Monsieur Michel Liebgott alerte Monsieur le Ministre de l’Education Nationale sur
l’avenir réservé au réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (RASED).
Dans les années soixante-dix, le législateur s'est préoccupé des enfants en difficulté et une
dimension particulière a été donnée à l'accompagnement de ceux-ci. Une démarche tout à fait innovante a permis de prévenir et traiter les inadaptations grâce à l'intervention d'enseignants
spécialisées et ce pendant le temps de classe. Ce dispositif a fait ses preuves et continue à être un élément essentiel pour une éducation destinée à tous les enfants, comme l'atteste une récente
recherche de l'université Paris-Descartes et de la Fédération nationale des associations des rééducateurs de l'éducation nationale (FNAREN).
La FNAREN s’inquiète aujourd’hui des nouvelles suppressions de postes de RASED.
En effet, un document diffusé par le ministère de l'éducation nationale auprès des recteurs, intitulé « Schéma d'emplois 2011-2013 », en date du
5 mai 2010, annonce de supprimer en partie ou totalement les postes d'enseignants dits « RASED » spécialisés contre l'échec scolaire. Pourtant les rapports de la Cour des comptes alertent sur
l'importance de cet échec scolaire dans notre système éducatif.
Il lui demande
donc de revenir sur ces restrictions et de mettre en œuvre les moyens matériels et humains nécessaires au maintien des RASED.
Monsieur Michel Liebgott attire l'attention de Monsieur le Ministre de l'Education Nationale sur l'avenir de l'enseignement de l’histoire géographie en Terminale Scientifique dans le cadre
de la réforme des lycées.
L’histoire-géographie devient
une matière commune à toutes les premières générales. Il sera alors dispensé 4 heures hebdomadaires au lieu de 2h30 en première scientifique. Toutefois cette matière devient facultative en
Terminal Scientifique, à raison de deux heures par semaine. La mesure sera effective à la rentrée 2012.
Les enseignants d’histoire-géographie déplorent cette orientation, qu’il considère comme
inacceptable, rappelant que 52% des bacheliers généraux sont en série S.
Une telle décision risque d’aboutir à la suppression totale de cet enseignement en classe de Terminale S, très peu seront
les élèves qui prendront cette option.
Dans la formation du citoyen, ces disciplines ont un rôle absolument fondamental. Par ailleurs, dans les formations de pointe, qu’il s’agisse de
Polytechnique, des autres Grandes Ecoles (Ecole des Mines, Ecole des Ponts et Chaussées) ou des Ecoles de commerce et de gestion (HEC, ESSEC, SupdeCo…), qui toutes impliquent de la part de
l’étudiant une Terminale Scientifique, l’accent est mis sur la compréhension du monde contemporain. Ceci nécessite une formation de base en Géographie et notamment en géopolitique mais aussi une
formation en Histoire afin de fournir les bases de compréhension des évolutions du monde contemporain.
Il demande donc au Gouvernement de réintégrer l’Histoire-Géographie parmi les matières obligatoires en Terminale
Scientifique.
A l’appel du collectif national « sauvons la poste », des principaux partis de gauche français, élus locaux
et associations, partout en France, ont, du 26 au 03 octobre, organisé une consultation citoyenne sur l’avenir de la Poste dans le cadre du projet de loi visant à la transformation de la Poste en
société anonyme de droit privé.
Dans
le cadre de la campagne nationale, le samedi 3 octobre à Fameck, plus de 600 personnes se sont rendues aux urnes pour défendre la Poste, « leur Poste ».
Partout où ce vote a été organisé, le public
est venu nombreux. A Thionville, à Algrange, à Nilvange, à Florange, dans le Pays-Haut, à Moyeuvre-Grande, dans la vallée de l'Orne…, partout dans la circonscription de Thionville Ouest, les
citoyens sont venus nous dire combien ils étaient attachés à la Poste, combien ils reconnaissaient en elle le symbole du service public à la française.
Je le répète, la mobilisation des citoyens a été massive sur les 10 000 points de votation sur l'ensemble du territoire. Ce succès doit aboutir au référendum sur l’avenir de la Poste que nous demandons. Le Gouvernement et le Président de la République n’ont pas le droit de privatiser la
Poste contre la volonté des citoyens. Ce serait aller à l’encontre de ce que la locution latine bien connue traduit parfaitement : vox populi
vox dei.
Michel LIEBGOTT
Monsieur le Maire,
Depuis le début de l’année, ce sont 485 bureaux de poste qui ont été fermés dans notre Pays, entraînant la
suppression de plus de 7400 emplois. Depuis plusieurs années, les gouvernements de droite qui se sont succédés ne se sont jamais opposés à ces réorganisations particulièrement douloureuses pour
l’emploi et occasionnant un déséquilibre profond dans l’accès à ce service public essentiel.
Il est à craindre que ce mouvement ne s’accélère encore avec le projet de loi sur le changement de statut de
la Poste qui sera débattu prochainement au Parlement. Avec mes collègues, députés et sénateurs socialistes, nous estimons que cette modification statutaire constitue un coup fatal pour l'avenir
du service public postal.
Le groupe Socialiste Radical et Citoyen (SRC), comme le groupe de la Gauche Démocrate et République (GDR)
d’ailleurs, considèrent ainsi que le gouvernement et l'UMP ont délibérément engagé La Poste sur la voie d'une privatisation programmée au risque de briser un outil d'aménagement du territoire,
facteur de cohésion sociale.
Face à la mauvaise volonté du Gouvernement pour rendre possible l'organisation d'un référendum national tel
que le prévoit la réforme de la constitution votée le 23 juillet 2008, nous en appelons à la mobilisation de tous au sein de la coordination nationale contre la privatisation de la Poste
notamment au travers des consultations citoyennes sur l'avenir de ce service public ô combien essentiel. Je suis extrêmement favorable à l’organisation de
cette consultation et vous invite à la mettre en place dans vos communes du 28 septembre au 03 octobre prochain. Vous trouverez à cet effet, jointe à la présente, toute la documentation utile
à la mise en œuvre pratique de cette « votation citoyenne » contre la privatisation de la Poste.
Vous en souhaitant bonne réception, je vous prie de croire, Monsieur le Maire, en l’expression de ma très
haute considération.
Michel
LIEBGOTT
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