23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 11:42

undefinedSoudain surgit au bout de la rue une gigantesque forteresse noire crachant une épaisse fumée vers le ciel. A peine entré dans Gandrange, impossible d'échapper à l'usine ArcelorMittal. « Presque toutes les maisons ont vue sur elle. Ça pose parfois des problèmes de bruit », relève Michel Bigarré, maire de ce bourg de 2 600 âmes niché dans la vallée de l'Orne. Mais, depuis une semaine, il a d'autres soucis en tête. « Je vais devoir prendre des mesures impopulaires et réduire notre train de vie », prévient-il. Et pour cause : l'usine est - si l'on peut dire - le poumon économique de sa commune. Sur les 2,5 millions d'euros de taxe professionnelle, 1,8 million provient du site. « Pire, toute notre activité économique en dépend. On a bien développé un tissu de PME, mais cela ne va pas suffire pour compenser », concède-t-il.

« On est au bord d'une crise sociale gravissime »

Gandrange, mais aussi Amnéville, Richemont,... toutes les municipalités alentour vivent de cette industrie. Du coup, sans trop d'illusions quand même, les élus attendent le plan que vont préparer d'ici six semaines les syndicats pour sauver l'usine. En début d'après-midi, ils ont rendez-vous avec un cabinet d'experts chargé d'évaluer le coût des investissements. Car tous rejettent en bloc le plan de la direction qui prévoit le reclassement de plus de la moitié des salariés.

« C'est du pipeau ! Ils veulent en envoyer à l'usine de Florange, mais les profils ne correspondent pas, s'insurge Patrick Auzanneau, représentant national CFDT. Dans cette histoire, on oublie aussi les intérimaires et tous les sous-traitants. » Malgré les promesses du groupe, tous craignent de voir, à terme, l'usine fermer. Définitivement. « Comment pourra-t-elle fonctionner si on isole le laminoir à couronnes et à barres, sans train à billettes ? Les coûts de production vont forcément grimper si on fait venir les billettes à 350 km de là. Ce système me semble difficilement rentable », estime Alain Grenaut, ancien directeur général du site.

«On est au bord d'une crise sociale gravissime, prévient Michel Liebgott, député PS de Moselle et président du groupe sidérurgie à l'Assemblée nationale. Si l'usine ferme, je crains l'effet domino. Alors, la moitié de la population sera dans la misère la plus totale». D'autant que la région peut difficilement envisager une reconversion vers d'autres secteurs, notamment le tertiaire. En effet, elle cumule deux handicaps. A une trentaine de kilomètres, le Luxembourg et ses avantages fiscaux attirent tous les entrepreneurs. Quant à installer de nouvelles industries, le coût exorbitant des travaux de dépollution que réclame l'état des sous-sols refroidit les plus audacieux.

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Published by Michel Liebgott - dans Sidérugie
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