Sidérugie

d-put--3-4387.JPGIntervention de Michel LIEBGOTT lors de la cérémonie de pose de la première pierre (vendredi 22 janvier 2010)

Mesdames et Messieurs,
Dans tous les domaines, il ne faut jamais désespérer ! Il ne faut jamais se résigner ! Il faut toujours se battre et défendre ce que l’on croît utile à nos populations, à notre territoire et à nos entreprises !
Ce qui nous rassemble aujourd’hui, ici à Nilvange, mais aussi un peu à Hayange car l’usine est sise sur les deux communes, bref au cœur du berceau historique de la sidérurgie française, en est la parfaite illustration.
Au printemps 2008, en plein dans la double crise de Gandrange et des débordements de la Fensch, c’est avec les organisations syndicales (que je rencontre régulièrement à propos des questions sidérurgiques) que nous avons abordé, ensemble, cette question essentielle pour la compétitivité de l’usine, en l’espèce le passage à la grande longueur, de 80 à 108 m.
J’ai été doublement convaincu sur ce sujet
- par l’avis éclairé d’organisations syndicales parfaitement unies sur ce sujet, 
- et par le directeur de l’usine, Monsieur MCGIBBON (avec qui je partage la passion du vélo), qui m’a expliqué dans le détail, et dans un français qui force l’admiration, toute l’importance de ne pas se reposer sur l’existant mais bien de préparer l’avenir de cette usine.

Et son avenir c’est bien le passage à la grande longueur tout en préservant la qualité de ses productions, mondialement reconnu, notamment pour les rails du TGV. Alors oui, puisque nous sommes juste au-dessus de la Fensch, ce dossier n’aura pas été un long fleuve tranquille !
Dès juin 2008, j’ai interpellé Ratan TATA. Celui-ci m’a répondu et confirmé l’intérêt stratégique pour son groupe de cet investissement, non sans oublier d’ajouter qu’il fallait des garanties commerciales de ses clients, et tout particulièrement de Réseau Ferré de France (son principal client), pour engager cette dynamique.

Bref, il fallait à l’entreprise de la visibilité sur ses contrats, en temps, en volume, pour se lancer. 
A partir de là, tout s’est enclenché,
- le contact avec Philippe VARIN, devenu depuis PDG de Peugeot ;
- la rencontre avec Phyl DRYDEN, le DG des produits longs de CORUS venu tout spécialement du Royaume-Uni ; 
- la rédaction de 3 courriers à la Ministre de l’Economie Christine LAGARDE au cours de 2009,
- mes sollicitations incessantes auprès de son Cabinet ;
- l’intervention auprès du Président de la République en août 2009;
- celle auprès du Directeur de Réseau de Ferré de France ;
- celle auprès du PDG de la SNCF ;

 

Malgré cet intense travail de lobbying, au cours de l’été 2009, je dois le confesser : « nous avons commencé à douter », puisque la décision du Conseil d’Administration de reconduire le contrat (après 2 moratoires depuis fin 2008) tardait à être prise.
Et puis finalement, le jeudi 15 octobre dernier au petit matin, j’ai été informé par un fax signé par le Président de Réseau Ferré de France, juste avant que le Président de la République ne revienne à Gandrange dans les conditions que chacun d’entre vous connaît parfaitement désormais, que le contrat avec CORUS avait été signé pour un montant de 351.1 millions d’euros HT.

Ce résultat n’est pas celui d’un jeu politique, d’un jeu de compensations malvenues.

Gandrange est un sujet…. CORUS RAIL en est un autre !
Si nous sommes aujourd’hui réuni pour poser la première pierre, c’est grâce à la qualité du travail des salariés, des techniciens, des ingénieurs de CORUS RAIL qui font la démonstration depuis de nombreuses années qu’ils sont les meilleurs dans leur domaine ! C’est aussi le résultat de l’acharnement des dirigeants locaux, des organisations syndicales à défendre leurs sites, leurs emplois, leurs compétences, pour le plus grand bien de notre territoire si durement éprouvé par les crises successives mais qui croit encore et toujours en son avenir industriel !
C’est à eux que je veux très simplement dire merci !

 


rl-side-synd-jnvier.JPGArticle RL - 13/01/2010
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centre-de-formation-pierre.jpgCe centre de formation, dont l'ouverture est fixée à la rentrée 2010, figure parmi les engagements d'ArcelorMittal en faveur de la revitalisation du nord de la Moselle après la fermeture du site de Gandrange en mars 2009./ De notre journaliste Camille Leroux

Si la sidérurgie lorraine a un pied dans la tombe à Gandrange, elle pourrait renaître à Yutz. «La sidérurgie a de l'avenir en Lorraine», c'est le leitmotiv sur lequel s'accordaient la direction d'ArcelorMittal France et l'aréopage d'élus locaux réunis hier sur le futur emplacement du centre de formation, à deux pas du Cefasim, le centre de formation aux métiers de l'industrie et de la métallurgie. Pour Hervé Bourrier, directeur général d'ArcelorMittal France, «cela démontre la volonté d'ArcelorMittal d'être partenaire du développement de la Lorraine et de préparer l'avenir des jeunes pour des produits toujours plus performants, innovants et propres».
La formation en alternance instruira 120 apprentis pour des débouchés promis au sein d'ArcelorMittal ou dans les 500 entreprises industrielles mosellanes. Un investissement de 1,5 million d'euros largement salué par les élus et le sous-préfet de Thionville. C'est un «excellent signal qui conforte la vocation industrielle du territoire» pour Bertrand Mertz, maire de Thionville. Il faut dire que, comme le rappelle Jean-Yves Le Déaut, vice-président de la Région, «la Lorraine a perdu 28000 emplois industriels depuis six ans».
Quant à Patrick Weiten, maire de Yutz et vice-président du conseil général de la Moselle, il salue une année 2010 qui commence bien. «ArcelorMittal a choisi une structure sur laquelle s'appuyer pour ce centreet le Cefasim a une histoire avec l'ancien Usinor», explique-t-il.


Des investissements hors de Gandrange

Et Yutz est décidément gâté, puisque la ville accueillera également deux nouveaux ateliers d'ArcelorMittal (portes coupe-feu et cintrage) ainsi qu'un pôle multimatériaux. D'aucuns y voient un maire courtisé par le parti présidentiel UMP avant les prochaines échéances électorales- car ces investissements étaient plutôt attendus à Gandrange.
Justement, le député socialiste Michel Liebgott, qui compte Gandrange dans sa circonscription, n'a pas manqué de rappeler son «insatisfaction profonde» après la fermeture du site. Il presse ArcelorMittal de mettre rapidement à disposition les terrains abandonnés pour accélérer leur reconversion. Et même s'il «ne veut pas jouer les Cassandre», l'élu souligne qu'il «est quand même paradoxal de parler de nouveaux emplois (pour les apprentis) chez ArcelorMittal alors que 10000 vont être supprimés en 2010».
Hervé Bourrier n'a pas évoqué l'avancée de la candidature de Florange pour le captage de CO2. Il ne s'est pas non plus exprimé sur les licenciements ni sur la levée du chômage partiel. Mais selon la CGT mosellane, ArcelorMittal va suspendre cette mesure imposée depuis huit mois au site de Florange-Hayange. Information à confirmer aujourd'hui en comité d'entreprise extraordinaire. 

Article Paru dans LE QUOTDIEN (Luxembourg) - 06/01/2010

P1010320-copie-1.jpgCi-contre: Michel LIEBGOTT avec le DG des produits longs de CORUS, le britannique Phyl DRYDEN en juillet dernier

Après la signature d’un contrat de 350 M€ avec Réseau Ferré de France, filiale de la SNCF, Corus annonce officiellement un investissement de 35 M€ dans son usine de production de rails, à Hayange.

Ce contrat majeur avec la SNCF nous donne la confiance d’investir dans notre usine de Hayange.» Gérard Glas, PDG de Corus Rail France SA, se félicite de pouvoir lancer l’investissement de 35 M€ dans l’usine de production de rails de Hayange. Une somme qui doit permettre d’installer dans la vallée de la Fensch les technologies nécessaires pour produire des rails de 108 mètres de longueur. «Etre en mesure de produire des rails de 108 m nous ouvre de nouvelles opportunités et nous place dans une meilleure position pour répondre à la demande croissante en lignes de chemin de fer à grande vitesse. D’ici 2011, nous ferons partie de la poignée de fabricants dotés d’une telle capacité au niveau mondial », assure encore Gérard Glas.

La décision du groupe Corus, deuxième aciériste d’Europe, filiale de l’Indien Tata Steel, était quasiment acquise dès lors que Réseau Ferré de France (RFF), filiale à 100 % de la SNCF, confirmait la signature du contrat de 350 M€ pour la fourniture de rails à la SNCF, pour le renouvellement et la maintenance des voies ferrées du RFF pendant une période pouvant aller jusqu’à 6 ans (lire RL du 16/10/2009). Ce contrat porte sur une période initiale de quatre ans avec une option de reconduction sur deux années supplémentaires.

Travaux dès janvier

Les études d’ingénierie déjà réalisées à l’usine d’Hayange devraient permettre de démarrer la modernisation dès janvier 2010. Au plus fort des travaux, jusqu’à 400 personnes, ingénieurs, concepteurs, mécaniciens, électriciens, automaticiens, experts en génie civil travailleront sur le site. «C’est le plus gros investissement depuis plus de dix ans. Il nous rendra plus compétitifs et assurera l’avenir de l’usine et de ses salariés pour plusieurs années », salue Colin McGibbon, le directeur de l’usine.
Le laminoir d’Hayange emploie 440 personnes et fournit dans le monde entier des rails allant jusqu’à 80 m de longueur. L’investissement permettra d’augmenter la production de 300 000 à 340 000 tonnes par an. Les blooms, qui servent à fabriquer ces rails, viennent d’Angleterre. «C’est une très bonne nouvelle pour la vallée de la Fensch et pour la Lorraine. Elle rendra ce site encore plus compétitif », s’est aussi félicité le député-maire (PS) de Fameck, Michel Liebgott, qui s’est beaucoup investi pour soutenir cet investissement.
B. K.

corus.jpgJ'ai été informé ce matin (par téléphone) par le directeur du site CORUS de Hayange (Colin MacGibbon) de la confirmation des investissements pour le passage au 108 m. Ce dernier nous a remercié pour notre action déterminée dans ce dossier ô combien essentiel pour notre territoire.
 
C'est donc une très bonne nouvelle, pour la vallée de la Fensch en particulier et pour la Lorraine en général.
 
Cette décision, rendue possible par la signature du contrat de 350 millions d'euros avec Réseau Ferré de France, pour laquelle je me suis particulièrement investi, sollicitant tous les niveaux décisionnels dans ce dossier (Etat, Tata Steel, RFF...), va permettre de développer le site de Hayange, le rendant ainsi plus compétitif qu'il ne l'est déjà aujourd'hui.
 
Dans la période de marasme économique que nous traversons, impactant tout particulièrement les domaines industriels, il s'agit également d'une très bonne nouvelle pour l'emploi qui sera conforté sur ce site. 

Communiqué de Presse de CORUS 


Corus a annoncé ce jour un investissement de 35 millions d’euros dans son unité de production de rails d’Hayange en Lorraine. Cet investissement a été décidé après la confirmation de la signature par Corus d’un contrat d’environ 350 millions d’euros pour la fourniture de rails, à la SNCF, pour le renouvellement et la maintenance des voies ferrées d’RFF (Réseau Ferré de France), pendant une période pouvant aller jusqu’à six ans. Ce contrat porte sur une période initiale de quatre ans avec une option de reconduction sur deux années supplémentaires. L'investissement Corus permettra d'améliorer le rendement de l'usine mais surtout de mettre en place les technologies nouvelles nécessaires pour produire des rails de 108 mètres de long. Gérard GLAS, Président Directeur Général de Corus Rail France SA, a déclaré : « Etre en mesure de produire des rails de 108 m de long nous ouvre de nouvelles opportunités et nous place dans une meilleure position pour répondre à la demande croissante en lignes de chemin de fer à grande vitesse. D’ici 2011, nous ferons partie de la poignée de fabricants dotés d’une telle capacité au niveau mondial. » « Ce contrat majeur avec la SNCF nous donne également la confiance d’investir dans notre usine d’Hayange. » Les études d’ingénierie déjà réalisées à l'usine d'Hayange permettront de démarrer les travaux de modernisation dès janvier 2010. Au plus fort des travaux, jusqu’à 400 entrepreneurs - ingénieurs concepteurs, mécaniciens, électriciens et automaticiens, experts en génie civil - seront appelés à travailler ensemble sur les différents chantiers. Colin McGibbon, directeur de l’usine d’Hayange, a déclaré : « Il s’agit du plus gros investissement sur le site depuis plus de dix ans, et c’est une excellente nouvelle pour nos employés, leurs familles et la région toute entière. « Cet investissement nous rendra plus compétitifs, il permettra d’assurer l’avenir de l’usine – et de pérenniser la main d’oeuvre – pour plusieurs années. » Le laminoir d'Hayange, qui emploie 440 personnes, fournit actuellement des rails de chemin de fer et de tramways aux sociétés ferroviaires du monde entier, et principalement en Europe. Le laminoir est actuellement capable de produire des rails allant jusqu'à 80 m de long. Outre une amélioration du rendement et du niveau de qualité, l’investissement va permettre de faire passer la production du site de 300.000 à 340.000 tonnes par an.

 

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4, rue Jacques Tourneur
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