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Communiqué de presse transmis le 17/04/08 suite à l'article du RL du même jour
A défaut d’annonces positives du côté de l’usine de Gandrange, il faut tout de même se féliciter aujourd’hui des annonces d’ArcelorMittal en matière
d’investissements sur le site intégré Hayange-Florange pour « sécuriser son avenir ». Par la voix de Henri BLAFFART, que j’ai récemment rencontré en présence de la Chaîne Parlementaire
qui consacré un de ses reportages à la sidérurgie, ArcelorMittal prévoit en effet d’investir 330 millions d’euros d’ici à 2012, dans la chaîne de production, de l’amont à l’aval, de la filière
liquide, notamment dans la réfection des hauts-fourneaux, jusqu’au revêtement des produits plats.
Quand bien même ces investissements sont conditionnés par des gains de gestion à hauteur de 150 millions d’euros,
cette annonce est la confirmation que le marché de l’acier demeure à ce jour porteur, ArcelorMittal fixant comme objectif de production 3 millions de tonnes par an d’ici à 2012. La direction, en
ambitionnant de faire de cette usine un pôle d’excellence, notamment en matière administrative et commerciale, pour les produits plats en Europe, indique surtout qu’une poursuite des activités
sur ce site bien au-delà de 2012 devient possible alors que d’autres prévoyaient, il y a peu encore, une fermeture pure et simple. Il est vrai que ce site, colonne vertébrale de la vallée de la
Fensch, possède des nombreux atouts (compétences des salariés, qualité des produits, proximité géographique des marchés) s’agissant des aciers plats. Le leader mondial de la production d’acier
peut et doit les valoriser. C’est d’ailleurs ce que les élus locaux et les partenaires sociaux n’ont cessé de rappeler ces dernières années.
Alors que se tient aujourd’hui à Paris le "MEM" ("Major economies meeting") consacré aux possibilités de réduire
les émissions de gaz à effet de serre (GES) par secteurs de production (sidérurgie, ciment, électricité...) et aux transferts des technologies propres, la problématique des quotas de CO² demeure
toutefois en suspend. Elle aura, au final, même si Henri BLAFFART élude la question pour le moment, une importance capitale dans le processus décisionnel d’ArcelorMittal. D’ores et déjà, le
Gouvernement français, contrairement à 2007, doit anticiper et prévoir des attributions en conséquence pour le PNAQ 3. J’y serai, comme je l’ai été par le passé, extrêmement
vigilant.
Le confortement de l’usine, de ses 2800 emplois
directs, des entreprises connexes, passe par ailleurs, comme l’évoque Henri BLAFFART, par la réussite de la transition générationnelle qui va concerner 40% de l’effectif durant les 4 prochaines
années. Celle qui a fait cruellement défaut à Gandrange. La création d’un centre de formation, disposant de moyens importants, est donc plus que jamais nécessaire. En partenariat avec
ArcelorMittal et l’ensemble des groupes industriels sidérurgiques implantés en Lorraine, c’est à ce chantier que les collectivités locales, au premier rang desquelles, és qualité la Région,
doivent s’atteler au plus vite.
Car, et c’est un paradoxe au
regard des évènements de Gandrange, l’offre d’emplois dans le domaine de la sidérurgie et de la fonderie, au niveau national et européen, progresse plus vite que la demande. Il y a donc un
travail en profondeur à mener, pour rendre ces métiers attractifs pour les jeunes, pour les faire connaître et en donner une image plus qualitative. Ce fut d’ailleurs l’une des conclusions du
groupe d’études Sidérurgie et Fonderie de l’Assemblée Nationale que je préside et qui s’est réuni hier à Paris.
Permanence Parlementaire
Michel LIEBGOTT
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