Il faudra attendre fin janvier pour en savoir plus. A l'issue du "sommet de crise" qu'il a organisé ce mercredi
matin à l'Elysée, Nicolas Sarkozy a annoncé une série de «mesures d'urgence» d'un montant total de 430 millions d'euros. Pour les sujets qui fâchent,
en particulier la TVA sociale, «nous avons entendu les remarques de l'ensemble des organisations et nous ferons connaître les décisions que nous prendrons à la fin de ce mois», a indiqué le chef
de l'Etat. Dans son discours aux partenaires sociaux, il a justifié par la «gravité de la crise» le calendrier accéléré qu'il a imposé aux syndicats et au patronat, qui redoutent d'être
instrumentalisés à trois mois de l'élection.
15h15. Le débat se poursuit dans l'hémicycle. François Baroin, le ministre de l'Economie et des Finances, salue l'«impulsion énergique du président de la République» et un sommet «indispensable», lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. «Comment osez-vous nous parler aujourd'hui de sommet social?» rétorque le député socialiste de Moselle, Michel Liebgott. «C'est trop tard et ce que vous annoncez, c'est trop peu», critique-t-il, immédiatement repris de volée par Xavier Bertrand, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, lâchant : «Vous venez de faire la preuve que vous êtes fâché avec le dossier de l'emploi». «Vous voulez que je vous mette une fois de plus devant vos incohérences?» tacle le ministre peu avant que le député communiste, André Chassaigne dénonce une «pantomime». (...)
Article du Parisien en date du 18/01/2012
Jean-Marc Todeschini, sénateur et premier fédéral du Parti socialiste de Moselle : « On a assisté à un événement unique avec ces vœux à quelques mois des élections. J’ai l’habitude de dire à mes élus de ne jamais faire quelque chose d’inhabituel ou alors, s’ils le font, de le mettre sur leurs comptes de campagne. »
Michel Liebgott, député-maire PS de Fameck : « C’était un discours de ministre de l’Intérieur. Il a fait dans l’affectif en rendant hommage aux fonctionnaires morts mais on a envie de lui dire de ne pas non plus oublier les vivants. On a toujours l’impression qu’il vient en Moselle pour faire acte de contrition, expier la faute originelle, après les promesses non tenues de Gandrange, qui restent, avec le Fouquet’s, le symbole des échecs de sa politique. »
Aurélie Filippetti, députée PS : « On l’attendait sur l’emploi mais il n’y a pas eu d’annonce particulière, pas de concret. Il promet d’appuyer le projet Ulcos, je ne suis pas surprise. C’est une réaction après le succès de la visite de François Hollande, en décembre, à José Manuel Barroso (président de la Commission européenne). Ce projet va permettre de sauver la sidérurgie lorraine. Mais quand il parle d’aider la sidérurgie à traverser la crise, ça résonne comme du déjà-vu, du déjà entendu. »
Dominique Gros, maire PS de Metz : « Il était en tournée préélectorale. Il était en même temps Président et candidat. Je l’ai accompagné parce que j’ai du respect pour sa fonction. Mais on n’a pas les mêmes fondamentaux. Ces fondamentaux, on les montre au moment où on arrive. Moi, quand j’ai été élu maire de Metz, seuls 8 % des enfants de Borny allaient à la cantine. Aujourd’hui, il y en a plus de 20 %, parce que nous avons baissé les prix. Lui, il a instauré le bouclier fiscal, il a représenté les gens qui sont aux affaires financières, qui l’ont mené à la victoire. Il a aggravé une crise qui aurait frappé la France de toute façon. Mais sa politique nous mène à la catastrophe, à une impasse. »
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