Partager l'article ! L’an I des promesses de Nicolas Sarkozy à Gandrange: Rappelez-vous, il y a un an ! ...
Rappelez-vous, il y a un an !
Il y a an de cela, jour pour jour, Nicolas SARKOZY, tel le chevalier blanc, venait à Gandrange le panier plein de bonnes intentions, en réponse à l’annonce d’ArcelorMittal de supprimer d’ici à
mars 2009, 575 emplois à l’aciérie, au Train A Billettes (TAB) et au moins autant dans la sous-traitance.
Il s’engageait alors « à faire prendre en charge par l’Etat tout ou partie des investissements nécessaires pour maintenir le site en activité ». Répétant à hue et à dia, qu’il mettrait tout en œuvre pour sauver Gandrange, son premier échec a été de ne pas avoir convaincu le magna de l’acier de revenir sur sa décision et d’entendre les contre-propositions des organisations syndicales.
Dès avril, son aveu d’impuissance était patent. Pourtant, il ne pouvait s’arrêter là et reconnaître l’indicible pour lui : « Je n’ai pas réussi ». Alors il est parti dans la surenchère, multipliant et inventant des compensations de revitalisation qui résonnent désormais comme autant de tromperies. Rappelez-vous, POWEO et ses centrales ! Rappelez-vous, le centre de formation pour mieux préparer la transition professionnelle ! Rappelez-vous le plan d’actions et de mesures d’ampleur pour aider la sous-traitance ! Depuis avril 2008, son silence est assourdissant. Et pourtant, n’avait-il pas dit qu’il reviendrait s’expliquer devant les salariés ? Ils l’attendent toujours. Une promesse de plus non tenue.
Et puis, alors qu’ArcelorMittal venait d’annoncer, un mois auparavant, un
nouveau plan de départ volontaire de 1400 emplois en France (soit 7% de ses effectifs nationaux), le 13 janvier dernier, en Préfecture de Moselle, le Préfet organisait enfin, une réunion de
présentation des travaux du Cabinet DEMETER, de la convention de revitalisation imposée par la loi de modernisation sociale et de la convention d’ancrage territorial, alors que personne (élus
locaux, parlementaires, syndicats) n’avait été consulté préalablement. A croire, qu’il ne fallait pas nous entendre !
Au-delà de la forme, sur le fond, le compte n’y est pas du tout !
Bref, c’est une affaire totalement bâclée qui répond uniquement à la volonté de Luc CHATEL de voir conclu ces
conventions (Luc CHATEL viendra signer les conventions demain en Préfecture à 18h15) pour que le Président de la République puisse dire : « Gandrange c’est terminé, affaire
réglée ! », mais également à celle d’ArcelorMittal de minimiser l’impact financier des compensations, de peur de faire de Gandrange un cas de jurisprudence qu’elle devrait appliquer
pour d’autres sites.
Et bien non, nous ne pouvons pas nous satisfaire de mesures minimalistes gravées dans un marbre friable. Les organisations syndicales, les élus locaux, ont d’ailleurs tous écrit au Préfet pour qu’une inflexion significative soit apportée à ces conventions, pour qu’elles soient plus qu’une simple litanie d’intentions.
Depuis plusieurs années, je travaille régulièrement avec toutes les
organisations syndicales d’ArcelorMittal (CFDT, CGT, CFTC, CFE/CGC) et d’autres sociétés métallurgiques. Ensemble, nous défendons la sidérurgie lorraine en laquelle nous n’avons jamais cessé de
croire.
04/02/09 - Devant l'usine de Gandrange, avec Aurélie FILIPPETTI et des militants syndicaux de la CFDT, pour la pose d'une plaque de marbre gravée des promesses non tenues par le
Président de la République
04/02/09 - Avec des délégués CGT Arcelor Mittal pour analyser le contenu des conventions et faire le point de la situation sociale de l'entreprise
Permanence Parlementaire
Michel LIEBGOTT
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