Cohésion Sociale

Ada Repas 11.11Durant plusieurs mois, l’Association temps libre au féminin (Atlaf) du Konacker était en sourdine.

En fait depuis le décès brutal de sa présidente Ada Cianfaglione, au printemps dernier. Tout le monde garde un souvenir ému de cette figure emblématique du bénévolat, présidente de l’Atlaf pendant plus de trente ans. Durant un moment, il a même été question de voir l’association disparaître. Après réflexion, Yvonne, la fille de la défunte, a accepté de reprendre le flambeau de sa maman afin de poursuivre son œuvre. Dimanche, salle Mazzini, c’était la première manifestation officielle de l’association ainsi remaniée. Avant que chacun s’attable pour un repas dansant, tous ont eu une pensée pour celle qui n’est plus mais qui aura fait beaucoup pour l’association. Avec beaucoup d’émotion dans la voix, Yvonne a remercié l’ensemble des personnes présentes tout en s’excusant de ne pas avoir pu répondre favorablement à l’ensemble des demandes pour cette rentrée. « C’est avec beaucoup d’émotion que je vous reçois, avec le comité,, aujourd’hui dans cette salle. Je pense que Maman qui, je l’espère, nous voit de là où elle se trouve, sera contente que nous continuions son œuvre, a-t-elle dit. Je tiens à remercier pour leur présence parmi nous Michel Liebgott, ainsi que le maire Philippe David et les élus qui m’ont encouragée à poursuivre le chemin tracé par ma maman. Je ne serais sans doute pas en mesure de faire comme elle mais sachez qu’avec le soutien des membres du comité, nous essaierons toujours de vous apporter satisfaction. J’en profite justement pour saluer l’ensemble des membres du comité. Je leur dis merci pour le travail accompli, et je compte beaucoup sur eux." Après ces paroles qui ont touché l’auditoire, elle a laissé le soin à Williams d’animer la partie musicale et comme à chaque fois, l’ambiance qui a régné tout au long de l’après-midi était conviviale. Une belle page s’est refermée à l’ Atlaf mais une nouvelle s’ouvre. Et nul doute qu’Ada veillera toujours pour qu’à l’association tout se passe toujours aussi bien.

Communiqué de presse

Position « Enégertique » des Députés Socialistes

Aux lendemains de la cinglante défaite enregistrée par la majorité aux élections cantonales, le gouvernement annonce les mauvaises nouvelles. Les prix du gaz vont ainsi augmenter de +5% le 1er avril, soit +20% en un an et +50% en cinq ans. Dans le même temps, alors que la flambée des prix de l’essence pousse 47 % des Français à réduire leur consommation (sondage paru dans Sud-Ouest Dimanche), le gouvernement annonce qu’il va confier la surveillance des tarifs des carburants à l’Observatoire des prix et des marges.

Pourtant, le gouvernement dispose de l’arsenal juridique pour bloquer les hausses injustifiées des prix de l’énergie. En ce qui concerne les prix de l’essence à la pompe, comme le revendique le Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), l’article L. 410-2 du code de commerce permet au gouvernement de déroger, sur une période d’au plus 6 mois, au principe de libre concurrence pour l’établissement des prix, après consultation du Conseil national de la consommation (CNC) et sur simple décret en Conseil d’Etat. La procédure a déjà été utilisée par Pierre Bérégovoy durant la guerre du Golfe (décret n° 90-701 du 8 août 1990 relatif aux prix de vente des produits pétroliers). Lorsque le Ministre chargé de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique, Eric Besson, répond que l’article ne vaut qu’en cas de difficultés d’approvisionnement, il ne fait référence qu’au 2e alinéa de l’article, et feint d’ignorer que le 3e alinéa précise: « Le gouvernement arrête, par décret en Conseil d’État, contre des hausses ou des baisses excessives de prix, des mesures temporaires motivées par une situation de crise, des circonstances exceptionnelles, une calamité publique ou une situation manifestement anormale du marché dans un secteur déterminé. »

Or, les tensions géopolitiques dans les pays arabes, comme la situation au Japon, et les positions spéculatives sur les marchés de l’énergie, créent de fait « une situation manifestement anormale du marché », autorisant la mobilisation de l’article en question pour bloquer les prix de l’essence. Comment justifier l’envol des prix à la pompe quand des entreprises comme Total réalisent 1 milliards d’euros de bénéfices sans même payer leurs impôts en France ? Quant au prix du gaz, le gouvernement peut demander de surseoir à une augmentation comme l'a déjà fait la ministre de l'Economie Christine Lagarde. En janvier, celle-ci avait annoncé que les tarifs du gaz réglementés resteraient inchangés, après avoir demandé six mois auparavant «une pause» dans les tarifs jusqu'au 1er janvier 2011. In fine, c'est l'Etat qui fixe les barèmes des tarifs réglementés.

 

froidcul.jpg Monsieur le Ministre,

Par la présente, je souhaite vous interpeller quant à la situation de la commune de Moyeuvre-Grande, et tout particulièrement de son quartier de Froidcul, située dans le département de la Moselle.

Ce quartier d’environ 2 500 habitants, relevant de la politique de la ville, a pour particularité d’être excentré, isolé et mal desservi par les transports publics.

Depuis plusieurs années, par le biais de tous les dispositifs de la politique de la ville, la commune de Moyeuvre-Grande a engagé de nombreuses actions visant à pallier toutes les problématiques de précarité constatées dans ce quartier.

Les aides de la politique de la ville ont ainsi permis de construire et de faire fonctionner une maison de l’emploi, de financer des chantiers d’insertion qui ont employé jusqu’à 68 personnes, de permettre les activités de plusieurs associations pour tisser du lien social.

Alors qu’un pôle de services est en cours de construction dans ce quartier, avec des financements de l’ANRU, il semblerait toutefois, selon les informations qui m’ont été données par les élus de cette ville, que les subventions, dans le cadre du CUCS puissent connaître une baisse historique et dramatique de l’ordre de 70%. Elles étaient en effet de 95 000€ en 2010, elles n’atteindraient plus que 30 000€ en 2011. Autant dire une véritable coupe sombre.

Cette décision, qui remet en cause près de 20 ans d’investissement social de la ville de Moyeuvre-Grande dans ce quartier, s’expliquerait par le recentrage des aides sur d’autres quartiers, notamment ceux de la grande couronne parisienne.

Si l’on peut comprendre les besoins spécifiques des grands quartiers de la politique de la ville, il est inconcevable de réorienter de la sorte les crédits au point de mettre en très grande difficulté les quartiers de dimension moindre mais qui concentrent tout autant de précarité. Cette nouvelle géographie de la politique de la ville qui se dessine ne doit pas se traduire par de tels effets négatifs pour les quartiers qui en seraient progressivement exclus.

C’est pourquoi, Monsieur le Ministre, je souhaite à la fois connaître les critères qui pourraient motiver cette décision et vous demander de surseoir à une telle baisse des crédits pour la commune de Moyeuvre-Grande si elle se confirmait.

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération.

Michel LIEBGOTT

Question écrite : photomontage-chantier-d_insertion.jpgMonsieur Michel Liebgott appelle l’attention de Monsieur le Secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi sur la nécessité de soutenir les efforts  des structures conventionnées par l’Etat au titre des ateliers et chantiers d’insertion.

 Alors que les efforts de la crise économique ont renforcé la fragilité d’un grand nombre de nos concitoyens éloignés de l’emploi, les structures support d’ACI demandent que la solidarité nationale ne se démente pas sur les territoires.

Ces structures accueillent et salarient plus de 65.000 personnes par an, elles les accompagnent et les forment afin de les soutenir dans leur parcours d’insertion visant à terme un retour à l’emploi et l’entreprise.

Pour réaliser cet objectif, ces structures attendent de l’Etat que soit priorisé, dans le budget 2011, le maintien du nombre de contrats aidés fléchés vers les ACI, du taux de prise en charge par l’Etat (91,5% du SMIC incluant les charges patronales, ce qui est équivalent à 105% du seul SMIC brut), mais également le déplafonnement de l’aide à l’accompagnement. Celle-ci, limitée à 15.000 euros par action et à trois actions conventionnées par structure, ne permet pas en effet la nécessaire mutualisation et le développement de la professionnalisation de ces associations.

Au moment où se prépare le budget 2011, il demande au Gouvernement comment il envisage de traduire budgétairement ces priorités.

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