Michel LIEBGOTT,
un Député à votre écoute !
10ème Circonscription de la Moselle - Cantons d'Algrange,
Hayange, Fontoy, Florange et Moyeuvre-Grande
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Dernière Question Ecrite ayant fait l'objet d'une réponse ministérielle
Question publiée au JO le : 29/07/2008 page : 6510
Réponse publiée au JO le : 06/01/2009 page : 131
M. Michel Liebgott attire l'attention de Mme la ministre de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative sur l'institution d'un ordre national des infirmiers. Avec l'entrée en vigueur de la loi du 21 décembre 2006, les personnels infirmiers doivent désormais adhérer à l'ordre national des infirmiers en s'acquittant d'une cotisation. Les infirmiers diplômés d'État exercent selon les règles du Code de la santé publique et selon les règles établies par les conventions collectives. Selon le syndicat CFDT, l'instauration d'une structure ordinale n'apportera que des pressions disciplinaires ou déontologiques supplémentaires. Le faible taux de participation à l'élection à l'ordre infirmier (13,73 %) explique d'ailleurs probablement le mécontentement des infirmiers face à cette loi. Le syndicat réclame donc l'abrogation ou du moins l'aménagement de cette loi : l'obligation d'adhésion et de cotisation pour pouvoir exercer doivent être supprimées. Il demande au Gouvernement de bien vouloir lui faire connaître ses intentions sur ce sujet.
Instauré par la loi n° 2006-1668 du 21 décembre 2006, l'ordre professionnel des infirmiers groupe obligatoirement tous les infirmiers habilités à exercer leur profession en France, à l'exception de ceux régis par le statut général des militaires. Chargé d'une mission de service public, l'ordre assure la défense et la promotion de toute la profession infirmière quel que soit le mode d'exercice des professionnels. Véritable structure au service de la profession infirmière mais également des usagers, l'ordre dispose d'un champ d'action important. Il étudie notamment les projets ou questions qui lui sont soumises par le ministre chargé de la santé concernant l'exercice de la profession. Il participe également au suivi de la démographie infirmière. Il a en outre, en lien avec la Haute Autorité de santé, un rôle à jouer dans la définition des recommandations ainsi que dans l'évaluation des pratiques professionnelles. Il organise la profession dans le cadre d'une mission de service public que l'État lui a déléguée. Ainsi, les missions confiées à l'ordre national des infirmiers et les règles préexistantes pouvant régir la profession n'ont pas vocation à se chevaucher mais à se compléter afin d'assurer de manière plus cohérente et efficace la promotion et la défense de l'ensemble de la profession infirmière. Une cotisation ordinale fixée annuellement par le Conseil national de l'ordre, obligatoirement versée par chaque personne physique ou morale inscrite au tableau de l'ordre, est prévue afin de permettre à l'ordre d'assumer son fonctionnement et de garantir son indépendance. Cette cotisation est ainsi un préalable indispensable à l'accomplissement effectif des missions confiées à l'ordre. Conscient des craintes liées au montant de la cotisation, le ministère chargé de la santé réfléchit à des solutions dont il conviendra de discuter avec les professionnels afin que, le moment venu, ce montant reste dans des limites raisonnables.
Monsieur le Préfet,
Le 04 avril dernier, la société ArcelorMittal, en refusant le contre-projet industriel défendu par les organisations
professionnelles, a confirmé sa volonté de fermer deux des trois entités industrielles du site de Gandrange, en l’espèce l’aciérie électrique et le TAB.
Le leader mondial de l’acier a confirmé que cette restructuration industrielle ne se traduirait pas par des « licenciements secs »,
puisqu’une offre d’emploi, sur les sites de Florange ou de Schifflange, sera proposée à tous les salariés du groupe.
Au-delà de la perte d’emplois industriels pour notre bassin de vie, de l’ordre de 470 si l’on tient compte du nouveau plan d’investissement récemment annoncé par la direction
d’ArcelorMittal, c’est à présent la question de l’impact sur la sous-traitance et sur l’emploi intérimaire, mais également l’aide au tissu économique et commercial local concerné, qui doit nous
préoccuper.
Quand bien même ArcelorMittal organise une redistribution des emplois dans son propre périmètre pour
éviter des licenciements, la société est tenue, au regard de la loi, de contribuer à la revitalisation du bassin d’emploi. Les articles R 321-17 et R 321-23 du code du travail stipulent en effet
qu’il appartient au Préfet d’apprécier le déséquilibre du bassin d’emploi en tenant compte notamment du taux de chômage et des caractéristiques socio-économique de l’espace géographique impacté,
mais également des effets de la restructuration sur les autres entreprises de ce ou ces bassins d’emplois. L’ensemble des mesures compensatoires à imaginer et à engager doit faire l’objet d’une
convention entre le représentant de l’Etat et la direction d’ArcelorMittal France.
A deux reprises déjà depuis
l’annonce de la fermeture de l’aciérie et du TAB, vous avez réuni les différentes parties intéressées (entreprise, organisations syndicales, élus locaux, services de l’Etat), pour connaître
l’avis de chacun et pour tenter d’infléchir la décision de fermeture.
Aujourd’hui, alors que nous entrons dans
une nouvelle phase réglementaire, et afin de poursuivre la démarche de concertation que vous avez initiée, je crois utile que vous réunissiez de nouveau les mêmes participants pour évoquer la
question de la revitalisation économique du bassin (au regard des conséquences pour la sous-traitance et les emplois intérimaires, y compris pour le site de Florange) et les mesures
compensatoires que vous comptez demander à l’industriel.
Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de
croire, Monsieur le Préfet, en l’expression de ma très haute considération.
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