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an Suite au vote par le Parlement de la loi Boyer sur la pénalisation du génocide arménien, Elisabteh Guigou, ancienne Garde des Sceaux, s'est fendu d'une analyse sur le fond de l'action parlementaire que je partage.

Michel LIEBGOTT

L’adoption définitive par le Parlement de la proposition de loi visant à réprimer la négation du génocide arménien a été l’objet de vifs débats et controverses. Comprenant parfaitement la passion qui anime la communauté arménienne et sans vouloir polémiquer avec mes camarades socialistes qui y sont pour la plupart favorables, je veux dire mon opposition à cette loi votée par l’Assemblée nationale le 22 décembre dernier et par le Sénat ce lundi.

Trois éléments fondent mon désaccord :

L’inconstitutionnalité d’une telle loi : des personnalités éminentes, telles que Robert Badinter ou de nombreux autres constitutionnalistes, l’ont dit et répété : l’article 34 de notre Constitution qui définit la loi et qui délimite son domaine ne permet pas au Parlement de qualifier, par la loi, un fait historique ni de se prononcer sur un événement historique. C’est à une juridiction nationale ou internationale qu’il revient de décider qu’un crime de génocide a pu être commis, ce qui fut le cas pour le génocide juif, reconnu comme tel par le tribunal militaire international de Nuremberg. Rien de tel en ce qui concerne le génocide arménien, jamais reconnu par une quelconque autorité judiciaire. Dès lors, je sais que si le Conseil constitutionnel est un jour saisi d’une question prioritaire de constitutionnalité sur ce texte, il déclarera cette loi inconstitutionnelle, de même que celle du 29 janvier 2001 par laquelle la France reconnaît publiquement le génocide arménien de 1915.

Le respect de la séparation des pouvoirs : le rôle du législateur en matière pénale doit se limiter à fixer des règles concernant la détermination de crimes et de délits et les peines applicables. Le rôle du juge est ensuite de rechercher la vérité, de constater la réalité d’un crime ou d’un délit et, dans ce cas, de prononcer les peines applicables. Or avec cette loi, le législateur se substitue au juge en prononçant l’équivalent d’une condamnation. Il y a donc là une remise en cause de l’un des principes fondateurs de notre République, celui d’une stricte séparation des pouvoirs législatif et judiciaire. Si le Parlement avait voulu à tout prix s’exprimer sur cette question, au lieu d’une loi, il aurait pu prendre une résolution. Depuis la réforme constitutionnelle de 2008 en effet, il est permis au législateur d’adopter des résolutions, qui n’ont ni valeur de loi ni force exécutoire.

Enfin, ce n’est évidemment pas au Parlement d’écrire une histoire officielle, encore moins celle d’un autre pays : le législateur n’a pas à se substituer au travail de l’historien. Les dérives pourraient être nombreuses. Il suffit d’observer la saignée opérée dans les programmes d’histoire au lycée pour montrer que l’enseignement de cette matière peut conduire à une vision parcellaire du passé. Sauf à vouloir bâillonner la liberté d’expression ou créer un délit d’opinion, je ne vois pas en quoi le législateur doit se saisir de ces questions. Dans un Etat libre et démocratique, il n’appartient ni au Parlement ni à l’autorité judiciaire de définir la vérité historique. Seuls les historiens peuvent et doivent jouer ce rôle.

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A quelques heures du Réveillon et de ses festivités, l’heure n’en n’est pas moins au bilan. En cela, l’année 2011 qui s’achève ne laissera malheureusement pas que de bons souvenirs. Outre les catastrophes naturelles d’autant plus meurtrières que la précarité et la surexposition sont grandes, on retiendra surtout de l’année écoulée l’approfondissement d’une crise économique et sociale qui n’en finit pas, en particulier en Europe.

Le chômage dans notre pays atteint ainsi des sommets inquiétants, notamment en raison d’une désindustrialisation qui s’est accélérée ces trois dernières années. Pas moins de 900 usines françaises ont été fermées sur cette période et près de 100.000 emplois supprimés en conséquence. Et notre Région, à qui l’on a fait tant de promesses, paie plus qu’un lourd tribut à cette déferlante puisque, d’après le Conseil Economique et Social de Lorraine, 10% des emplois supprimés en France l’ont été dans notre Région alors que nous ne comptons que pour 3,5% de la population française. Il est des chiffres qui parlent et qui interrogent !

En réponse, du fait du tarissement de l’argent public, de notre dépendance aux marchés et de sa volonté de préserver un triple A déjà perdu, le Gouvernement multiplie les plans d’austérité, appelant les français à toujours plus d‘efforts (augmentation de la TVA ou taxation des mutuelles de santé par exemple). Je pense pour ma part, comme l’a rappelé très récemment l’économiste Joseph Stiglitz, que l’austérité n’est pas la solution et que cela aggravera nos problèmes.

Nous avons au contraire besoin d’énormes efforts d’investissements en infrastructure, en technologie, en éducation et en santé. Seuls des investissements ciblés peuvent générer de l’activité et donc de la croissance. L’austérité et le sentiment d’un effort non partagé, car il faut bien faire là encore le constat d’un creusement des inégalités salariales dû à une politique fiscale particulièrement injuste, c’est aussi la tentation du repli sur soi pouvant nourrir tous les extrémismes. L’histoire enseigne sur le présent et souvent les mêmes causes ont les mêmes effets !

En décembre 2010, à l’occasion de mes vœux pour 2011, je faisais déjà le constat de la fragilité de nos sociétés, totalement à la merci des spéculateurs, sur la toile ou dans les salles de marché et m’interrogeais sur l’affaiblissement du politique porteur de tous les maux. Et bien, comme l’an passé, je crois que nous avons plus que jamais besoin d’une triple régulation démocratique, juridique et économique à l’échelle du monde sans quoi nous entrerons dans une ère de tous les possibles, y compris du pire.

En attendant, espérons que l’année 2012 soit empreinte des solidarités nécessaires et que les valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité continuent de guider notre République !

Michel LIEBGOTT

metz2012.jpgLettre adressée à Noel le Graet, Président de la Fédération Française de Football

 

 

Monsieur le Président,

 

L'euro 2016 sera à n'en pas douter un grand moment pour le sport français et pour I'ensemble de ses territoires qui vont être mis en lumière par cet événement d'ampleur internationale.

 Comme vous le savez, après le retrait du Grand Nancy, Metz et le nord lorrain en général se portent candidats pour l'organisation de l'Euro 2016. Pour plusieurs raisons, il me semble aujourd'hui nécessaire de retenir cette candidature.

 

D'abord parce que dans la logique d'un bon maillage territorial, il m'apparaît impératif de ne pas exclure le Nord-Est français, aujourd'hui totalement absent des sites retenus pour I'Euro 2016. Ces terres ouvrières, qui souffrent aujourd'hui d'une forte désindustrialisation, ont besoin de montrer leur vrai visage, pour leur redonner l'attractivité qu'elles méritent. L'Euro 2016 constitue une véritable opportunité de ce point de vue.

Ensuite parce que le nord lorrain est un espace triplement frontalier avec l'Allemagne, le Grand Duché de Luxembourg et la Belgique. Dans un rayon de 200 kilomètres autour du stade Saint-Symphorien, la Grande Région Saar - Lor - Lux - Rhénanie - Palatinat - Wallonie (communauté française et germanophone de Belgique), située entre Rhin, Moselle, Sarre et Meuse, regroupe une population de plus de 11 millions d'habitants. Autant dire, que le choix de Metz comme ville de I'Euro 2016 constituerait une symbolique forte pour cette Europe que les lorrains vivent au quotidien.

Aussi, parce que le FC Metz et son président Bernard SERIN font montre d'une grande ambition et d'une grande détermination pour que le dossier messin soit retenu.

Enfin, je fais le constat que ce dossier fait |objet localement d'un véritable consensus politique. La ville de Metz et le Conseil Général de la Moselle sont en effet favorables au financement de la rénovation du stade Saint-Symphorien. Leurs apports financiers pourraient ainsi venir compléter les aides de I'Etat prévus au total à hauteur de 150 millions d'euros pour la rénovation des stades.

Au-delà de toutes ces raisons objectives de retenir le site de Metz pour I'Euro 2016, je veux également souligner la dimension sensible de cette candidature puisque la Lorraine a toujours été une terre de football, notamment du fait de son passé ouvrier et minier. C'est d'ailleurs à Joeuf, à quelques kilomètres seulement de Metz, que Michel PLATINI, triple ballon d'or, a débuté la grande carrière que l'on connaît, jusqu'à devenir I'actuel président de l'UEFA. Sa voix sera importante au moment du choix final. J'ajoute que la Ligue Lorraine de Football est également, depuis toujours, une ligue très importante en terme d'effectif ce qui témoigne de l'intérêt porté par nos populations à ce sport par essence populaire.

Vous l'aurez donc compris, j'appuie sans réserve ra candidature du dossier messin pour cet Euro 2016 et fais entièrement confiance aux dirigeants du Football Club de Metz pour le faire aboutir.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en I'expression de ma parfaite considération.

Michel LIEBGOTT 

boulange-chocolat.pngL'après-midi dédié au chocolat a connu un succès indéniable. Les groupes se sont succédés au fil des démonstrations et ont pu savourer les douceurs sucrées préparées devant eux.

Dès l’ouverture des portes, un public de tous âges se pressait pour goûter les crèmes et gâteaux au chocolat préparés par un bénévole dans le cadre de l’exposition "Passion du chocolat". Cette affluence a surpris les organisateurs et la salle du socioculturel de Boulange s’est révélée souvent trop petite. Mais tous, organisateurs et spectateurs, de la commune et des environs, sont repartis satisfaits de leur après-midi.

Un chocolatier à l’œuvre

Deux démonstrations, suivies d’une dégustation, ont été réalisées : fruits frais, fondue, fondants, mousse, moulages de bonbons, profiteroles, truffes, île flottante, glace, en chocolat ou enrobés de chocolat, ont réjoui les palais. Les questions au pâtissier, des petits trucs de "pro" dévoilés, les discussions ici ou là, ont meublé agréablement le temps d’attente. La plupart des visiteurs se sont ensuite retrouvés dans la bibliothèque pour voir l’exposition proprement dite. Une bonne initiative et une bonne manière de faire découvrir la bibliothèque autrement.

Stephan Millot, le chocolatier du jour, a suivi une formation en cuisine puis en pâtisserie au lycée professionnel d’Ottange, avant de faire un stage dans une pâtisserie renommée puis de passer un mois avec les compagnons du Tour de France qui l’ont beaucoup marqué. « Les côtoyer m’a appris la discipline et la rigueur dans le travail, reconnaît-il. Mais il faut sept ans pour devenir compagnon et obtenir la canne de compagnon. Ce fut en tout cas une belle expérience. » En proposant ces démonstrations, Stephan Millot voulait simplement faire partager sa passion du chocolat aux gamins. L’occasion pour les organisateurs de créer cet après-midi thématique !

Des membres de la municipalité et le maire Jacky Aliventi ont participé avec plaisir à cet événement. Le député Michel Liebgott est même monté vers le Pays-Haut dans le seul but de manger un peu de chocolat. S’il apprécie aussi le chocolat noir, le chocolat au lait a sa préférence. Le parlementaire n’a donc pas regretté son voyage express. (RL du 23/11/2011)

Danielle-MitterrandC'est avec une immense tristesse que j'ai appris le décès de Danielle Mitterrand ce matin. En plus d'avoir partagé la vie de François Mitterrand, c'est à la fois une militante qui n'a jamais cessé de défendre les droits de l’Homme et une grande résistante qui disparaît aujourd'hui. 

C'est particulièrement au travers de sa fondation France Liberté, qu'elle a su défendre et illustrer des causes ô combien justes et courageuses. Elle était une femme de combat qui jamais ne s'est résignée. J'adresse à sa famille, à ses enfants et ses petits-enfants, mes sincères condoléances. 

Michel LIEBGOTT 

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