Partager l'article ! Qui va payer les pots cassés de la crise financière ?: La session ordinaire de l’Assemblée Nationale débute aujourd’hui dans un climat de ...
La session ordinaire de l’Assemblée Nationale débute aujourd’hui dans un climat de
tension généralisée. L’économie de l’irréel va très mal, celle du réel aussi. L’effondrement de la bourse et le gel du marché du crédit risquent de contaminer toutes les activités économiques,
alors les Etats sont appelés à la rescousse pour tenter de juguler un effet domino aux effets dévastateurs.
Le vrai risque est là ! Moins de crédits, c’est moins d’investissements et moins d’investissements c’est moins d’emplois, c’est encore plus de précarité dans une période déjà difficile pour
nos populations. La confiance est incontestablement atteinte. Les excès du capitalisme financier, l’absence de régulation à l’échelle européenne et planétaire, l’appât effréné du gain, la
politique du court terme et l’oubli de l’homme mettent l’ensemble du système au bord du précipice.
La France et la plupart des pays européens ne sont pas épargnés par la crise. Il ne s’agit pas seulement d’une crise américaine liée aux « subprimes ». Nous avons affaire à une crise mondiale, à un cancer latent que les politiques ultralibérales, dont celle de Nicolas SARKOZY, ont
malheureusement favorisé.
L’Etat français, via notamment la Caisse des Dépôts et Consignations, a ainsi été obligé d’injecter 3 milliards d’euros pour sauver la banque franco belge DEXIA. Des rumeurs courent désormais à
propos de NATIXIS, filiale de la Caisse d’Epargne. Il y a donc lieu de s’inquiéter mais pas de paniquer car il est vrai tout de même que le système bancaire français demeure
solide.
Dans ce contexte, le Premier Ministre annonce vouloir "réaffecter" les excédents de la collecte du livret A, fortement prisés alors que les placements
spéculatifs s’effondrent, au financement de l'économie alors qu’ils sont censés financer la création de logements sociaux. Autant dire, une fois encore, que ce seront les mêmes qui trinqueraient.
Je le dis clairement, tout ceci est inacceptable. On ne peut pas demander plus de sacrifices à notre population qui souffre déjà tant, pendant que Nicolas SARKOZY a fait preuve d’une immense
« générosité » envers ceux qui sont à la base de cette faillite généralisée de l’ultralibéralisme, au travers du bouclier fiscal et d’autres mécanismes extrêmement coûteux pour la
collectivité. Ces choix dramatiques et inefficaces pour notre économie (heures supplémentaires défiscalisées, intéressement et participation qui se substituent aux revenus du travail…), déjà en
proie à de grandes difficultés avant même l’effondrement de septembre, ont littéralement annihilé toutes nos marges de manœuvre budgétaire.
Il faut le dire et le redire : le paquet fiscal a été une véritable faute politique ! La première solution pour retrouver des moyens à « réaffecter » à ceux qui en ont le plus
besoin serait de le supprimer, en même temps que toutes les niches fiscales. De même, et plus que jamais, nous devons soutenir les PMI/PME qui seront durement touchées par un rétrécissement des
conditions d’accès au crédit.
La session parlementaire qui débute aujourd’hui va principalement porter sur l’examen du budget de l’Etat et la Sécurité Sociale pour l’année 2009. A ce
propos, il est à craindre, que sans inflexion de la politique gouvernementale, celui-ci n’aggrave encore plus la situation. Car c’est un véritable florilège de suppressions de postes et de
hausses des taxes qui s’annonce. Personnellement, après avoir suivi et m’être opposé aux principaux textes défendus par ce Gouvernement depuis le début de cette
législature :
Permanence Parlementaire
Michel LIEBGOTT
2 rue Diderot
BP 70035
57293 FAMECK CEDEX
Tel: 03 82 84 06 06
Fax: 03 82 84 66 88
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