Michel Liebgott, Un député à votre écoute !
Extrait de l'intervention de Michel LIEBGOTT à l'Assemblée Nationale le 15 novembre dernier à l'occasion de l'examen des crédits de la mission anciens combattants pour 2007.
M. Michel Liebgott – Je ne peux pas me satisfaire de la réponse que vous avez donnée à M. Schreiner. L’indemnisation des incorporés de force dans les organisations paramilitaires allemandes est aujourd’hui un devoir. Verdun, le Struthof, les « malgré-nous », les annexions successives restent des plaies béantes. Il ne reste à régler qu’un problème statutaire, mais qui fait honte à la République. N’est-ce pas l’État qui nomme 12 des 24 administrateurs de la Fondation ? De plus, s’il décidait de verser la moitié de la somme prévue, la Fondation verserait sans doute le complément. Certes, les associations ont un statut, mais si la volonté politique existe, ce statut peut être modifié. Les personnes concernées ne sont plus que 6 000 ; attendra-t-on qu’elles ne soient plus que six pour intervenir ? Ces gens, qui ont l’âge de mes parents, ne peuvent comprendre que les fonds, disponibles, ne leur soient pas versés. La somme ne compensera certes pas les souffrances qu’ils ont subies mais elle témoignera de la reconnaissance qui leur est due pour avoir contribué à préserver la liberté des générations futures. En leur nom, je vous demande, Monsieur le ministre, de revoir ce dossier et de lever des obstacles juridiques qui me semblent infimes au regard de l’enjeu.
M. le Ministre délégué – Je comprends le sentiment qui vous anime, pour l’éprouver moi-même. C’est ce qui m’a poussé, en vue de trouver une solution, à réunir les parlementaires d’Alsace et de Moselle et le président de la Fondation. Il ne serait pas normal que la France, qui n’est pas l’auteur des dommages, procède aux réparations à la place de l’Allemagne. Pour autant, le Gouvernement a tenu à faire un geste, et prévu que l’État français verserait la moitié de l’indemnisation prévue. C’est le maximum qui peut être fait. Si la Fondation est prête à en faire autant, la question sera réglée.