch et représentant de la Ville d'Esch-sur-Alzette au sein de l'Association transfrontalière, s’est tenue le vendredi 7 juillet dernier au Centre de Recherches Gabriel Lippmann sur le site même d’Esch-Belval. Après une présentation du centre et des ses principales thématiques de recherche (génie écologique, hydro climatologie, science et analyse des matériaux, recherche en équipements automobiles, informatique et systèmes de collaboration), une explication du fonctionnement de la société AGORA et du plan d’aménagement du projet Esch-Belval, les élus luxembourgeois (Georges ENGEL, maire de Sanem et membre du comité du LSAP Sanem, Henri HINTERSCHEID, Echevin d’Esch-sur-Alzette, Fritz REMACKEL, président de la section Eschoise du LSAP, Jeanne BECKER, conseillère municipale et membre du comité du LSAP Esch, Paul WEIDIG, conseiller municipal, membre du comité du LSAP Esch, représentant de la Ville d'Esch-sur-Alzette au sein de l'Association transfrontalière, conseiller municipal et membre du comité du LSAP Esch, représentant de la Ville d'Esch-sur-Alzette au sein de l'Association transfrontalière, et enfin Tammy MULLER, secrétaire du LSAP Esch) et français (Jacky ALIVENTI, Conseiller Général de la Moselle et Maire de Boulange, Hélène BENABENT, Vice-présidente du Conseil Régional de Lorraine, Philippe TARILLON, Maire de Florange, André PARTHENAY, Président de la Communauté de Communes Pays-Haut Val d’Alzette, Serge CARLONI, Maire de Rédange, Philippe DAVID , Conseiller Général de la Moselle et Maire d’Hayange, Dominique MULLER , Adjoint au Maire d’Ottange et Vice-président de la Communauté de Communes Pays-Haut Val d’Alzette et Lucie KOCEVAR , Conseillère Régionale de Lorraine) ont échangé leurs informations et appréciations respectives quant aux objectifs de ce projet. Tous ont reconnu toute l’importance de ce projet dont les incidences porteront bien au-delà des seules communes concernées. La discussion a montré toute la diversité des thèmes que recouvre la réhabilitation de ces friches industrielles transfrontalières. Autour des espaces publics structurants en cours de réalisation (Université du Luxembourg, Centres de Recherches, Centres Administratifs et Financiers, etc.), il convient en effet de traiter toute une série de sujet fortement imbriqués : l’habitat, les transports et les dessertes, les fonctions commerciales, l’insertion paysagère et le traitement urbanistique des centres existants. Ces différents thèmes vont pleinement conditionnés la réussite qualitative du projet dans sa globalité, d’où la nécessité d’y travailler de manière concertée. En conclusion de cette première réunion, Michel LIEBGOTT a évoqué toute l’importance de donner aujourd’hui une forme juridique pour assurer l’aménagement des friches en France. Si du côté luxembourgeois, les choses sont très claires en matière de gouvernance, AGORA regroupant l’Etat et ARCELOR, du côté français, rien ne semble pour le moment opérationnel. Faisant ce constat, Michel LIEBGOTT a indiqué avoir sollicité Jean-Pierre MASSERET (courrier du 22 mai 2006) pour que le Conseil Régional de Lorraine devienne le pilote du développement du projet Alzette 2015 pour lequel il s’est récemment dit prêt à s’investir, notamment dans le cadre des futurs contrats de projet 2007-2013. Sous la responsabilité de Christian ECKERT , Vice-président du Conseil Régional de Lorraine, un groupe de travail incluant les services de la Région, Michel LIEBGOTT, Jacky ALIVENTI, André PARTHENAY et d’autres élus, a été créé à cet effet. Il a également fait la proposition que se poursuive, dès la rentrée, régulièrement et alternativement, ce type d’échanges avec nos amis luxembourgeois. Ils doivent permettre de formaliser des propositions et préparer, à court terme, une rencontre avec Jean-Pierre MASSERET pour engager une dynamique politique autour de toutes les problématiques transfrontalières qui vont bien au-delà du projet Esch-Belval.

Par Michel Liebgott - Publié dans : Coopération frontalière
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Mardi 27 juin 2006 2 27 /06 /Juin /2006 16:11

Question au Gouvernement - Séance du 27 juin 2006

Monsieur le Président, Chers collègues,

Ma question s’adresse à Monsieur le Premier Ministre, et en son absence à Monsieur le Ministre de l’Economie.

 

 

 Ca y est, c’est fait, MITTAL STEEL et ARCELOR ne forment plus qu’un seul groupe. Les actionnaires vont en décider ainsi, il est vrai qu’en 5 mois, ceux-ci auront gagné autant qu’en deux ans. Mais ce n’est pas tant cette issue qui est surprenante, on pouvait la prévoir, c’est la volte-face du Gouvernement qui nous laisse béats d’incompréhensions et d’inquiétudes.

 Il y a à peine 3 semaines, votre Ministre de l’industrie ne répondait-il pas à mon collègue Arnaud MONTEBOURG, « que le projet concurrent SEVERSTAL est amical et sa méthode et bonne, l’industrie ne se résume pas à des batailles boursières : elle concerne des usines, des emplois et permet la création de richesse » disiez-vous. Quel revirement !

 

 

Aujourd’hui, la plus haute autorité de l’Etat, et vous-même, affirmez que cette décision est fondée sur une garantie en ce qui concerne l’emploi et le maintien des centres de recherche. Les 27.000 salariés français d’ARCELOR, les élus locaux des multiples régions concernées : Lorraine, Pays de la Loire, Rhône-Alpes, Nord-Pas-de-Calais, Ile de France, PACA, Bourgogne … aimeraient partager votre optimisme et être parfaitement informés de ce qui le fonde, afin de ne pas être trompés. Vous dites aujourd’hui qu’il y a un vrai projet de groupe qui respecte la gouvernance des deux entreprises. Qu’en est-il exactement ? De quelles garanties disposez-vous pour que dans les années qui viennent ce ne soit pas à nouveau les seuls rendements financiers qui décident de tout, combinant gains de productivité mais aussi restructurations et fermetures de sites au-delà de ce qui est déjà programmé ! Nous vous demandons de la transparence sur les informations que manifestement vous possédez et dont nous ne disposons pas, ni la représentation nationale, ni les élus locaux, ni les salariés et leurs syndicats.

Par Michel Liebgott - Publié dans : Sidérugie
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Mardi 27 juin 2006 2 27 /06 /Juin /2006 09:20

Cinq mois après l’annonce d’OPA de MITTAL STEEL, hier, à Luxembourg, le Conseil d’Administration d’ARCELOR a voté à l’unanimité l’offre révisée de MITTAL STEEL pour créer le leader mondial de l’acier (116 millions de tonnes par an). Le dénouement peut paraître invraisemblable et témoigne pleinement de ce qu’est devenu le capitalisme financier : adieu les politiques industrielles, bonjour les spéculations, les luttes d’influences et les campagnes mêlant dénigrements et rumeurs. On en oublierait presque que derrière ces combats d’actionnaires attentifs aux plus-values et seuls véritables gagnants puisque le cours de l’action a doublé depuis janvier, il y a également des hommes, des salariés qui doivent, plus encore aujourd’hui qu’hier, observer ces manœuvres avec circonspection si ce n’est crainte. Que dire de l’énergie employée par la direction d’ARCELOR pour vanter les qualités de son groupe européen comparativement à ceux de MITTAL, usant de la parabole désormais populaire de l’eau de Cologne et du parfum ! Le 13 juin dernier, il y a à peine deux semaines, Guy Dollé, auditionné par la Commission des Affaires Economiques de l’Assemblée Nationale, n’hésitait pas à dire que MITTAL possédait « un modèle économique et social trop différent de celui d’ARCLEOR pour ne pas poser des problèmes de fonctionnement ». Que dire encore de ces accords au nom d’une prétendue complémentarité industrielle avec le groupe russe SEVERSTAL, hier paré de toutes les vertus et aujourd’hui rejeté au risque de se froisser avec la Russie et sa toute puissance en matière énergétique ! Ce combat et son dénouement avec son coût exorbitant, au moins 100 millions d’euros dilapidés en communication et en conseil en stratégie financière, donnent l’impression d’un grand gâchis. Ces fonds auraient du permettre de l’investissement dans les outils de production seuls capables de générer une vraie valeur ajoutée. Je pense en particulier à la filière liquide dans la vallée de la Fensch dont je continue inflexiblement à dire qu’elle est viable, notamment dans le contexte actuel de forte demande d’acier à l’échelle mondiale. Plus que jamais, comme le rappelle d’ailleurs très justement les syndicats, il est essentiel de rester vigilant quant aux politiques sociale et industrielle qui vont être menées par ce nouveau groupe dénommé ARCELOR-MITTAL. Les premières annonces de la direction, malheureusement peu crédibles si l’on se réfère à ses perpétuels revirements dans cette OPE, n’évoquent pas de plans sociaux et de fermeture de site. Pourtant, comme toujours dans le cadre de ces fusions boursières, il est à craindre, par l’effet des synergies potentielles, des fermetures d’installations avec pour corollaire des suppressions d’emplois ou des départs en retraite non remplacés.

Par Michel Liebgott - Publié dans : Sidérugie
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Lundi 29 mai 2006 1 29 /05 /Mai /2006 15:13

Source: RL 29 mai 2005

Un premier constat fait apparaître une baisse notoire du nombre des adhérents soulignait le président Louis Drockenmuller qui ouvrait l'assemblée générale hier au Molitor à Hayange. « Je ne pense pas que celà soit dû à un manque d'intérêt pour l'association mais aux difficultés à contacter les membres en l'absence de fichiers à jour. Cette assemblée sera l'occasion de remettre les compteurs à jour. Du moins je l'espère. » De nombreuses manifestations sont à mettre à l'actif de la section hayangeoise cette dernière saison tant sur le secteur de Hayange qu'à l'extérieur. Le drapeau ou des délégations ont participé aux assemblées de Neufchef, Ranguevaux, Knutange, Metzervisse, Fameck... La section a également assisté au congrès départemental, à la semaine de la paix avec l'encadrement de scolaires au fort du Hackenberg et au musée de la déportation de Thionville, aux commémorations de l'Armistice, à la journée nationale des morts en Afrique du nord... « Pour conclure je tiens à féliciter les quêteurs bénévoles du 1er novembre et je lance un appel à tous. Si l'on imaginait que chaque membre recueille une adhésion dans sa famille ou ramène un ex-adhérent égaré, le nombre de notre association doublerait... »
Les invités d'honneur, Michel Liebgott, Philippe David et André Montafgné délégué général de Moselle ont chacun fait une courte intervention dans laquelle ils invitaient à ne pas oublier, à transmettre le souvenir et à recruter des jeunes.
A l'issue de la réunion, les membres ont assisté à une messe en l'église saint-Martin puis découvert la plaque du square du Souvenir français à côté de la bibliothèque et procédé à des dépôts de gerbes. C'est toujours un moment agréable et attendu, la remise surprise de distinctions. La tradition a été maintenue avec huit membres mis à l'honneur.
La médaille de vermeil à bélière laurée pour Jean-Paul Karmelita, le vermeil à Roger Poirson, l'argent à Jeanne Eccli et le bronze à Willy Peters. Des diplômes ont également été remis pour leur fidélité à Jean-Maurice Tshemodanov, Jean-Claude et Elise Schlosser, Christian Ruer et Serge Gasparini. Dernière surprise, Alain David a été épinglé de la médaille d'honneur.

Par Michel Liebgott - Publié dans : Thionville Ouest
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