Politique

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Photo : Libération / 07/07/10

 

La séance des questions d'actualité mardi a été particulièrement houleuse alors que nous dénoncons simplement le fait que l'exécutif et l'UMP ne veulent pas de la création d'une commission d'enquête sur l'affaire Bettencourt/Woerth avant le 14 juillet en renvoyant cette décision au mois de septembre. Selon nous pourtant, il y a urgence. On ne peut pas rester dans cette situation. Le président de la République doit prendre ses responsabilités, il ne doit pas se défausser. Ce n'est pas la démission de deux secrétaires d'Etat qui va résoudre le problème.

 

Dans une grande démocratie comme la nôtre, le Parlement doit pouvoir faire son travail, librement. Une commission d'enquête, c'est un droit, un pouvoir, "pour que la vérité éclate dans l'intérêt même de la démocratie". Très concrètement, seul un nouveau décret présidentiel peut modifier l'agenda de la session extraordinaire de juillet pour y inscrire un débat sur une commission d'enquête. La création de cette commission pourrait à défaut être inscrite, toujours par décret présidentiel, à l'ordre du jour de la prochaine session extraordinaire, prévue en septembre.

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Alors que le gouvernement s’interroge sur la réforme des collectivités territoriales d’ici 2012, une vingtaine d’élus de tous bords ont choisi de s’unir pour réfléchir à ce futur intercommunal. Et la première Aire urbaine de naître. Nous apprenons la naissance de l’ « Aire urbaine Metz-Thionville-Briey ». Un joli bébé qui pèse déjà 470 000 habitants… Et autour du berceau, hier, il y avait du beau monde (lire ci-contre). Des élus PC à ceux de l’UMP, du 54 ou du 57 : les parrains et marraines étaient de tous horizons. Et le premier à se réjouir de cet arc-en-ciel politico-géographique était bien Dominique Gros, devenu, ce mardi, président de cette association d’élus. A s’en approcher, on dirait que cette Aire urbaine ressemble à, disons, une petite Région, ou un Département redécoupé. Mais ne le dîtes surtout pas à la famille ; elle nie tout point commun : «  Nous ne voulons chasser personne, ni traquer de nouvelles responsabilités, insistait d’ailleurs le maire de Metz, sensible comme un père à toute critique sur l’enfant-né. Nous cherchions juste à donner vie à une structure de réflexion sur nos responsabilités actuelles. » Une seule Aire pour cogiter à comment mieux agir sur un territoire aux missions divisées entre 140 syndicats intercommunaux (eaux, déchets, déplacements, etc) et autres douze structures intercommunales.

 

Alors, faisant fi des coupures administratives remontant au Traité de Francfort (1871 !) et son découpage ou des différents tracés liés aux politiques de décentralisation, l’ « Aire urbaine Metz-Thionville-Briey » a vu le jour en ce bel après-midi d’été. Philippe Tarillon ( Val de Fensch) et Guy Vattier ( Pays de Briey), par exemple, se rejoignant au-delà des différences politiques pour reconnaître que la nouvelle structure avait du bon «  puisque plus de choses rapprochent nos bassins de vie, qu’elles ne les éloignent. »

Avant l’été 2011

 

Alors va pour cette union de matière grise et d’écharpes tricolores. Cinq groupes de travail ont ainsi été constitués. Qui pour cogiter sur les questions de mobilité, d’environnement, d’attractivité du territoire ou pour veiller aux avancées législatives sur la réforme des collectivités territoriales. «  C’est pour éviter qu’un jour ça ne soit l’ordre d’un préfet qui nous impose telle ou telle réunion de villes ou de communautés que nous nous y prenons à l’avance, ne cache pas Bertrand Mertz, maire de Thionville. Il faut que nous ayons bien avancé sur l’état de nos réflexions avant l’été 2011. » A à peine un an, l’Aire devra se montrer déjà bien mâture. Mais à l’heure des vœux de prospérité de Patrick Abate (PC-Talange) à François Grosdidier (UMP-Woippy), chacun veut y croire. A deux exceptions près : les communautés d’agglomération de Portes-de-France et de communes de Maizières-les-Metz. Ce alors même que leur ville-centre ont choisi d’adhérer à l’Aire urbaine nouvelle…

Article RL - 30/06/10 - Pages Régionales

Article de la Semaine (24 juin 2010)

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retraite.jpg Les députés SRC ont apporté leur soutien total à la journée de mobilisation du 24 juin. Partout en France, comme moi à Metz, ils ont participé aux manifestations contre le projet de réforme des retraites du gouvernement. Il était important d'agir fortement avant l'été : l’examen du projet de loi sur la réforme des retraites est programmé en commission des Affaires sociales et en commission des Finances du 13 au 23 juillet prochains.

Le règlement de l'Assemblée nationale prévoit que ces débats se déroulent à huis clos. Les députés du Groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche demandent au contraire une totale transparence. Tant l’importance du sujet qui concerne tous les citoyens que la nécessité d’un travail approfondi, clair et lisible en commission justifient la publicité de la discussion des articles et des amendements.

Comment expliquer aux Français que la réforme des retraites se fasse à huis clos alors que ses travaux sont censés constituer le cœur du travail parlementaire ? En plein coeur de l'été, il est important que les Français soient informés des discussions et décisions ayant un impact direct sur leur avenir.

Question d'actualité posée à Christine LAGARDE

Assemblée Nationale 02/06/2010

Tarifs bancaires

M. le président. La parole est à M. Michel Liebgott, pour le groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche.

M. Michel Liebgott. Madame la ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, dans l’intérêt de la grande majorité de nos concitoyens, mes amis socialistes et moi-même accusons les banques de faire payer à leurs clients, donc à l’ensemble des Français – ainsi que viennent de le confirmer deux études de l’UFC et de l’AFUB – la crise qu’elles ont elles-mêmes provoquée.

La Commission européenne a déjà épinglé la France à ce sujet, la classant troisième sur vingt-sept pour la cherté de son panier de services bancaires.

M. Patrick Roy. Hélas !

M. Michel Liebgott. Vous avez beaucoup disserté sur ce sujet, et M. le Président de la République plus encore. Mais, une fois de plus, le résultat est consternant, puisqu’il contredit tous les discours.

Chez les bons élèves, en Suède ou aux Pays-Bas, par exemple, un compte courant coûte environ vingt-sept euros par an à l’utilisateur moyen ; en France, il lui coûte plus de cent cinquante euros.

M. Jean Glavany. C’est honteux !

M. Michel Liebgott. De surcroît, selon l’UFC-Que Choisir, depuis 2004, les banques font payer des services qui étaient auparavant gratuits. En moyenne, neuf nouvelles opérations sont facturées dans la banque de détail, qui s’ajoutent à la longue liste des opérations déjà payantes. Les tarifs bancaires représentent ainsi 40 % des revenus d’une banque, soit quinze milliards d’euros ! (« Scandaleux ! » sur les bancs du groupe SRC.)

Autre reproche : l’opacité des règles. En effet, les règlements comprennent en moyenne 24 pages. Autant dire que les informations sont en pratique inaccessibles aux clients.

Une fois de plus, ce sont les plus fragiles qui sont durablement touchés. Non seulement la crise entraîne l’augmentation du chômage, la stagnation ou la perte de leur pouvoir d’achat, mais ils subissent une deuxième sanction, puisque les commissions d’intervention des banques facturées aux clients ont explosé, pouvant atteindre plusieurs centaines d’euros. Ainsi, le coût moyen d’information avant le rejet d’un chèque a augmenté de 77,8 % entre 2004 et 2009.

Madame la ministre, le Gouvernement a beaucoup aidé les banques, sans véritable contrepartie. Quand allez-vous aider les véritables victimes de la crise, c’est-à-dire les Français, alors que les banques ont aujourd’hui très largement renoué avec les bénéfices ? (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC.)

M. le président. La parole est à Mme Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi.

Mme Christine Lagarde, ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi. Monsieur le député, le gouvernement de François Fillon n’a pas attendu 2010 ni votre question, parfaitement légitime au demeurant, pour prendre des mesures. (Plusieurs députés du groupe SRC brandissent leur carte de crédit.)

Souvenez-vous : Luc Chatel a présenté au Parlement un projet de loi, adopté par la majorité, qui permet à nos concitoyens, depuis le 1er janvier 2009, de recevoir le récapitulatif de leurs frais bancaires et de savoir exactement ce qu’ils payent ; le principe de transparence s’applique donc. Par ailleurs, j’ai pris, le 18 mai 2009, un arrêté qui plafonne les frais bancaires en cas de dépassement des crédits consentis par les banques.

Toutefois, la transparence et le plafonnement ne sont pas suffisants. J’ai bien lu, comme vous, l’étude de la Commission européenne, qui identifie les services facturés par l’ensemble des banques européennes. C’est pourquoi j’ai demandé, le 17 mars 2010,…

M. Jean Glavany. Cela fait trois mois !

Mme Christine Lagarde, ministre de l’économie. …à deux spécialistes, dont un ancien banquier, M. Constant, président du comité consultatif sur les services financiers, de me remettre un rapport sur tous les frais bancaires,…

M. Jean Glavany. Quand l’aurez-vous ?

Mme Christine Lagarde, ministre de l’économie. …en particulier sur les cascades appliquées, sur les packages, les forfaits, et sur toute une série de services qui, dans le passé, n’étaient pas forcément facturés ou n’existaient pas.

Ce rapport me sera remis à la fin du mois de juin. Ses auteurs ont mené des concertations et des consultations, dans le cadre desquelles ils ont reçu l’UFC-Que Choisir, ainsi que l’ensemble des associations de consommateurs. Ils seront évidemment à même de me proposer des mesures afin que le consommateur sache, premièrement, quel service il paie et, deuxièmement, quels sont la nature, la qualité et le coût légitime du service, pour que la concurrence puisse jouer. (Applaudissements sur les bancs du groupe UMP.)

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