Solidarité - Santé

retraite-n-b_large.jpgLe combat contre le projet de réforme des retraites du gouvernement s'est  engagé hier à l'Assemblée Nationale et dans les rues des grandes villes de notre Pays. Partout en France, ce sont des centaines de milliers de personnes qui sont venus dire leur opposition à cette réforme injuste et inefficace.


Le  gouvernement doit en tenir compte de ce mouvement social qui se dessine mais il doit également entendre les propositions de notre groupe parlementaire. Une autre réforme est possible.  Comme l’a rappelé notre Président de Groupe hier à l’occasion des questions au Gouvernement : « le projet de loi du gouvernement n'apparaît viable, de l'aveu même d'Eric Woerth, que jusqu'en 2018, au mieux ». Notre contre-projet, lui, garantit  le financement des retraites durablement en taxant les revenus du capital au lieu de pénaliser, encore et toujours, les salariés. 

 

La politique du gouvernement ne vise qu'à nous dresser les uns contre les autres. Elle divise par l'injustice sociale qu’elle produit. Le gouvernement doit sortir de l'autisme et ne pas s’enfermer dans ses certitudes. Malheureusement, les conditions d’examen de ce texte sont d’ores et déjà bâclées : une analyse du texte à la hussarde en commission en plein été et seulement deux semaines d’examen en séance publique début septembre avec à peine 50 heures de discussion quand d’autres pays, comme la Suède notamment, ont mis plusieurs années à réformer leur système de retraite. Est-ce dans de telles conditions que l’on pourra trouver un consensus national sur un sujet d’une telle importance. A ce stade des travaux, je ne le pense pas ! Attendons tout de même d’entendre le Président de la République ce matin à l’occasion du Conseil des Ministres.

 

Michel LIEBGOTT

mutualite.jpgAlors que sera prochainement examiné le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour l’exercice budgétaire 2011 (PLFSS), François BAROIN, Ministre du Budget a annoncé aujourd’hui qu'il voulait taxer à hauteur de 3,5% les contrats des mutuelles de santé.

Pour les assurés sociaux, c’est donc le principe de la double peine qui va désormais prévaloir. En effet, d’un côté, la Sécurité sociale rembourse de moins en moins les médicaments (déremboursements massifs) et les actes médicaux (franchises), ce qui oblige les Français à souscrire des contrats de complémentaire santé.

Et de l’autre, voilà le Gouvernement qui, dans le souci de récupérer les milliards d’euros nécessaires pour résorber la dette sociale et ne voulant pas raboter les niches fiscales des plus nantis, veut taxer ces contrats, et donc, faire payer une seconde fois les assurés.

Jusqu'à présent, ces contrats étaient exonérés de la taxe sur la convention d'assurance (TCA), soit un manque à gagner pour l'Etat de 1,1 milliard d’euros. La suppression de cette niche fiscale devrait entraîner ipso facto une hausse des cotisations des complémentaires, ce qui va considérablement impacter les capacités d’accès aux soins des plus démunis. C’est un vrai coup dur ! En tant que député, je dénoncerai cette manœuvre à l’occasion de l’examen du PLFSS qui devrait débuter à l’automne. Sources : Mutualité Française

Michel LIEBGOTT

AAPA.jpg

Interventions , le Mercredi 21 juillet 2010, extraits :

.../...

(photo : journal "Aujourd'hui en France", du 21.7.10)

photo Jrnal Aujourd'hui 21.7.10Amendement AS 257 - M. Michel Liebgott. Je tiens tout d’abord à dénoncer l’absurdité de la liaison mécanique entre les deux bornes d’âge, laquelle pourrait entraîner demain un départ à la retraite sans décote à 70 ou 72 ans.

Il importe que le COR puisse vérifier les conséquences sociales, économiques et financières du relèvement des deux bornes d’âge et des transferts des dépenses sur les budgets sociaux des collectivités territoriales et, notamment, des départements. Nous proposons que le COR remette, avant le 31 mars 2011, aux commissions compétentes du Parlement un rapport à ce sujet.

.../... Amendements AS 133 et AS 264-M. Michel Liebgott. Je suis consterné par les propos de notre collègue Arnaud Robinet sur l’allongement de l’âge au travail jusqu’à 67 ans alors que, faute de postes disponibles, des lauréats de concours de la fonction publique territoriale ne trouvent pas de travail. La problématique de l’allongement de la vie active des militaires pose le même type de difficultés. Le Rapporteur connaît, comme moi, les effets nocifs de la suppression de régiments entiers. Nombre de personnels civils de la défense, notamment, se retrouvent aujourd’hui sans aucune possibilité de reclassement. La conjonction des facteurs structurels induits par la réforme et de facteurs conjoncturels, tels que la disparition ou le transfert de régiments, va aboutir à une impossibilité totale de reclasser certains personnels. Les collectivités locales sont déjà sollicitées ! Une fois de plus, l’État, qui les pousse à reprendre des personnels dont il ne veut plus, organise un transfert de ses charges à leurs dépens.

.../... Amendement AS 227 -M. Michel Liebgott. Vous nous présentez cette réforme comme fondamentale pour assurer l’équilibre financier de nosrégimes de retraite sur le long terme, mais c’était déjà le cas en 2003 ! Il s’agit donc simplement d’une réforme comptable – et faussement comptable comme l’a dit hier notre collègue Alain Vidalies. Or, il est très important de s’inscrire dans le temps.

J’ai dénoncé pour ma part l’utilisation qui a été faite du Fonds de réserve pour les retraites. Tout cela ne règle en rien la situation à long terme. Les jeunes ont de vraies raisons de s’inquiéter, car la réforme n’assure qu’un financement à très court terme, alors même qu’ils vont avoir des carrières discontinues. Il faut donc au moins aller jusqu’en 2025. Dois-je rappeler que les études du COR parlaient de 2050 ? Fixer le retour à l’équilibre à 2018 ne permet pas d’assurer une réforme de fond.

.../... Amendement AS 238 - M. Michel Liebgott. Nous ne sommes manifestement pas tout à fait sur la même longueur d’onde. Nous avons le sentiment que la population est dans une situation d’angoisse et d’incertitude, et pas seulement à propos des retraites. Vous avez contraint les demandeurs d’emploi à être régulièrement entendus, ce qui n’est d’ailleurs pas toujours possible compte tenu des effectifs de Pôle emploi. Ce que vous exigez des demandeurs d’emploi, nous l’exigeons pour les salariés en activité.

Rien ne dit que tous les salariés de France iront chercher l’information les concernant, car ils ne disposeront pas de la même information générale. Il existe, en effet, une grande différence entre celui qui a un plan de carrière et celui qui va de petit boulot en petit boulot. Il est absolument indispensable de ne pas laisser dans la nature les salariés les plus fragiles, en leur permettant d’accéder à un entretien obligatoire tous les cinq ans. Il s’agit d’un amendement de bon sens, car, comme l’a dit le ministre, nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve, si la crise va s’aggraver ou se résorber.

.../...

assemblee2.jpgCommission des affaires sociales,

Mardi 20 juillet 2010

Séance de 15 heures, Compte rendu n° 70

Présidence de M. Pierre Méhaignerie, Président

« Extraits »

.../…

M. Michel Liebgott. Pas plus que mon collègue Alain Vidalies, je ne me faisais d’illusion à la veille de ce débat. Le Président de la République a très clairement expliqué voilà quelques jours que, constituant un élément essentiel du quinquennat, la réforme proposée n’était pas à débattre, et – cela nous a été confirmé aujourd’hui – qu’elle ne pouvait être révisée qu’à la marge, durant l’été, sur le point particulier de la pénibilité.

Les déclarations du président du groupe UMP ne sont pas non plus pour nous surprendre. Les critiques envers le président de notre groupe pour sa participation au débat de la Commission des affaires sociales sont pour moi incompréhensibles. Il me paraît plus judicieux pour un président de groupe de venir écouter les débats, comme l’a fait Jean-Marc Ayrault que de se répandre dans la presse. Même si la messe est dite, j’aurais préféré que les médias, plutôt que d’avoir communication de nos propos, les entendent en direct en lieu et place de déclarations faites par des parlementaires, qui n’auront participé que furtivement, voire pas du tout, à la discussion en commission.

Ne nous voilons pas la face et ne trompons pas nos électeurs. L’exercice que nous accomplissons ici est un exercice obligé, incontournable, rendu obligatoire par les institutions de la Ve République. Pour autant, nous le savons très bien, le Parlement n’est aujourd’hui qu’un petit appendice du pouvoir exécutif. Vous le constaterez encore demain, la presse évoquera bien plus largement les événements, positifs ou négatifs, qui se déroulent au sein de ce dernier que le débat qu’aura tenu la Commission des affaires sociales. Qu’on le regrette ou non, c’est ainsi, et je crois, monsieur le ministre, que vous le constatez tous les jours.

Ce n’est cependant pas là un motif pour nous taire. Les médias, je crois, seraient mieux mobilisés s’ils entendaient un vrai débat en direct. Nos propos en seraient du reste sans doute modifiés : nous devrions nous garder des provocations. Peut-être même les idées des uns et des autres pourraient-elles progresser à cette occasion : c’est au moyen du débat et non pas de discours unilatéraux que s’avance le progrès !

Nous sommes tous conscients des conséquences qu’entraîne le vieillissement de la population : parmi elles figurent des modifications sensibles de notre manière de vivre à la fois le temps actif et le temps du repos.

Le projet a néanmoins le mérite de mettre en évidence nos divergences fondamentales sur les modes de financement. Il est exemplaire de l’action menée depuis plusieurs années. Dominique Tian l’a souligné, il ne prévoit aucune taxation pour les capitaux et reporte l’intégralité de la charge sur les salariés et les travailleurs. Faut-il rappeler que le début du quinquennat a été marqué par la loi dite « TEPA », qui a instauré le bouclier fiscal et la défiscalisation des heures supplémentaires, comme s’il s’agissait de donner plus à ceux qui ont déjà beaucoup et de prendre à ceux qui ont peu ? (photo : journal, Aujourd'hui En France, le 21.7.10)

photo Jrnal Aujourd'hui 21.7.10Alors que le projet socialiste prévoit une taxation des capitaux de 19 milliards d’euros, le projet de loi la limite, malheureusement, à 1,7 milliard d’euros, montant auquel s’ajoute une taxation de 2 milliards d’euros sur les entreprises. C’est bien peu pour le projet phare du quinquennat !

Le Fonds de réserve pour les retraites, cette construction si dénigrée, si maudite, qualifiée de rocambolesque, est aussi devenue l’une des pierres de la réforme proposée ! Sans l’action du Gouvernement Jospin et les 34,5 milliards d’euros du fonds – dont la dotation, je le rappelle, devait atteindre 150 milliards d’euros en 2020 –, le Gouvernement ne pourrait pas proposer aujourd’hui de réforme des retraites. La disparition des réserves du fonds va rendre aussi sans doute toute nouvelle réforme impossible. Comment allez-vous procéder en 2018 ? Comme l’a dit Alain Vidalies, vous utilisez déjà une réforme structurelle – réalisée par le Gouvernement Jospin – pour pallier un élément conjoncturel, dû à la crise économique ! Vous vous en servez pour créer un déséquilibre considérable entre le capital et le travail. Et, bien sûr, vous ne prévoyez aucune mesure pour sa reconstitution.

Le projet socialiste, au contraire, prévoit cette reconstitution, par le moyen d’un impôt sur les sociétés. Ainsi, après avoir pris nos responsabilités dans le passé, nous les prenons de nouveau, contrairement à vous, pour l’avenir.

Je pourrais développer encore la question des déséquilibres entre les financements que vous prévoyez et ceux que nous envisageons. Je voudrais cependant aborder la pénibilité. Le rapport entre vos prévisions du nombre de personnes qui pourront être concernées par le dispositif – 10 000 – et le total des salariés – 25 millions – est proprement provocateur. Comment pouvez imaginer faire de la prise en compte de la pénibilité un symbole de votre réforme tout en limitant à 10 000 le nombre de bénéficiaires du dispositif ? Je le dis comme député d’une terre de sidérurgie, l’addition des salariés concernés des seules régions Lorraine et Nord-Pas-de-Calais suffirait largement à remplir ce quota ! Faut-il qualifier cette disposition de mirage ou d’alibi ? Le projet socialiste n’est pas une simple réforme comptable. La prise en compte de la pénibilité en fait partie, là où vous ne voyez qu’un modeste appendice à la notion d’invalidité.

Vous évoquez aussi des transferts de l’Unedic vers la CNAV comme sources de financement possible pour les retraites. Mais, messieurs les ministres, sur quels éléments pouvez-vous vous fonder pour considérer que les 40 % de personnes entre 58 et 65 ans qui, aujourd’hui, ne travaillent pas travailleront demain ? Comme l’a indiqué Christophe Sirugue, rien dans l’étude d’impact ne concerne l’amélioration des conditions de travail ni la prise en compte des troubles musculo-squelettiques et les problèmes psychosociaux dans le travail.

Il m’aurait aussi paru nécessaire, monsieur le président, que nombre d’amendements que nous avons déposés puissent être examinés au fond, et non pas écartés au préalable. À cet égard, une comparaison en pourcentage et par groupe des amendements refusés n’est pas pertinente : le rejet de nos amendements interdit tout simplement le débat. Or, du fait des changements de procédure induits par la réforme de la Constitution, l’Assemblée nationale va travailler en séance plénière sur le texte adopté en commission et non sur celui du Gouvernement. Autrement dit, les points sur lesquels portaient nos amendements ne pourront pas être traités en séance publique comme ils auraient dû l’être ici.

 

…/…

Messages

 

Permanence Parlementaire
Michel LIEBGOTT
4, rue Jacques Tourneur
57700 HAYANGE


Tel: 03 82 84 06 06
Fax: 03 82 84 66 88
Email:
michel.liebgott@wanadoo.fr

Calendrier

Septembre 2010
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30      
<< < > >>

Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles

Recommander

Présentation

Concours

Profil

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés